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[Cinema] Avis/Critique : The Hobbit : An Unexpected Journey

[Cinema] Avis/Critique : The Hobbit: An Unexpected Journey
Stark Bears Alexis

 

Mercredi dernier est sorti en grandes pompes la fameuse préquelle des trois films « Le Seigneur des Anneaux« . Nous avons eus grâce à Warner l’occasion et le plaisir d’assister à la projection anticipée, et de vous faire part de nos impressions ( un peu en retard certes mais même nous devons nous reposer de temps en temps 😀 )

 

Tout d’abord le synopsis :

 

 » Dans An Unexpected Journey, Bilbon Sacquet cherche à reprendre le Royaume perdu des Nains d’Erebor, conquis par le redoutable dragon Smaug. Alors qu’il croise par hasard la route du magicien Gandalf le Gris, Bilbon rejoint une bande de 13 nains dont le chef n’est autre que le légendaire guerrier Thorin Écu-de-Chêne. Leur périple les conduit au cœur du Pays Sauvage, où ils devront affronter des Gobelins, des Orques, des Ouargues meurtriers, des Araignées géantes, des Métamorphes et des Sorciers…
Bien qu’ils se destinent à mettre le cap sur l’Est et les terres désertiques du Mont Solitaire, ils doivent d’abord échapper aux tunnels des Gobelins, où Bilbon rencontre la créature qui changera à jamais le cours de sa vie : Gollum.
C’est là qu’avec Gollum, sur les rives d’un lac souterrain, le modeste Bilbon Sacquet non seulement se surprend à faire preuve d’un courage et d’une intelligence inattendus, mais parvient à mettre la main sur le « précieux » anneau de Gollum qui recèle des pouvoirs cachés… Ce simple anneau d’or est lié au sort de la Terre du Milieu, sans que Bilbon s’en doute encore… »

 

Il faut tout d’abord savoir que « The Hobbit » sera divisé en trois films, chacun d’au moins 2h30 (2h45 pour le premier opus). Ça paraîtra long aux personnes habituées à voir des films d’une heure et demi mais croyez-moi, vous ne vous ennuierez pas d’une minute ! L’histoire de Bilbon se déroule 60 ans avant la séquelle trilogique, ce qui permettra de découvrir des endroits et des personnages seulement évoqués dans les trois films.

 

Le film nous offre beaucoup plus d’informations sur les Nains, les Elfes et les Magiciens qui sont au coeur de l’intrigue, alors que les humains seront seulement entre-aperçus. Il faut se rappeler que les Elfes sont une espèce en voie d’extinction  au même titre que les Nains dans la trilogie, ce qu’on voit principalement aux armures elfiques ( les couleurs et les formes rappellent l’automne), tandis que les Nains ne sont pas présents hormis Gimli.

The Hobbit nous offre donc une vision de ces races plus présentes, plus prospère. On pourra donc découvrir Thranduil le père de Legolas, Gloïn le père de Gimli, Saroumane encore lié à la cause des Peuples Libres ou bien un Prince Nain extrêmement charismatique, Thorïn Ecu-De-Chêne. C’est d’ailleurs le personnage le plus surprenant du film à mon sens, car on avait l’habitude d’un Gimli plutôt grande gueule, ripailleur. Un Nain quoi. Thorin, en tant que prince du royaume d’Erebor est tout le contraire. On sent à sa stature qu’il est éduqué, et de haut lignage. Gros choc pour moi, d’autant plus qu’on évolue dans une compagnie de 14 Nains, jeunes ou moins jeunes, aristocrates ou guerriers.

 

Le Prince d’Erebor Thorïn Ecu-De-Chêne et son fendoir à Gobelins, Orcrist la magnifique !

 

Bilbon quant à lui retrouve plus ou moins le même rôle que son neveu Frodon dans Le Seigneur des Anneaux, à savoir un Hobbit replet, paresseux et fort peu curieux du monde au-delà de son potager. L’arrivée de Gandalf et la proposition de la Compagnie seront pour lui l’occasion de vivre des évènements fabuleux. D’abord candide et renâclant à se mettre au pas, hors de son confortable fauteuil, il comprendra bien vite l’ampleur de la quête de Thorïn Ecu-de-Chêne. Comme le dit Gandalf  » Vous ne serez plus le même ». Sa bonhomie disparaît vite, et ses atouts de voleur, rapidité et intelligence sortiront la Compagnie de nombreuses embûches.

 

Bilbon Sacquet avec Dard, la dague elfique.

 

Gandalf, incarné par Sir Ian Mckellen est clairement fatigué. L’acteur plus que le personnage, mais certains gros plans ne seront pas flatteurs. Pourtant, de tous les personnages que l’on retrouve dans la suite, c’est celui au changement de comportement le plus différent. D’un vieillard respectable fumant la pipe, il passe à un Magicien puissant et  bourru, voire même agressif. Il n’hésite pas à se battre, et fera preuve de sa véritable puissance pendant les scènes de combat (merveilleusement orchestrées d’ailleurs).

 

Gandalf avec son épée elfique, Glamdring

 

Une dernière description de personnage que j’ai trouvé intéressant est… Gollum/Sméagol. Logeant dans les profondeurs des Monts Brumeux, il se repaît des Gobelins qui tombent de temps en temps dans les fissures. La rencontre avec Bilbon sera pour le moins curieuse, les deux personnalités de l’ex-Hobbit sont extrêmement bien mises en valeur. On ressent aussi que son environnement ajoute à la solitude et la folie qui l’obligent à poursuivre Frodon dans la suite.

 

Parmi les nouveaux paysages que vous pourrez apercevoir, il y’a bien sûr l’Erebor, la cité sous la montage des Nains. Vous qui vous demandiez à quoi ressemblait la Moria avant que les Orques l’investissent ? Vous serez servis. Et c’est magnifique.

 

Qui dit compagnie de Nains dit joyeux bordel, cependant ce seront des alliés très fiables durant l’aventure.

 

Fondcombe sera l’endroit le plus impacté par l’époque plus clémente avec les Elfes, on sent une vivacité et des jeux de lumières que vous ne retrouverez pas dans le Seigneur des Anneaux, les couleurs automnales prédominant dans la suite des films. 

Nous découvrirons aussi le lieu de naissance de Legolas, la Forêt Noire. Surveillée par l’Istari ( magicien) Radagast, elle semble se mourir peu à peu suite à l’apparition d’étranges et gigantesques toiles d’araignées ( je vous assure, Spider-Man n’a rien à voir là-dedans). Une autre manière de signifier qu’un mal s’est réveillé et tente de s’emparer de la Terre du Milieu. Dol Guldur, l’antique forteresse fera aussi une brève apparition, étroitement liée aux évènements susnommés.

 

Kili, l’un des neveux de Thorïn, est avec son frère le membre le plus jeune de la Compagnie, mais pas le moins débrouillard, comme vous pourrez le constater.

 

Un petit coup de coeur de ma part, le rendu d’Orcrist, l’arme elfique de Thorîn Ecu-De-Chêne. Lame elfique soeur de Glamdring, l’épée de Gandalf, et de Dard, la dague de Bilbon,. Les trois sont trouvées au même endroit et auront toutes une existence glorieuse pendant les oeuvre de Tolkien. Mais surtout, Orcrist ressemble plus à un fendoir ( son surnom parmi les Gobelins) qu’à l’élégante lame de Gandalf, et en ça elle s’adapte parfaitement à la stature du Prince Nain.

 

En somme, si on peut noter un manque de prises de risques au niveau du scénario et de l’adaptation, pendant 2h45 on est en Terre du milieu, à nous battre contre des Wargs, survivre à des déluges de pluie, et ripailler comme des sales à Cul-De-Sac. Une atmosphère plus sérieuse, plus sombre qui annonce probablement les saccages du dragon dans le prochain film: The Hobbit: la désolation de Smaug.

Je vous le conseille vivement.

 

N’hésitez pas à réagir en nous écrivant ce que vous en avez pensé 😀

 

 

Note: 4.9/5