L’AMF met en garde les sociétés crypto non conformes à l’approche de l’échéance MiCA

par JulSa_

À l’approche de la fin de la période transitoire française liée à MiCA, l’Autorité des marchés financiers durcit clairement son message. Sur environ 90 entreprises crypto actives en France sans licence MiCA, seules 30 % ont indiqué qu’une demande était en cours. D’après l’AMF, 40 % ne prévoient pas de demander d’agrément, tandis qu’environ 30 % n’ont pas répondu aux courriers du régulateur, un silence jugé préoccupant.

Un rappel avait été envoyé en novembre aux acteurs concernés au sujet de l’échéance du 30 juin 2026. Après cette date, les sociétés non autorisées devront cesser leurs services en France, comme le résume ce point sur les demandes de licence MiCA en France.

MiCA est entré pleinement en vigueur dans l’Union européenne fin 2024, avec un objectif simple: mettre de l’ordre dans des règles qui restaient très différentes d’un État membre à l’autre. Son système de “passeport” permet à une entreprise agréée dans un pays d’opérer dans l’ensemble de l’UE, et même plus largement dans l’Espace économique européen.

 

C’est là que se situe l’une des inquiétudes françaises. Paris craint que certains acteurs choisissent des juridictions considérées comme plus souples afin d’obtenir une autorisation plus vite.

En parallèle, l’ESMA a fait savoir qu’elle s’attendait à ce que les sociétés non autorisées aient déjà mis en place, ou au moins préparé, des plans de retrait ordonné avant la fin de la transition. Le sujet ne concerne donc plus seulement la France. Il pose aussi la question de l’application cohérente du cadre européen.

La Commission européenne a d’ailleurs proposé de renforcer la supervision centralisée de l’ESMA sur les acteurs crypto. La France soutient cette option, mais plusieurs États membres la contestent.

 

Pour le marché, ce tour de vis réglementaire ne modifie pas directement le fonctionnement des échanges. En revanche, il peut peser sur la structure de l’offre disponible en Europe et sur la confiance des investisseurs envers les plateformes présentes dans la région.

A lire aussi :   10 jeux iOS aux graphismes époustouflants

Dans ce contexte, le bitcoin price reste surveillé comme un baromètre de l’appétit pour le risque. À ce stade, rien dans les informations disponibles ici ne permet toutefois d’identifier une réaction chiffrée immédiate à l’avertissement de l’AMF.

Même logique pour l’ETH. Le contrôle accru des prestataires, de la conservation aux services de négociation, peut influencer le sentiment de marché autour des grands actifs, sans qu’un effet de prix précis puisse être attribué sur cette seule base. Les investisseurs gardent donc aussi un œil sur le ethereum price.
Au-delà de Bitcoin et d’Ether, l’épisode rappelle que le marché des cryptoactifs entre dans une phase où la conformité réglementaire devient un vrai facteur de concurrence. Pour les entreprises qui n’auront ni licence ni plan de sortie crédible d’ici l’échéance, l’accès au marché français – et potentiellement européen selon leur situation pourrait se refermer rapidement.

 

Vous pourriez également aimer

À PROPOS...

Julsa.fr est une fenêtre sur l’univers du jeu vidéo et de la high-tech. Notre mission ? Découvrir et partager avec vous les pépites du web, les jeux incontournables et les innovations technologiques qui façonnent notre quotidien. Plongez dans une exploration enrichissante et demeurez à la pointe des tendances digitales. En savoir plus…

Julsa.fr – © 2010-2026 -Tous droits réservés