[Test] Total War Saga: Troy, l’Antiquité frappe fort !

par Stark Bears Alexis

Alors que le triomphe de la saga Total War: Warhammer continue de retentir, Creative Assembly (à qui on  doit les jeux Total War depuis 1999, mais aussi Alien Isolation, par exemple) nous permet de revivre un épisode très connu de l’Illiade : le siège de la cité de Troie !

Lorsque le prince Paris de Troie tombe amoureux de la princesse Hélène de Sparte, et que les deux s’enfuient derrière les murs légendaires de la cité grecque, il est peu étonnant que le mari de la belle, le roi  Ménélas de la fameuse cité Sparte, pète un câble et sonne le branle bas de combat.
S’ensuivent 10 longues années de guerre stériles, qui aboutiront à ce qu’on connait tous comme la chute de Troie grâce à un célèbre cheval de bois…

 

Une immersion dans un des piliers de la mythologie grecque

Avec Total War Saga:  Troy, Creative signe un titre plutôt bien maîtrisé: on y trouve un mélange de composantes historiques, mêlées à de la light fantasy, de part les personnages héroïques et les prières aux dieux des deux camps.

Quel plaisir de pouvoir jouer le grand Achille (sa fin donnera son nom au fameux tendon ), ou encore le meilleur guerrier Troyen, Hektor ! (sans compter d’autres personnages tels que Paris de Troie, Agammemon, Ménélas, ou encore le rusé Ulysse (différents chefs de faction  apporteront leurs bonus, ainsi que des objectifs qui leur sont propres, permettant une rejouabilité intéressante).

Je vous avoue que j’ai choisi Hektor, ayant adoré son interprétation dans le film Troy de 2004 (même si ça se finit pas super bien pour lui…).  J’ai donc des objectifs assez précis: unifier les territoires autour de Troie, histoire de gagner de la réputation et avoir une chance d’être choisi par mon père pour lui succéder, et surtout, faire grossir mon armée. 

Le petit plus de Total War Saga: Troy ? 
La carte n’est pas gigantesque, bien au contraire, donc pas besoin de courir pendant 14 tours pour aller à tel ou tel endroit.

 

Un gameplay entre les deux genres de Total War

Avant de lancer la série Warhammer: Total War, Creative Assembly proposait uniquement des simulations de combat historiquement correctes, et donc très réalistes. Total War: Troy navigue entre les deux, avec les unités héroïques, mais aussi avec un système de prières aux différents Dieux du panthéon grec de l’époque, afin d’influencer, comme dans les différents ouvrages de l’époque. Poséidon, par exemple, tente de faire tomber les murs de la puissante cité de Troie, et provoque régulièrement des tremblements de terre dans la région.

Cet aspect surnaturel se retrouve non seulement dans ces prières, mais aussi dans les batailles, où parfois un Dieu vous soutiendra, et offre un bonus léger (plus de moral, d’endurance…).

Cette dualité mythologie/ Histoire sera également visible dans les deux manières de gagner vos campagnes: victoire homèrique, ou victoire Total War. La première vous demandera de suivre le scénario propre à ce jeu, à savoir les conditions de victoire de votre faction, avec des objectifs personnalisés. La deuxième sera plus classique, et consistera à asseoir votre domination sur toute la carte. EZ !

 

Une excellente campagne.

J’ai beaucoup apprécié les mécanismes de Troy: Total War au niveau scénaristique. Improbable de demander l’aide d’un Dieu pour obtenir plus de ressources, afin de faire grandir ses provinces plus vite (sauf si vous êtes, vous aussi, aficionados de Total War: Warhammer). 

Le scénario est suffisamment crédible pour vous emmener dans ces 10 ans de guerre entre les Achéens et les Troyens, en se débarrassant des éléments un peu lourds du gameplay des Total War historiques.
Ce décalage entre réalisme et mythologie, sans compter les personnages mythiques que vous rencontrez, et affrontez (Priam, Hektor, Achilles…) apporte un vent de fraîcheur à la franchise. Ni trop ancré dans la « Fantasy » ni trop réaliste, et donc dense comme Rome II peut l’être, Troy: Total War est un très bon équilibre entre jeu exigeant et aventure en plein dans l’Odyssée grecque.

 

 

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