Ça faisait un moment que l’idée me trottait dans la tête. Notre TV du salon commençait à faire pâle figure face aux envies de « cinéma maison » de mes deux garçons. À 3 et 6 ans, ils réclament régulièrement des soirées film « comme au cinéma », avec pop-corn et lumières tamisées. Quand j’ai eu l’occasion de tester l’OSCAL PV800 Pro, j’ai sauté sur l’occasion. Verdict après plusieurs semaines d’utilisation intensive.
Première prise en main : une bonne surprise dès le déballage


Je ne vais pas mentir : en dessous de 300€, je m’attendais à un bloc plastique un peu cheap. Le PV800 Pro m’a surpris. Le carton est bien agencé, les protections épaisses, et quand on sort l’appareil, on tient quelque chose de solide. La finition « Starlight Silver » mélange un cadre métallique avec un revêtement textile sur les côtés. Résultat : ça ne ressemble pas à un gadget, ça s’intègre plutôt bien dans le salon sans faire tache à côté du meuble TV.

Dans la boîte, on trouve l’essentiel : la télécommande avec micro intégré pour Google Assistant, un câble HDMI correct (pas un truc premier prix qui va lâcher au bout de trois mois), le câble d’alimentation et un guide de démarrage. Rien de superflu, mais tout ce qu’il faut pour brancher et partir.
Côté dimensions, on est sur du compact : 28 cm de large, 24 cm de profondeur, environ 11 cm de haut. Avec ses 2,6 kg, je le déplace facilement du salon à la chambre ou même dans le jardin pour les soirées d’été.


Installation : là où le PV800 Pro marque des points
C’est probablement ce qui m’a le plus bluffé. J’ai posé le projecteur sur la table basse, branché, allumé… et en moins de 10 secondes, l’image était nette et droite sur le mur. L’autofocus fait son travail sans qu’on ait à toucher quoi que ce soit. Même chose pour la correction du trapèze : le projecteur détecte son inclinaison et redresse l’image automatiquement.

Mon fils de 6 ans a pris l’habitude de bouger le projecteur pour « mieux voir », réflexe d’enfant. À chaque fois, le PV800 Pro recale l’image tout seul en quelques secondes. Pour un usage familial où tout le monde touche à tout, c’est un vrai confort.
Le système détecte aussi les obstacles. Si un objet dépasse dans la zone de projection (typiquement, un cadre photo ou une plante), l’image s’adapte. Pas parfait dans tous les cas, mais suffisamment malin pour éviter les projections sur le pot de fleurs.
Qualité d’image : ce qu’on peut vraiment attendre pour ce prix
Soyons clairs : on parle d’un projecteur Full HD natif (1920×1080) vendu à 249€ avec le coupon Amazon. Ce n’est pas un modèle laser à 1500€. Mais dans sa catégorie, le PV800 Pro s’en sort remarquablement bien.

En journée, salon semi-éclairé : l’image reste parfaitement regardable. Les 1400 ANSI lumens annoncés se ressentent concrètement. On peut lancer un dessin animé l’après-midi sans avoir à transformer le salon en bunker. Les couleurs restent présentes, les sous-titres lisibles. C’est loin d’être parfait (on perd en contraste par rapport à une pièce sombre) mais c’est largement exploitable.
Dans le noir : c’est là que le PV800 Pro donne tout ce qu’il a. Les noirs sont profonds (ratio 4000:1 annoncé), les couleurs claquent, et l’immersion est vraiment au rendez-vous. On a maté « Vice-Versa 2 » en famille le week-end dernier, projeté sur environ 100 pouces : les gamins étaient scotchés, et honnêtement moi aussi.
Le support HDR10+ apporte un vrai plus sur les contenus compatibles. Les scènes sombres gardent du détail, les hautes lumières ne crament pas. Sur des films bien mastérisés, la différence avec un projecteur SDR basique se voit.
Petit bémol : la mention « 4K supporté » peut induire en erreur. Le projecteur accepte un signal 4K mais le convertit en 1080p. Concrètement, ça permet de brancher une source 4K sans souci de compatibilité, et les flux 4K souvent mieux encodés donnent une image plus propre que du 1080p bas de gamme. Mais on ne projette pas du vrai 4K natif.
Google TV intégré : le vrai game-changer
Beaucoup de projecteurs à ce prix embarquent un Android bidouillé, sans certification Google, où Netflix refuse de se lancer et où l’interface rame. Le PV800 Pro, lui, tourne sous Google TV officiel, certifié par Google et Netflix.


En pratique, ça change tout :
- Netflix, Prime Video, Disney+, YouTube, Molotov… tout fonctionne nativement, sans bidouille
- L’interface est fluide et familière (la même que sur les box Android TV récentes)
- Google Assistant répond au doigt et à l’œil depuis la télécommande
- Les mises à jour arrivent régulièrement via le Play Store
Mon aîné a vite compris comment naviguer tout seul pour lancer ses épisodes de Pat’Patrouille. La recherche vocale fonctionne bien : on appuie sur le bouton micro, on dit « Peppa Pig », et c’est parti. Pour un usage familial, cette simplicité vaut de l’or.
Le Wi-Fi 6 intégré assure une connexion stable. En trois semaines de streaming quasi quotidien, je n’ai pas eu un seul décrochage ou buffering.
Son : correct pour dépanner, limité pour le cinéma

Le haut-parleur intégré de 8W fait le job pour un usage courant. Les voix sont claires, le volume monte suffisamment pour couvrir un salon de taille moyenne. Pour les dessins animés des enfants ou une série le soir, ça passe sans problème.
Par contre, si vous voulez une vraie expérience home cinéma avec des basses et de l’ampleur, il faudra brancher une enceinte externe. Le Bluetooth 5.0 permet de connecter une barre de son ou une enceinte portable sans fil. J’ai testé avec ma petite enceinte Bluetooth : l’appairage prend 5 secondes, pas de latence perceptible.
Bruit de fonctionnement : le bon élève

Avec moins de 35 dB annoncés, le PV800 Pro est l’un des projecteurs les plus silencieux de sa gamme. En pratique, le ventilateur se fait oublier au bout de quelques minutes. Même dans les scènes calmes, on ne l’entend pas, et ça, c’est appréciable quand on regarde un film dans la chambre avec les enfants qui s’endorment à côté.
Et pour le gaming ?

J’ai branché la console pour tester. Sur des jeux pas trop nerveux type Mario Kart ou Minecraft, c’est très agréable. L’image est fluide, la latence ne gêne pas pour un usage familial décontracté.
Pour du jeu compétitif en ligne où chaque milliseconde compte, ce n’est pas le bon outil, mais ce n’est clairement pas sa cible. Comme projecteur polyvalent pour alterner films, séries et sessions de jeu occasionnelles, il remplit le contrat.
Verdict : un excellent rapport qualité-prix pour les familles
Après plusieurs semaines avec le PV800 Pro, je suis convaincu. Pour 219€ (avec le code promo sur Amazon), on obtient un vidéoprojecteur qui fait vraiment le travail : image lumineuse et détaillée, Google TV fluide avec Netflix intégré, installation ultra simple, fonctionnement silencieux.
Est-ce qu’il remplace un vidéoprojecteur haut de gamme à 800€ ou plus ? Non, évidemment. Mais pour des soirées cinéma en famille, du streaming quotidien, ou projeter les matchs du week-end, il coche toutes les cases sans se ruiner.
Mes garçons ont adopté les « soirées grand écran » comme nouveau rituel. Et franchement, voir leurs yeux s’illuminer devant une projection de 100 pouces dans le salon, ça vaut bien plus que les 219€ investis.
