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[Cinéma] Critique/Avis: Elle s'appelle Ruby

Stark Bears Alexis

 

Elle s’appelle Ruby

Avec: Paul Dano, Zoé  Kazan, Antonio Banderas, Annette Bening, Steeve Coogan, Eliott Goul,Chris Messina 

 

Synopsis:

 

« Avec son premier roman, Calvin Weir-Fields a fait une entrée fulgurante sur la scène littéraire.

Mais depuis, il reste bloqué par l’angoisse de la page blanche, aggravée par une vie amoureuse déprimante. Dans une ultime tentative pour retrouver l’inspiration, Calvin imagine un personnage féminin du nom de Ruby Sparks.

A la minute où il pense à cette compagne idéale, l’étincelle créatrice revient, et il se met à écrire sur elle. Un beau matin apparaît dans sa salle à manger. Est-ce une plaisanterie, la folie qui frappe ou de la magie ? Quoi qu’il en soit c’est incroyable. Soudain, Ruby est là, elle dort dans son lit, elle s’affaire dans sa cuisine. Tout en elle captive Calvin, et quelque chose de plus extraordinaire encore se révèle: il lui suffit de s’asseoir devant sa machine à écrire pour modifier la jeune femme selon sa volonté. Alors qu’il tente de maitriser son pouvoir, Calvin est confronté à un dilemme majeur, à la fois comme écrivain et compagnon: que faut-il faire pour que cette relation née de son imagination fonctionne dans la vraie vie ? »

 

Derrière ce synopsis quelque peu étrange se cache un film que la Fox nous a permis de visionner en avance, afin de vous en parler. Et avec un vrai plaisir que je vous en parle, car ce film mérite d’être visionné.

En gros, c’est l’histoire de Calvin, un écrivain génial, mais totalement paumé. Il n’aime pas les gens, la célébrité lui sied très mal, et il vit reclus dans une petite maison très sympathique, avec pour seule compagnie son chien Scotty. Il est suivi par le Dr. Rosenthal, psychologue, qui essaie de le rassurer sur ses angoisses, dont celle de l’écrivain: la page blanche. Depuis qu’il s’est fait larguer par Lila ( Deborah Ann Woll, Jessica dans « True Blood » ) il n’arrive plus à écrire. Son psy lui demande alors d’écrire sur sa rencontre avec une fille. Calvin s’exécute avec zèle, et se prend au jeu, imaginant les débuts d’une relation avec Ruby Sparks, ravissante demoiselle de 26 ans, indépendante, excentrique et surtout très joyeuse ( exactement ce qu’il manque à Calvin en somme). Cette création qui apparait subitement un beau matin, en étant sa copine. Passé l’étonnement initial, Calvin se rend progressivement compte que Ruby est belle et bien réelle, et entame une relation avec.

 

 

Les premiers cas de conscience de Calvin se manifestent dès lors qu’il remarque son emprise sur Ruby. Il lui suffit d’écrire sur son manuscrit qu’elle parle français pour qu’elle se mette à le parler. Ainsi, il peut virtuellement lui faire faire ce qu’il veut.

L’effet Pygmalion ( Un sculpteur grec tombe amoureux de sa statue) se fait ressentir, et Calvin se fait prendre à son propre jeu, en découvrant ce qu’est une vraie femme (son frère lui reproche d’ailleurs d’avoir « écrit sur une fille, et pas une femme »). Il sera donc confronté aux différentes étapes qui forgent un couple, des flirts du début aux crises et à l’arrivée de la routine ( qui passe très mal pour Ruby). Calvin jouera un peu à Frankenstein en jouant avec les humeurs de sa compagne pour éviter une scène de ménage. Ces épreuves lui permettront pourtant de grandir et de découvrir le monde extérieur à travers une Ruby éclatante de vitalité.

Le duo Calvin/Ruby bénéficie d’une complicité désarmante, tout simplement parce que Paul Dano et Zoe Kazan sont en couple dans la vraie vie. La sensation de découverte entre les deux amoureux n’en est que plus authentique, et on se prend vite au jeu de séduction maladroite d’un misanthrope face à une femme moderne.

 

 

Les autres personnages qui gravitent autour de Calvin, à savoir son frère et sa femme, son psy, sa mère et son amant, son agent et son rival permettent de temporiser des séquences qui pourraient être longues, et surtout d’ancrer la situation dans le réel, apportant leur regard sur une Ruby qui pourrait n’être que le fruit de son imagination débordante.

Porté par un casting flatteur ( Antonio Banderas, Annette Bening, Steve Coogan, Eliott Gould, Chris Messina), « Elle s’appelle Ruby » parvient à faire ressentir les évolutions d’un couple, des premiers flirts, des interrogations, des premières engueulades jusqu’à l’aboutissement d’une relation.
On alterne des scènes légères avec des moments plus sombres, et au final on assiste à la naissance d’une idylle née d’un livre.
Comédie romantique rafraîchissante,  c’est sans doute un excellent moyen de finir l’été avant de retourner dans les bureaux.

 

 

Note: 4.5/5