Vous aimez les sylvanian Families ? Mais si ! Ces petites figurines représentants des animaux anthropomorphes sortis dans les années 80. Plus de 40 ans plus tard, le succès est toujours au rendez-vous avec les nouvelles générations, qui ne peuvent que les trouver trop mignonnes.
Fans des Sylvanian Families – Des fans pour des fans ?
Nanako est une collégienne plutôt discrète et dans le rang. Elle se veut plutôt ordinaire, mais a une passion dévorante, les Sylvanian Families. Un jour, par hasard, elle remarque que Mimoza, la gal qui est assise à côté d’elle en classe joue également avec ces fameuses figurines pendant les cours. Si elle croit au début à un simple hasard, elle se rend vite compte que c’est loin d’être le seul objet de la franchise qu’elle détient.
Touchée par la candeur de celle qui fait pourtant peur à une bonne partie de la classe à cause de sa façon de s’habiller, elle décide de la défendre face à Monsieur Mohara, un professeur de nature moralisatrice. Une action qui va faire naître une belle amitié entre deux jeunes filles qui n’ont en commun que leur passion pour les Sylvanian.
Monsieur Mohara est quelqu’un d’assez strict, mais son comportement devient immédiatement plus mielleux en présence de la jolie mademoiselle Hora. Mimoza et Nanako le remarquent et décident d’investiguer. Quel est donc le secret de monsieur Mohara ? A-t-il ses chances avec mademoiselle Hora ?

Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’on saisit très vite quel est le thème central de ce manga. Les Sylvanian Families sont partout, sont répétés, sont matraqués jusqu’à une impression indélébile dans l’esprit du lecteur. Cela ne laisse pas grand doute quant à l’objectif de cette œuvre. Toutefois, il met en place une tranche de vie au format plutôt chaotique, mais loin d’être désagréable.
Le relation entre Mimoza et Nanako est certes encore immature, mais elle a le mérite de présenter deux personnages très différents et cherchant réellement à se comprendre, toujours via le prisme de la licence Sylvanian Families. On sent toutefois que notre auteure ne sait pas vraiment où elle va et piétine pendant une bonne partie de l’intrigue. De même, aucun fil rouge ne se dégage particulièrement de ce tome, malgré une structure bien plus cohérente à la fin de celui-ci.
Fans des Sylvanian Families est un manga écrit par Kuko Okana depuis 2023 pour un total de 7 tomes. Chez nous, il est publié chez Soleil Manga, le premier tome étant sorti le 5 Mai 2026 et le second le 9 Juillet 2026.

Slice of life ou comic ? dure de choisir
Côté dessin, on a dès la première lecture cette impression qui rassemble les manga à destination d’un public très jeune. Les planches semblent surchargées, que ce soit par les effets, les dialogues ou une omniprésence des personnages. Ces derniers ont d’ailleurs un charadesign plutôt réussi, mettant particulièrement en avant leur émerveillement pour une certaine licence. On notera toutefois un travail particulier fait sur les personnages clichés au premier coup d’œil, mais qui parviennent à transplanter les idées reçues par leur personnalité, comme Mimoza ou monsieur Mohara.
L’utilisation des trames est un peu brute, le trait parfois un petit peu rapide et les décors très sommaires. L’accent est mis avant tout sur l’ambiance et le côté tranche de vie. D’ailleurs, le découpage des planches est relativement classique, contrairement à la longueur des différents chapitres, qui se veut être particulièrement chaotique. La structure change tout du long, devenant de plus en plus longue.
Côté édition, nous sommes sur un grand format à la couverture réussie, à la couverture cartonnée travaillée et au papier de bonne facture. Dommage toutefois que le titre, malgré un public ciblé visiblement assez jeune, soit toutefois vendu 10€.

Conclusion
Si vous êtes une ou un fan inconditionnel des Sylvanian Families, alors vous ne pouvez pas rater ce titre. Autrement, vous n’y verrez sûrement qu’une tranche de vie un peu brouillonne qui rabâche un peu trop le nom de sa licence fétiche.
On ne va pas se le cacher, Fans des Sylvanian Families est avant tout un manga publicitaire. Si Soleil y fait du bon travail et que l’histoire reste une tranche de vie correcte malgré une structure chaotique, j’avoue que le manque de subtilité m’a quelque peu refroidi…

