Recharger sa voiture électrique la nuit revient moins cher que le jour. La phrase est connue, mais peu de gens savent ce que ça pèse vraiment sur une facture annuelle. Quelques dizaines d’euros ? Plusieurs centaines ? Et surtout, à quelle condition l’économie est réelle plutôt que théorique ? J’ai repris les tarifs en vigueur pour poser des chiffres concrets.
Heures pleines, heures creuses : ce que dit la grille 2026
Sur le Tarif Bleu réglementé d’EDF, en abonnement 6 kVA, le kilowattheure se paie autour de 0,2065 € en heure pleine et 0,1579 € en heure creuse. L’écart atteint près de 24 %. Les heures creuses couvrent huit heures par jour, fixées par Enedis, dont au moins cinq d’affilée la nuit. De quoi recharger une voiture entièrement pendant qu’elle dort.
Il y a un piège à connaître. Le tarif de base, sans option heures creuses, se situe à 0,1940 € le kWh, soit en dessous de l’heure pleine. Passer à l’option heures creuses fait grimper le prix de la journée. L’opération n’est gagnante que si vous déplacez réellement votre gros consommateur, la voiture, vers la nuit. Sinon, vous payez plus cher le reste du temps sans rien gagner.
L’économie chiffrée, sans enjoliver
Prenons un cas réaliste : une voiture qui parcourt environ 12 000 km par an et consomme près de 2 700 kWh pour la recharge. Le coût de cette énergie change du tout au tout selon le moment où on la branche.
| Scénario de recharge | Coût annuel (2 700 kWh) |
|---|---|
| En heure pleine (0,2065 €/kWh) | ~ 557 € |
| Au tarif de base (0,1940 €/kWh) | ~ 524 € |
| En heure creuse (0,1579 €/kWh) | ~ 426 € |
Recharger systématiquement la nuit en heures creuses plutôt qu’en heures pleines fait économiser environ 130 € par an. Comparé au tarif de base, l’alternative réelle pour un foyer qui hésite, le gain tourne autour de 100 € par an, soit près de 8 à 9 € par mois. Rien de spectaculaire pris isolément, mais c’est récurrent, sans effort une fois le réglage en place, et ça grimpe avec le kilométrage.
Ce qui rend l’option vraiment rentable : la programmation
L’économie tient à une seule condition : que la charge démarre bien pendant la plage creuse, toutes les nuits, sans que vous ayez à descendre brancher à 23 h précises. C’est exactement ce que résout la gamme PC200 Pro avec l’application Rheidon+. Vous branchez en rentrant, vous programmez le créneau, et la charge attend l’heure creuse pour se lancer. En Wi-Fi ou en Bluetooth, vous démarrez ou coupez la recharge à distance, vous vérifiez l’énergie injectée, vous ajustez sans bouger du canapé. C’est le confort que j’ai apprécié dans mon test du PC200 Pro.
Sans programmation, la plupart des conducteurs branchent le soir et chargent immédiatement, en plein dans les heures pleines. L’option heures creuses leur coûte alors plus qu’elle ne rapporte. La programmation transforme une bonne intention en économie réelle.
Ajuster la puissance à son contrat
La gamme Pro règle aussi son courant de 6 à 32 A. Cet ajustement sert l’économie autant que la sécurité. En calant l’intensité sur ce que votre abonnement laisse disponible la nuit, vous évitez de dépasser la puissance souscrite quand le chauffe-eau se déclenche en même temps. Vous restez sur votre abonnement actuel, sans le faire grimper juste pour recharger.
Pour ceux qui veulent aller plus loin, l’équilibrage de charge en option module la puissance en temps réel selon la consommation du foyer. La voiture ralentit quand la maison tire fort, accélère quand tout est éteint. Une façon de profiter des heures creuses sans jamais inquiéter le compteur.
Ce qu’il faut retenir avant de basculer
Le gain existe, il est modeste mais constant, et il dépend entièrement de votre capacité à recharger au bon moment. Avec un chargeur qui programme la charge tout seul, l’option heures creuses devient rentable dès la première année. Sans programmation, mieux vaut parfois rester au tarif de base. Le matériel ne fait pas l’économie à votre place, il la rend simplement automatique. Et les tarifs évoluant chaque semestre, gardez un œil sur la grille EDF à jour avant de trancher.
