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4 Commentaires

[Série TV] Critique Childhood's end

[Série TV] Critique Childhood’s end
Camorra

Un synopsis très alléchant pour cette mini-série (6 épisodes au total, répartis sur 2 saisons) « une invasion alien pacifique génère des décennies d’utopie en apparence ». Il y a de quoi faire quelque-chose d’intéressant avec ça et franchement, ça s’est joué à peu de choses pour que cette série soit exceptionnelle.

 

Non je déconne, c’est nul.

 

Nul nul nul. Bon sauf le premier épisode qui est plutôt réussi, il pose de bonnes bases et de bonnes questions… Qui sont ces Aliens ? Quel est leur but ? Pourquoi avoir choisi Barbie de Under the dome comme prophète ? A quel moment ça va commencer à sentir le roussi pour les humains ?

 

Si il y a une chose que les américains savent bien faire dans les séries/films, c’est régler leurs comptes avec leur histoire, passée ou présente. Par exemple ici, l’invasion alien pacifique qui fait vivre l’humanité dans une utopie relative pour pouvoir mieux les trahir après pourrait être une critique des sociétés occidentales type « on vous engraisse pour que vous ne vous posiez pas trop de questions sur votre condition et que vous ne vous rebelliez pas »… C’était bien parti comme ça mais finalement c’est devenu un espèce de délire pseudo-religieux (et oui, nous découvrons avec stupeur à la fin du premier épisode que le chef alien est un bonhomme tout rouge avec des sabots et des cornes, le diable quoi)

Tout ça passe peut-être dans le roman (oui Childhood’s End est l’adaptation du roman Les enfants d’Icare d’Arthur C. Clarke, publié en 1953) mais là… Non.

 

Il ressemble à ça Robert, le chef des Aliens, subtil heini

Il ressemble à ça Robert, le chef des Aliens, subtil hein ?

 

D’ailleurs les aliens, ces chenapans, font tout leur possible pour éradiquer les religions, n’épargnant aucune scène complètement cliché à nos pauvres yeux meurtris. Vous ne me croyez pas ? A un moment il y a une religieuse-résistante (parce-que les religieux sont des résistants dans la série) qui brandit un crucifix pour faire fuir un alien. Si si, je vous jure, et même que ça marche ! « Non ne me tues pas, j’ai le pouvoir de Dieu avec moi *lumière aveuglante* »

Je veux dire, les aliens c’est pas des chochottes quand-même, ils font 2 mètres de haut, ils ont des cornes badass et désintègrent un humain d’un claquement de doigt. Et bien il semblerait que ces mecs-là aient peur d’une toute petite croix dorée.

 

Voilà voilà.

 

Et donc une fois le délire religieux des scénaristes terminé, nous passons à la thématique de l’enfance.

 

« Childhood’s end » ce n’est pas pour rien.

Je pensais que c’était une métaphore pour dire que l’utopie était l’enfance de l’homme et qu’après, ils allaient en chier grave.

Mais non, pas de métaphore, nous parlons ici de vrais enfants. Des enfants qui se barrent.

 

C’est nul hein ?

 

Pardonnez moi d’avance, je risque de spoiler un peu mais de toute façon, soit vous avez déjà vu cette série et vous venez ici pour avoir la confirmation qu’effectivement, c’est nul, soit vous vouliez un avis avant de vous lancer dedans et avez décidé de ne pas le faire… (Et si vous tout de même décidé de regarder je ne peux rien faire pour vous, c’est que vous êtes masochiste et il y a des spécialistes pour ça).

 

Bon allez, je me lance, nous avons très vite la réponse sur l’objet de la venue des méchants extra-terrestres. Les aliens sont là pour… Ils vont venus pour heu… Pour… Pour voler les enfants. Ouais, vous avez bien lu. Ils ont développé un niveau de science incroyable, voyagé à travers tout l’espace-temps, réduit la race humaine en esclavage (sans oublier de nettoyer l’atmosphère de la pollution, de mettre fin à toutes les guerres, à la famine, la maladie, à l’injustice…) pour voler 2 milliards de chiards (et faire exploser la planète après, ils sont MÉCHANTS je vous dis). Mais pourquoi des enfants me direz-vous ?

Aucune idée, pour aller dans le cliché à fond probablement, les enfants, l’innocence tout ça ?

 

Et puis bon, vu leur niveau de technologie, ils auraient pu faire ça discretos, en faire disparaître un ou deux par-ci par-là mais non, les gosses décident tous de se barrer ensemble et en volant. L’image des petits chérubins tout mignonnets qui s’envolent vers le ciel en se tenant par la main ne nous est pas épargnée, une scène d’un ridicule absolu entrecoupée de passages de parents qui tombent au ralenti *rire nerveux en revoyant la scène*

 

Dieu que ce passage est mauvais.

 

Morceaux choisis du départ des morveux... C'est tellement mal filmé que nous n'avons aucune sympathie pour les parents

On peut m’expliquer pourquoi ils écartent les bras en s’envolant ?

 

Bon voilà, l’histoire est nulle, je ne pense avoir laissé d’ambiguïté sur mon point de vue.

 

Mais il n’y a pas que ça qui est raté, il y a aussi le casting, composé essentiellement d’acteurs qui jouent niaisement. Barbie déjà, on a un peu d’espoir au début, on se dit qu’il n’a pas été choisi comme ambassadeur pour rien, que sous une apparence de fermier américain un peu con-con se cache un warrior au passé tragique.

Et non, c’est vraiment un fermier con-con jusqu’au bout. Ils ont essayé de lui nouer une relation spéciale avec le chef des aliens mais la mayonnaise ne prend pas et on finit tout simplement par ne plus entendre parler de lui. Nous n’avons aucune empathie pour les personnages, impossible de s’attacher à des personnalités aussi plates, aussi clichés.

 

Ils ont essayé de donner un côté poétique à la chose avec un rythme lent (et aussi parce-qu’ils ne savaient pas comment combler les trous du scénario) mais cette combine ne peut fonctionner qu’avec une photographie du tonnerre… Vous aurez compris que ce n’est pas le cas ici, la manière de filmer est tout aussi fade que le reste, les dialogues, la musique… Plat, niais et sans intérêt.

 

La bonne nouvelle c’est qu’il n’y a que 3 épisodes. La mauvaise c’est qu’ils durent 1h30 et dire qu’on s’y ennuie serait un euphémisme monumental. Derrick paraît palpitant à côté.

 

Conclusion : fuyez

 

Pour Conclure

2

sur 10

C'est le gros lot pour Childhood's end, qui décroche l'oscar du plus gros gachis scénaristique ainsi que celui de la série la plus niaise et chiante de l'année. Il n'y a rien pour sauver la production, pas même le plutôt bon premier épisode, trop vite eclipsé par le vide intersidéral des deux suivants.
  • Zalmoxis ♫♪‏

    Ralalala tu m’as bien fais rire ^^
    Du coup ce soir je fais clic droit – supprimer ! pas de temps à perdre avec ca ^^

    Merci ^^

    • Camorra

      Très bonne initiative ! En revanche comme mini-série je te conseille « And then they were none », franchement pas mal du tout !

    • Camorra

      Très bonne initiative ! En revanche comme mini-série je te conseille « And then there were none », franchement pas mal du tout !

      • Zalmoxis ♫♪‏

        Je l’ai vu passer, j’irais regarder.
        En mini série j’ai bien aimé regarder « Tut ».
        C’est sur l’Égypte.
        C’était plutôt cool.