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[Cinéma] Avis / Critique : Blue Ruin

[Cinéma] Avis / Critique : Blue Ruin
ERROR_815
  • Le 30 juillet 2014
  • https://twitter.com/ERROR_815

Le cinéma indépendant des fois c’est génialissime, des fois complètement nul, et des fois, tu sais pas… Et bien avec Blue Ruin, mon avis ce rapproche de cette troisième catégorie.

Sorti le 9 Juillet dernier au cinéma, Blue Ruin est le second film, après Murder Party, du réalisateur Jeremy Saulnier. Un thriller barré, osé, timide, réaliste et vrai qui risque de ne pas vous laisser indifférent. Mais avant de voir de quoi il en retourne, petit retour sur le synopsis :

Un vagabond solitaire voit sa vie bouleversée lorsqu’il retourne à sa maison d’enfance pour accomplir une vieille vengeance. Se faisant assassin amateur, il est entraîné dans un conflit brutal pour protéger sa famille qui lui est étrangère.

GRAVITY

Blue Ruin c’est donc ça ; l’histoire d’un mec à la rue, Dwight (incarné par Macon Blair : Hellbender) qui se lance dans une quête vengeresse maladroite. On le découvre au début du film, totalement paumé, à la rue, jusqu’au jour où il apprend que l’homme qui a tué ses parents est sorti de prison. Et là c’est le drame. L’apprenti tueur se retrouve à improviser le meurtre de sa victime, mais avec une maladresse totale tout au long du film. Cette maladresse, qui se traduit principalement par les situations dans lesquelles Dwight se met, se retranscrit aussi à l’écran à travers des plans de caméra soignés, un peu lent, à travers le jeu d’acteur de Macon Blair qui semble complètement dépassé par ce qu’il entreprend, et par un humour noir et décalé mais qui n’enlève rien au sérieux du film.

GRAVITY

Car oui, Blue Ruin est avant tout un thriller prenant, palpitant et réaliste. Jeremy Saulnier a su retranscrire à merveille l’idée d’une personne lambda, vous, moi,  qui veut s’improviser tueur sans jamais avoir fait de mal à une mouche. On en viendrait presque malgré les situations à avoir de la peine pour le personnage principal sans complètement s’en détacher, ni le prendre au ridicule.

Le film dégage aussi une ambiance poisseuse des patelins paumés de l’Est Américain (je ne fais ici aucune généralité) avec ses bars crasseux, les maisons perdues dans la forêt, le brouillard ambiant, à ceci s’ajoute l’apparence négligée de Dwight qui se retrouve couvert de sang et une musique à la fois calme, prenante, et pesante.

GRAVITY

Ce qui fait aussi la force de Blue Ruin c’est aussi le parti pris de n’avoir que très peu de dialogue. L’ensemble des textes de chaque acteur réunis doit être aussi court qu’un rendu du Bac de philo d’un lycéen en section S. Mais ce manque de dialogue laisse place aussi à une observation plus en profondeur du film à travers une ambiance pesante qui s’installe tranquillement tout au long de celui-ci.

On pourra regretter avec Blue Ruin un film un peu lent, qui semble parfois hésiter dans ce qu’il entreprend, sans être sadique, on, ou en tout j’aurais aimé un peu plus de violence à certains moments, mais on ne peut pas plaire à tout le monde.

Pour Conclure

7

sur 10

Sans être un film choc ni grandiloquent, Blue Ruin a le mérite d’être un très bon thriller, respectant les codes du genre sans s’en moquer ni en faire des tonnes, Jeremy Saulnier nous présente un film sincère, bien joué, et sans prétention.