Je juge une station d’énergie portable sur ce qu’elle fait tourner et sur le temps qu’elle met à se remplir. Le reste, c’est de la fiche technique. Celle de l’AFERIY P280 a de quoi attirer l’œil : 2 048 Wh de batterie LiFePO4, un onduleur de 2 800 W, une recharge secteur de 1 800 W et deux entrées solaires de 600 W chacune, le tout affiché 905 € sur Amazon. Je l’ai branchée sur le four et le micro-ondes de la cuisine, sur les outils du garage et sur mon PC de bureau pour simuler une coupure. Elle m’a impressionné sur le rendement et la consommation à vide. Sa façon de gérer les fortes charges m’a beaucoup moins plu.
Un boîtier de 21,6 kg, bien organisé
La P280 mesure 39,8 × 28 × 31,5 cm pour 21,6 kg. Coque anthracite aux angles arrondis, dessus en revêtement souple, deux poignées moulées sur les côtés et quatre pieds en caoutchouc : rien de clinquant, et tant mieux pour un appareil qui va finir dans un garage ou un coffre. À deux mains, elle se porte sans difficulté sur quelques mètres. Dans un escalier ou pour la hisser dans un coffre, on sent chaque kilo. Je la vois posée à un endroit pour la journée plutôt que trimballée d’un bout à l’autre du terrain.

La façade regroupe l’écran, les six ports USB, les sorties 12 V et une petite lampe avec un mode SOS. Chaque groupe de sorties a son bouton physique, je n’ai donc pas besoin du téléphone pour allumer l’USB. Sur un flanc, on trouve les trois prises 230 V avec leur bouton et le port d’extension caché sous un cache. Sur l’autre, un disjoncteur réarmable (son petit téton ressort en cas de surcharge) et, sous une trappe, l’entrée secteur et les deux entrées solaires XT90. Des ventilateurs soufflent des deux côtés.




Cette répartition dégage la façade, mais elle oblige à laisser de la place sur les côtés pour les câbles et la ventilation. Pour savoir si elle rentre dans un coin de van, les dimensions seules ne suffisent pas.
L’écran LCD fait le strict minimum : pourcentage, puissance entrante et sortante, estimation du temps restant. Cette estimation saute dès que la consommation varie, je la lis comme un ordre de grandeur.


Dans le carton, j’ai trouvé le câble secteur, un câble solaire MC4 vers XT90, la notice et le bon de garantie. Le câble allume-cigare est vendu à part. La P280 n’a aucune certification IP contre l’eau ou la poussière, je la garde donc au sec. Et avec deux petits garçons à la maison, je préfère qu’elle reste hors de portée quand elle est en charge.

Treize sorties, dont deux USB-C de 140 W
Les caractéristiques ci-dessous concernent la version européenne, celle vendue en France.
| Caractéristique | AFERIY P280 |
|---|---|
| Batterie | 2 048 Wh, cellules LiFePO4 |
| Sortie secteur | 3 prises 220-240 V, 2 800 W au total, onde sinusoïdale pure |
| USB-C | 2 ports de 140 W et 2 ports de 20 W |
| USB-A | 2 ports 5 V / 2,4 A (12 W) |
| Sorties 12 V | 1 allume-cigare 10 A, 2 DC5521 3 A, 1 XT60 25 A |
| Recharge secteur | 1 800 W |
| Recharge solaire | 2 entrées XT90 MPPT, 600 W chacune, 1 200 W au total |
| Plage par entrée solaire | 11,5 à 55 V, 20 A max |
| Recharge hybride | 2 000 W max (secteur + solaire) |
| Bascule UPS | moins de 10 ms annoncés |
| Extension | jusqu’à 4 batteries B280, 10 240 Wh |
| Poids et dimensions | 21,6 kg, 39,8 × 28 × 31,5 cm |
| Garantie | 2 ans, 7 ans après enregistrement |

Les deux USB-C de 140 W sont ma sortie préférée. Un ordinateur portable compatible se recharge dessus sans son bloc secteur, et les prises 230 V restent libres pour autre chose. La puissance réelle dépend du protocole accepté par la machine et du câble utilisé, un port de 140 W ne fournit donc pas forcément 140 W à tous les portables. Les deux autres USB-C plafonnent à 20 W, assez pour un téléphone ou une tablette.
J’ai rechargé en même temps mon MacBook Pro M5, la Switch et le Steam Deck sur les ports USB de la façade, prises 230 V éteintes. L’écran affichait 55 W et annonçait encore 14 heures avec 46 % de batterie. Sans l’onduleur, on profite en plus de la faible consommation à vide côté DC, j’y reviens plus bas.


Les USB-A m’ont déçu. Ils sortent du 5 V classique, 12 W au maximum, sans charge rapide. Pour un téléphone récent, mieux vaut passer par l’USB-C. Bonne surprise en revanche avec les tout petits appareils : des écouteurs qui tirent à peine 1 W ont continué à charger plus d’une demi-heure sur un port de 140 W sans que la station coupe la sortie (mode veille désactivé).
En 12 V, la XT60 de 25 A m’intéresse le plus pour un usage en van. Elle a de quoi alimenter une glacière à compresseur ou un chauffage diesel qui dépasse les 10 A au démarrage, et plusieurs appareils 12 V en même temps. Au testeur de charge, j’ai poussé la XT60 jusqu’à 26,1 A avant la mise en protection, et la prise allume-cigare jusqu’à 12 A. Les deux DC5521 de 3 A servent surtout à l’éclairage. Avant de brancher quoi que ce soit en 12 V, je vérifie la tension, la polarité et le câblage.

La station gère la recharge traversante : je peux la laisser sur le secteur et alimenter des appareils en même temps. Les puissances maximales des différentes sorties ne s’additionnent pas pour autant.
2 800 W : ce qui démarre, et où ça coince
J’ai commencé par la cuisine. Avec une rallonge branchée sur le flanc de la P280, j’ai récupéré le four et le micro-ondes habituellement sur la multiprise murale (le micro-ondes a protesté d’un bip au débranchement). Le micro-ondes seul tire 1 255 W. Le four monte à 806 W sur une résistance, puis 1 600 W sur deux. Four à fond et micro-ondes ensemble : l’écran affiche 2 789 W et tout tourne. Un radiateur à 1 916 W, un sèche-cheveux à 1 700 W, une machine à café qui pointe vers 1 500 W et un grille-pain deux fentes sont passés eux aussi sans broncher.
Mon grille-pain Philips tire entre 939 et 952 W selon le moment. Avec 29 % de batterie, l’écran annonçait encore 33 à 35 minutes, ce qui colle avec la capacité utile que j’ai mesurée plus bas.


Les choses se gâtent au-delà. Ma bouilloire consomme 3 000 W sur le réseau. Sur la P280, elle chauffe, mais la station plafonne juste sous 2 600 W en abaissant sa tension de sortie. J’ai ajouté le radiateur de 2 000 W pour confirmer : la puissance totale reste sous 2 600 W et la tension descend sous 180 V. À la pince ampèremétrique, le courant ne dépasse pas 12 A environ. Tant que l’ensemble reste sous cette limite, soit à peu près 2 750 W à 230 V, tout se passe bien. Au-dessus, la station baisse la tension pour ne pas couper, et l’application ne propose aucun réglage pour désactiver ce comportement.
Sur une bouilloire ou un radiateur, ça se traduit par une chauffe plus lente. Un moteur ou une électronique sensible peuvent mal vivre une tension sous 180 V, et l’onde sinusoïdale pure n’y change rien. Quand je cumule les appareils, je garde donc une marge et je vise 2 400 W au maximum.
Au garage, la perceuse n’a posé aucun souci. La scie circulaire démarre, mais la station fait encore plonger la tension pendant l’appel de courant du moteur : ça fonctionne, je ne le ferais pas tous les jours. Les machines qui réclament un gros pic au démarrage ne se lancent tout simplement pas. La station ne se met pas en défaut, le moteur reste muet. AFERIY n’annonce d’ailleurs aucune puissance de pointe.
Sur un terrain comme le mien, avec ses 150 m² de pelouse, l’intérêt est de poser la station au milieu du jardin plutôt que de dérouler une longue rallonge depuis la maison. Pour un taille-haie ou une tondeuse filaire, la P280 a la puissance sur le papier. Le démarrage du moteur reste le point à surveiller, et je ferais un essai près de la station avant de compter dessus.
Autonomie : 1,7 à 1,9 kWh vraiment disponibles
Pour mesurer la capacité utile, j’ai branché un radiateur à 2 kW constants derrière une prise de mesure. La P280 a tenu 58 minutes et a restitué 1 892 Wh, soit 92 % des 2 048 Wh annoncés. Peu de stations de cette taille font mieux. Sous une charge plus légère de 200 W, le bilan tombe à 1 740 Wh, soit 85 %. Quand un appareil consomme peu pendant longtemps, la consommation propre de l’onduleur pèse davantage dans le total. En 12 V sur la XT60, avec une charge de 18 A, j’ai obtenu 1 864 Wh, environ 91 %.
Le tableau traduit ces chiffres en durées. À 200 W et 2 000 W, je reprends les mesures ci-dessus. À 500 W et 1 000 W, je pars d’une hypothèse de 1 800 Wh utiles.
| Consommation constante | Énergie utile retenue | Durée |
|---|---|---|
| 200 W | 1 740 Wh (mesuré) | environ 8 h 40 |
| 500 W | 1 800 Wh (estimé) | environ 3 h 35 |
| 1 000 W | 1 800 Wh (estimé) | environ 1 h 50 |
| 2 000 W | 1 892 Wh (mesuré) | 58 minutes |
Un poste informatique de 200 W tient plus de huit heures. Un radiateur de 2 000 W vide la batterie en moins d’une heure : en dépannage, ça passe, pour chauffer une pièce pendant une longue coupure, 2 kWh ne suffisent pas. La durée d’utilisation compte autant que la puissance. Une bouilloire de 2 000 W qui chauffe cinq minutes ne prend qu’environ 167 Wh, moins de 10 % de la réserve.
J’ai fait l’essai sur mon bureau, avec le PC fixe, la PS5, le MacBook et deux écrans branchés sur la station. L’ensemble tirait entre 210 et 218 W, et l’écran annonçait 3 à 4 heures restantes avec 46 % de batterie. Rapporté à une charge complète, on retombe à peu près sur les huit heures de mon relevé à 200 W.

Consommation à vide : un de ses meilleurs résultats
J’ai laissé les prises AC allumées 16 heures sans rien brancher, mode veille désactivé. La batterie est passée de 100 à 88 %, soit environ 15 W de consommation à vide. Même protocole côté DC : de 100 à 97 %, moins de 4 W. Ce sont deux très bons chiffres.
Un détail m’a agacé : avec l’AC allumé et rien de branché, la station émet un léger tic-tac. Il disparaît dès qu’un appareil tire du courant.
Ces 15 W pèsent quand on alimente un petit appareil sur la durée. Sur 24 heures, ils font 360 Wh, près de 18 % de la capacité nominale, avant même d’alimenter quoi que ce soit. Pour une box Internet ou un routeur, je passe par l’USB-C ou une sortie 12 V quand l’appareil l’accepte, et je coupe les groupes de sorties inutilisés.
Pour un réfrigérateur, la puissance inscrite sur l’étiquette ne dit pas grand-chose. Le compresseur s’arrête et redémarre, et la consommation varie avec la température de la pièce et les ouvertures de porte. En partant d’un frigo qui consomme entre 0,5 et 1 kWh par jour, plus les 15 W de l’onduleur, je compte un peu plus d’une journée à deux jours d’autonomie avec la P280 seule. Je n’ai pas fait l’essai sur 48 heures, ce sont des calculs.
Recharge secteur : moins de deux heures pour le plein
Il était 14 h 40 quand j’ai lancé une recharge à 1 800 W, batterie à 31 %. L’écran annonçait 47 minutes restantes. Vers 15 h, il affichait déjà 57 %. Sur une recharge complète depuis 0 %, j’ai mesuré un peu moins de 70 minutes pour atteindre 80 % et 1 h 53 pour le plein. AFERIY annonce 55 minutes de 0 à 80 %, je ne les ai pas retrouvées. Le résultat reste confortable : une batterie vide à 10 h est pleine pour le déjeuner.

L’application règle la puissance de recharge, pratique quand le four et le lave-linge tournent déjà sur le même circuit. Il existe aussi un mode de recharge silencieuse à 500 W. Les ventilateurs s’y déclenchent quand même par intermittence, à un volume proche de la recharge rapide, et ce dans un bureau à 18 °C. Les 25 dB annoncés par AFERIY pour ce mode, je ne les ai pas constatés.
La programmation horaire sert à recharger en heures creuses. Avant de compter les économies, j’intègre les pertes : sur un cycle complet, j’ai prélevé environ 2 250 Wh au réseau pour en récupérer 1 740 Wh sous 200 W, soit 77 % de rendement global. Pour que l’opération soit rentable, le kilowattheure en heures creuses doit coûter moins de 77 % du prix en heures pleines.
Recharge solaire : deux entrées de 600 W à bien dimensionner
Chaque entrée XT90 accepte de 11,5 à 55 V, 20 A au maximum et 600 W au plus, avec un régulateur MPPT intégré. J’ai vérifié ces limites à l’alimentation de laboratoire, et un point m’a plu : la P280 accepte ses 20 A même à basse tension, là où beaucoup de stations brident le courant sous 30 V environ. Plusieurs panneaux basse tension montés en parallèle peuvent donc remplir une entrée.
Le plafond de 55 V a son revers. La plupart des panneaux de 400 W affichent une tension à vide entre 40 et 50 V, deux panneaux en série dépassent donc la limite fixée par la notice. Avec deux entrées séparées, la solution est simple : un panneau ou un groupe de panneaux sur chaque XT90.
La P280 accepte aussi une recharge hybride secteur et solaire, plafonnée à 2 000 W pour la station seule. Les 1 800 W du secteur et les 1 200 W du solaire ne s’additionnent pas.
Ces 1 200 W restent une capacité d’entrée. L’orientation, les ombres et la météo décident de ce que les panneaux produisent. Je n’ai pas eu de panneau solaire pour ce test, je préfère donc ne pas avancer de durée.
En voiture : un appoint
Sur une prise allume-cigare, j’ai relevé environ 105 W par entrée. Avec deux prises 12 V dans le véhicule et deux câbles, on monte à 215 W. À ce rythme, quelques heures de route ne remplissent pas 2 kWh. AFERIY propose un chargeur alternateur annoncé à 580 W pour les vans et camping-cars, que je n’ai pas testé. Dans tous les cas, gare à la batterie de démarrage du véhicule : remplir la P280 ne doit pas vous empêcher de redémarrer.
Le carton met en avant la recharge de véhicules électriques. Mon essai avec un câble de recharge réglé sur 10 A s’est soldé par un défaut côté chargeur, alors que ce câble ne dépasse pas 11 A. Même si ça avait marché, 1,8 kWh utiles donnent une douzaine de kilomètres pour une voiture qui consomme 15 kWh aux 100. Le visuel vise sans doute plutôt les vélos électriques.
Mode UPS : une bascule mesurée à 9,5 ms
Branchée sur le secteur, la P280 alimente les appareils avec le courant du réseau et bascule sur sa batterie en cas de coupure. AFERIY annonce moins de 10 ms, j’ai mesuré 9,5 ms à l’oscilloscope. Pour l’essai pratique, j’ai coupé le courant pendant que mon PC fixe faisait tourner un benchmark graphique : aucune extinction, aucun redémarrage. Une lampe branchée sur la station est restée allumée.
La documentation limite la charge à 2 400 W en mode secours sur la version 220-240 V, une valeur à distinguer des 2 800 W disponibles sur batterie. Toutes les alimentations ne réagissent pas pareil à une bascule. Pour un NAS ou un poste de travail, je conseille un essai à blanc avant de compter dessus pendant une vraie panne.
À la maison, je mettrais la box, le routeur et le PC de bureau derrière la P280. Pour secourir les circuits fixes du logement, il faut un inverseur de source posé par un électricien, non fourni. Et aucune réinjection par une prise murale avec une rallonge bricolée : c’est dangereux pour vous comme pour les techniciens qui interviennent sur le réseau.
Bruit : on l’entend
Pas de moteur thermique, mais des ventilateurs bien présents. En recharge rapide, j’ai relevé environ 43 dB. En recharge et sous charge en même temps, 46 dB à un mètre. C’est dans la moyenne pour ce gabarit et sans commune mesure avec un groupe électrogène. À la caméra thermique, la station reste fraîche, les ventilateurs font leur travail.
Dans une chambre, en revanche, entre le souffle et le tic-tac à vide, je ne la laisserais pas tourner la nuit, que ce soit chez les garçons ou dans la mienne. L’enfermer dans un placard pour étouffer le bruit serait une mauvaise idée, elle a besoin d’air.
Extension et durée de vie
La P280 accepte jusqu’à quatre batteries d’extension B280, pour monter à 10 240 Wh. Le branchement se fait station et batterie éteintes, par le port latéral. Mon test porte sur la station seule.
AFERIY annonce plus de 4 000 cycles avec environ 80 % de capacité restante pour les cellules LiFePO4. La promesse porte sur les cellules, l’électronique et les connecteurs vieillissent à leur propre rythme. La garantie couvre deux ans de base, prolongés de cinq ans si vous enregistrez le produit. Les sept ans mis en avant demandent donc une démarche et la conservation de la facture. AFERIY est une marque plus jeune que les grands noms du secteur, et seul le temps dira comment elle honore cette garantie.
Prix de l’AFERIY P280
Au moment de ce test, la P280 seule est affichée 905 € sur Amazon, sans panneau ni batterie d’extension. Ramené à la capacité, la station revient à environ 44 centimes le wattheure, et ses résultats de rendement n’ont pas à rougir face à des modèles plus chers.
FAQ
L’AFERIY P280 peut-elle faire tourner un réfrigérateur ?
Oui. Un réfrigérateur domestique qui consomme entre 0,5 et 1 kWh par jour tient un peu plus d’une journée à deux jours sur la P280 seule, en comptant les 15 W de consommation à vide de l’onduleur. Avec des batteries d’extension, cette durée se multiplie.
Combien de temps faut-il pour recharger l’AFERIY P280 ?
Sur secteur à 1 800 W, j’ai mesuré un peu moins de 70 minutes pour atteindre 80 % et 1 h 53 pour une recharge complète. En solaire, tout dépend de l’ensoleillement et des panneaux, avec un maximum de 1 200 W en entrée.
Peut-on la recharger au secteur et au solaire en même temps ?
Oui. La recharge hybride est plafonnée à 2 000 W pour la station seule.
L’AFERIY P280 peut-elle alimenter une maison pendant une coupure ?
Elle alimente les appareils branchés sur ses prises et bascule sur batterie en 9,5 ms. Pour relier la station au tableau électrique, il faut un inverseur de source installé par un électricien. Avec 2 kWh, elle convient pour la box, un PC, l’éclairage et un frigo, pas pour le chauffage.
Quelle différence entre 2 800 W et 2 048 Wh ?
Les 2 800 W indiquent la puissance que la station fournit à un instant donné. Les 2 048 Wh correspondent à sa réserve d’énergie. Un appareil de 2 000 W fonctionne sur la P280, mais il vide la batterie en moins d’une heure.
La P280 est-elle étanche ?
Non. Elle n’a aucune certification IP contre l’eau ou la poussière et doit rester au sec.
Mon avis sur l’AFERIY P280
Ce que je retiens de ce test, ce sont ses chiffres d’efficacité : 92 % de capacité restituée sous forte charge, 15 W à vide sur l’onduleur et moins de 4 W en DC. Ajoutez une recharge complète en moins de deux heures, deux USB-C de 140 W, une sortie 12 V de 25 A et deux entrées solaires qui acceptent leurs 20 A même à basse tension. Pour 905 €, la P280 en donne beaucoup.
Je bute sur sa gestion des fortes charges. Abaisser la tension pour rester sous 12 A évite les coupures, mais sans réglage pour désactiver ce comportement, je dois garder 300 à 400 W de marge dès que je cumule les appareils. Les 21,6 kg, la ventilation audible et une application qui décroche encore complètent la liste des défauts.
Je la recommande à une famille qui veut garder box, PC et frigo en route pendant une coupure, à quelqu’un qui part en van et veut une vraie sortie 12 V, ou pour bricoler au fond d’un jardin. Sans batterie d’extension, elle ne chauffera pas une pièce toute une nuit.
