Des messages WhatsApp vous demandent de « voter » pour une enfant dans un concours, souvent nommée Sophie ou Eliska. Derrière ces liens, un site de faux vote peut déclencher un « ghost pairing » et donner l’accès à votre compte.
La plateforme publique Cybermalveillance.gouv.fr signale une recrudescence en France depuis la mi-octobre. Des cas apparaissent aussi en Espagne et en Belgique. Le danger tient au fait que le message arrive depuis un proche dont le compte a déjà été compromis.
Reconnaître le faux concours qui circule
Le message est court et anodin : « j’ai besoin de ta voix pour un concours », avec un lien vers un site de vote. Les prénoms changent, souvent Sophie ou Eliska, et l’URL varie.
Le piège commence une fois sur le site, qui invite à renseigner votre numéro. Le message peut venir d’un contact enregistré, car son compte a déjà été pris en main.
Le vrai piège, le « ghost pairing »
Après la saisie du numéro, une demande s’affiche pour entrer un code de sécurité WhatsApp ou autoriser une nouvelle connexion. Si vous validez, les fraudeurs ouvrent une session liée à votre compte via le web.
Cette méthode, appelée « ghost pairing », détourne la fonction d’appareils liés. Les intrus peuvent envoyer des messages à vos proches, en réclamer de l’argent et même supprimer des envois, ce qui rend l’attaque discrète pour le propriétaire.
Couper l’accès et éviter la contagion
Si vous recevez ce type de message, ne cliquez pas, ne partagez aucun code et ne validez aucune demande inattendue. Avertissez l’expéditeur par appel ou SMS, son compte peut être compromis.
Si vous avez saisi des informations, reprenez la main immédiatement.
- Dans WhatsApp, vérifiez les appareils connectés via un navigateur et supprimez toute session suspecte.
- Signalez le message et, si besoin, bloquez le contact le temps de la remise en sécurité.
Prévenez vos proches par un canal hors WhatsApp pour limiter l’effet domino. Un message inhabituel envoyé par un contact peut signaler un compte compromis.
Sécuriser WhatsApp
Activez la vérification en deux étapes dans l’application. Cette étape ajoute une barrière supplémentaire contre ce type d’attaque. Sur ce scénario, elle complique nettement la prise de contrôle.
Contrôlez régulièrement la liste des appareils liés et fermez ce que vous ne reconnaissez pas. En cas de doute, contactez le proche par téléphone avant toute action liée à de l’argent, les escrocs utilisent des prétextes urgents. Cybermalveillance.gouv.fr a constaté une hausse récente de cette méthode, et la maison mère de WhatsApp, Meta, n’avait pas réagi dans l’immédiat.
