Avast lance en France un VPN gratuit sans plafond de données, utilisable sur Windows, macOS, Android et iOS, sans carte bancaire.
Contrepartie : l’infrastructure couvre 40 pays, mais il faut en sélectionner trois, fixés ensuite pour le compte. La version gratuite ne fonctionne pas sur les téléviseurs connectés.
Avast annonce une politique no-logs avec un audit annuel par VerSprite prévu en novembre 2026, tout en portant le passif d’une amende américaine en 2024 pour revente de données. Le service se positionne face à Proton VPN et Windscribe avec un angle différent.
En clair, Avast mise sur la générosité (données et appareils) et verrouille la géolocalisation : un pari qui convient surtout à un usage fixe, à la maison ou sur un poste principal.
L’essentiel
- Gratuit et illimité : Le VPN d’Avast offre des données illimitées, aucun plafond d’appareils et aucune publicité tierce, avec WireGuard, Kill Switch et protection contre les fuites DNS.
- Trois pays figés : Le gratuit permet d’accéder à 40 pays, mais il faut en choisir trois une fois pour toutes. Plus d’emplacements et d’options nécessitent l’offre Premium.
- Applis Windows pressantes : Sous Windows, l’application se lance au démarrage et reste en arrière-plan sans option simple pour l’arrêter, avec des messages d’incitation au payant.
- No-logs sous audit : Avast annonce une politique no-logs auditée chaque année par VerSprite, un point scruté après l’amende américaine de 2024 pour revente de données.
Ce que propose la formule gratuite
Le service offre des données illimitées et un nombre illimité d’appareils rattachés au même compte, sans publicité tierce et sans moyen de paiement à fournir. Côté technique, il utilise WireGuard, inclut un Kill Switch et une protection contre les fuites DNS. Une fonction de blocage des publicités de tiers pendant la navigation est aussi intégrée.
Himmat Bains, responsable d’Avast VPN, présente l’approche comme un socle fonctionnel offert sans restreindre artificiellement l’essentiel. Richard Watts, directeur d’Avast, met en avant la gratuité de fonctionnalités souvent réservées aux offres payantes.
En pratique, ce socle couvre la navigation et la sécurité de base. Pas de pub intégrée ni de péage caché pour ces points : l’incitation au Premium se joue plutôt sur la géolocalisation et les options avancées.

Trois emplacements figés pour le gratuit
L’offre gratuite donne accès au réseau qui couvre 40 pays, avec une limite : il faut choisir trois emplacements pour son compte, et ce choix est définitif. Les États-Unis figurent parmi les options, utiles pour accéder aux catalogues de plateformes américaines. Une mise à niveau payante débloque plus de destinations et des fonctions avancées.
La version gratuite n’inclut pas le double VPN ni la rotation d’adresse IP, réservés au palier Premium, et elle ne fonctionne pas sur téléviseur connecté.
Conséquence directe : si vous changez souvent de pays (voyages, services locaux temporaires), ce verrou peut gêner. À l’inverse, pour un usage stable (télétravail, médias, presse), trois emplacements bien choisis suffisent.
Comparatif express avec Proton VPN et Windscribe
Face aux gratuits bien installés, la position d’Avast est claire : combiner trafic illimité et absence de limite d’appareils, au prix d’un choix réduit d’emplacements.
| Service | Données | Appareils | Pays gratuits |
|---|---|---|---|
| Avast gratuit | Illimitées | Illimité | 3 emplacements figés parmi 40 |
| Proton VPN gratuit | Illimitées | 1 connexion à la fois | Peu de pays |
| Windscribe gratuit | 10 Go/mois après e‑mail | Illimité | 10 pays |
Proton VPN garde l’illimité mais restreint la connexion simultanée. Windscribe ouvre les appareils mais borne le volume. Avast inverse le compromis : pas de plafond de trafic, pas de plafond d’appareils, mais des emplacements figés.
Points de vigilance et confidentialité
Sur Windows, le VPN se révèle intrusif : impossible de désactiver son lancement au démarrage et de fermer complètement le programme depuis la zone de notifications ou le gestionnaire des tâches. Des messages incitant à l’offre payante peuvent aussi apparaître.
- Trois emplacements figés une fois choisis.
- Application Windows difficile à éteindre et à retirer du démarrage.
- Pas de téléviseur connecté pris en charge avec le gratuit.
- Pas de double VPN ni de rotation d’IP sans l’offre Premium.
Avast revendique une politique no-logs, sans conservation ni revente des données d’activité, avec un audit no-logs annuel par VerSprite prévu en novembre 2026. L’éditeur insiste sur l’absence de « pression commerciale », même si l’application affiche des invites vers la version payante.
Le contexte pèse : en février 2024, la FTC a infligé à Avast une amende de 16,5 millions de dollars pour collecte et revente, depuis 2014, de données de navigation via sa filiale Jumpshot à plus de 100 entreprises. L’accord interdit depuis à Avast de vendre ces données sans consentement explicite.
En bref, si vous privilégiez un débit illimité et un parc d’appareils large, l’offre tient la route à condition d’accepter trois emplacements figés et une app Windows envahissante. Si la confiance prime, attendez l’audit no-logs annoncé pour 2026 ou orientez-vous vers un service qui publie déjà des audits récents.
