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4 Commentaires

Test : Ico & Shadow of the Colossus (Classics HD)

Test : Ico & Shadow of the Colossus (Classics HD)
Bastien

 

Après le test de God Of War Collection Volume 2, c’est au tour de deux grands classiques de la PS2 de se payer une refonte en HD (PS3), Ico et Shadow of the Colossus, dont vous je vous laisse lire le test ci après.

 

Ico et Shadow of the Colossus, ce ne sont pas de simples jeux-vidéo, ce sont des œuvres. Les œuvres d’une tête pensante qui n’a à son palmarès que ces deux jeux en question, j’ai nommé Fumito Ueda. Et aussi maigre son palmarès soit-il, cet homme a révolutionné le jeu vidéo en imposant un style peu conventionnel, basé sur la poésie d’une histoire et l’onirisme des actions ainsi que des paysages qui vont composer ses jeux.

 

 

Ainsi, Ico va narrer l’histoire d’un garçon voué à être sacrifié par son village, mais qui parviendra miraculeusement à échapper à son funeste destin. Il trouvera sur son chemin une fille, Yorda, qui deviendra sa compagne de fortune, et s’apercevra que cette fille n’est pas vraiment « normale », dans la mesure où elle parle un dialecte incompréhensible et se voit poursuivre par des ombres qui cherchent à la kidnapper. Ico va donc jouer le rôle de protecteur tout au long du jeu et va régulièrement marcher main dans la main avec Yorda pour résoudre des énigmes.

 

Graphiquement, Ico accuse le poids des dix années qui se sont écoulées entre la sortie sur PS2 et son portage sur PS3. Le jeu n’est pas nécessairement moche, mais franchement cela fait très vieux quand même ; les animations d’Ico sont l’exact reflet de l’âge du soft. Je me ferai peut être des ennemis en disant cela, mais notre héros bouge comme une vieille paralytique, et lorsqu’il court c’est le summum, ses jambes bougent comme celles de Sonic, la vitesse en moins ; on ne pouvait cependant pas espérer de miracle, le concept étant de lisser le jeu en HD, et non de le modifier ostensiblement.

 

 

Le gameplay est assez particulier, aucune indication en ATH, pas de barre de santé ni quoi que ce soit, l’écran est dépouillé, comme si l’on suivait un film interactif, on aime ou pas donc.

 

Shadow of the Colossus, quant à lui, est beaucoup plus avenant. Plus récent déjà, puisqu’il n’a « que » 5 ans, il est de fait beaucoup plus joli à regarder, et le lissage HD, même s’il n’était pas indispensable car le jeu original est déjà très beau sur PS2, lui rend parfaitement hommage. L’histoire contée dans ce jeu n’a absolument rien à voir avec Ico, on y dirige un nouvel héros nommé Wander qui, pour ressusciter sa bien aimée, va arpenter un monde où il devra affronter un certain nombre de colosses de pierres afin que ces derniers lui donne le pouvoir nécessaire pour mener à bien son opération de résurrection. Pour se déplacer au travers de ce monde, Wander sera accompagné de son fidèle destrier Agro, ce dernier se voyant être le seul compagnon de notre héros durant tout le jeu.

 

 

Car on se sent seul dans ce jeu, très seul, et c’est bien là le concept voulu par Fumito Ueda. L’idée de Shadow of the Colossus est de créer une atmosphère oppressante, avec beaucoup de temps mort, histoire de bien vous rappeler que votre but est de sauver votre bien aimée, que rien d’autre ne compte, et que vous serez prêt à tout les dangers pour mener à bien votre quête.

 

De fait, l’essentiel de l’action va être très simple, vous devez vous rendre dans une zone, laquelle vous est indiquée par les rayons du soleil qui se reflètent sur votre épée lorsque vous la brandissez vers le ciel, vous arrivez dans ladîte zone et vous devez terrasser le colosse qui s’y trouve. Pour le tuer, il vous faudra généralement lui trouver un point faible, afin de le forcer à s’agenouiller et de profiter de cette faiblesse pour monter sur son dos, pour au final planter à plusieurs reprises votre épée dans un ou plusieurs endroits de son corps. Une fois le colosse tué, Wander est automatiquement renvoyé dans la crypte où se trouve sa bien aimée ; et vous rempilez pour un nouveau colosse à aller abattre ailleurs.

 

 

Outre sa redondance manifeste, le concept de Shadow of the Colossus est particulièrement accrocheur, et l’on retrouve cette ambiance onirique si caractéristique des œuvres de Ueda. Le gameplay est assez simple, tout comme celui d’Ico, mais je l’ai trouvé relativement rigide, avec des bugs de collisions assez gênant parfois, comme lorsque l’on souhaite monter sur un colosse, et que pour une raison x ou y, Wander refuse de grimper plus haut qu’un certain point ! Des problèmes de caméras se font également très souvent sentir, et là, on rage totalement quand cela arrive !! Il est à noter aussi qu’au niveau gameplay, une jauge d’endurance est présente, et cette jauge se vide au fur et à mesure que vous vous agrippez aux colosses, très stressant car lorsqu’elle est complètement vide, vous devez trouver un endroit sur le colosse qui ne sera pas exposé aux multiples mouvements qu’il fera pour vous déloger de son dos !

 

Les deux softs partagent en commun une bande son absolument fabuleuse, composée de musiques symphoniques, et qui collent parfaitement à l’action narrée dans chaque jeu.

La réédition de ces titres en HD est parfaitement légitime, car elle permet à des personnes, comme moi, de s’essayer à des titres considérés comme majeurs sur la PS2, et à moindre coût ; car il faut rappeler à tout le monde que ces titres sont très difficile à trouver sur PS2 aujourd’hui. Une bonne initiative, là encore, de la part de Sony, mais qui ne sera pas indispensable pour qui possède déjà ces titres sur PS2.

 

 

Conclusion : Je n’ai pour ma part pas été convaincu par Ico, le concept est très particulier, et j’ai vite lâché l’affaire car d’une part l’action peine à se lancer, et les énigmes m’ont paru trop compliqué au premier abord (je ne suis peut être pas doué en même temps vous me direz) ; en revanche Shadow of the Colossus m’a emballé ! Même s’il cumule quelques petits défauts, le concept et l’ambiance sont vraiment originaux et méritent d’être découvert, qui plus est à petit prix, une bonne surprise pour ma part !

 

Ma note : 17/20

 

Ico & Shadow of the Colossus est disponible en exclusivité sur PS3 au prix de : 36,90€ frais de port inclus.  

 

  • Hmm je devais me le payer, deux jeux mythiques sur PS3! Bon test 🙂

  • Très bon test, je suis dessus en ce moment. Je n’ai pas accroché à ICO non plus. C’est vrai que SOTC est plus intéressant et a moins pris un coup de vieux.

  • merci à vous, en revanche pourquoi les noms des héros ont été changés dans mon texte? j’avais écris Wanda et Argo, il me met Wander et Agro lui…. –‘

  • Merci pour ce test ! Je suis étonnée car ICO m’a tellement plu ! Je l’ai adoré, c’est une merveille de délicatesse ce jeu ! Bon, en même temps, ça date et je n’y ai pas rejoué depuis des années… Je vais le ressortir 😉

    SOTC c’est mon plus grand regret : J’ai tardé à l’acheter à l’époque et ils sont partis comme des petits pains ! Je vais peut-être m’offrir cette version alors.