Test ICE Watch ICE Fit : une montre connectée abordable

par JulSa_

Quand j’ai reçu l’ICE Watch ICE Fit, je dois avouer que mes attentes étaient mitigées. Une montre connectée à 129€ de la part d’une marque plutôt connue pour ses montres colorées que pour la tech sportive ? J’étais curieux, mais pas spécialement convaincu. Après trois semaines d’utilisation, entre mes sorties running matinales et mes journées de travail, voici mon retour d’expérience complet.

Premier déballage : des bonnes surprises

La première chose qui m’a frappé en sortant la montre de sa boîte, c’est la qualité de construction. Le boîtier en alliage d’aluminium donne une impression de solidité qu’on ne retrouve pas forcément sur d’autres montres de cette gamme de prix. À 43 grammes, elle se fait vite oublier au poignet, un point crucial quand on la porte jour et nuit.

 

Le bracelet en silicone est suffisamment souple pour être confortable, même pendant mes longues sessions de sport. J’ai particulièrement apprécié le système d’attache rapide qui permet de changer facilement de bracelet. D’ailleurs, après trois semaines d’utilisation, aucune trace d’irritation à signaler, même par forte chaleur.

Un écran qui en jette (vraiment)

L’écran AMOLED de 1,78 pouce est probablement le point fort de cette montre. Les couleurs sont vives, les noirs profonds, et même en plein soleil lors de mes sorties vélo, la lisibilité reste excellente. La résolution de 368 x 448 pixels offre une netteté satisfaisante pour ce type d’appareil.

 
ICE Watch ICE Fit 9

Par contre, et c’est là où le bât blesse, l’absence de capteur de luminosité automatique devient vite pénible. J’ai perdu le compte du nombre de fois où j’ai dû jongler avec les réglages manuels entre mon bureau sombre et mes sorties en extérieur. C’est d’autant plus frustrant que cela impacte directement l’autonomie, comme j’ai pu le constater.

L’application ICE Fit : entre simplicité et limitations

L’installation de l’application ICE Fit s’est révélée plus laborieuse que prévu. Entre les autorisations à accorder et les explications parfois floues, j’ai mis près de 20 minutes à tout configurer correctement.

Une fois configurée, l’application fait le travail. L’interface est claire, les données sont bien présentées, et j’ai apprécié la possibilité de personnaliser les métriques affichées. La synchronisation avec Apple Santé fonctionne correctement, même si la compatibilité reste limitée à quelques applications seulement.

 

Performance sportive : correct mais pas plus

Avec plus de 110 activités sportives annoncées, je m’attendais à un suivi différencié selon les sports. Grosse déception : que vous fassiez du golf, de la musculation ou du yoga, le suivi reste identique. Durée, calories, fréquence cardiaque, c’est tout. Si vous testez le mode golf sur votre parcours habituel, vous pourriez espérer au moins une carte de score ou des données métriques spécifiques. Malheureusement ce n’est pas le cas.

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La course à pied et la marche s’en sortent mieux. Le GPS embarqué est un vrai plus pour cette gamme de prix. Lors d’une sortie de 10 km que je connais par cœur, l’ICE Fit a affiché 9,2 km tandis que ma montre de référence indiquait 9,9 km. L’écart n’est pas énorme, mais il existe.

 

Le temps de connexion GPS m’a également posé problème. En moyenne, il faut compter 3 minutes pour avoir le signal, avec un pic à 8 minutes un matin où j’étais pressé. Pas idéal quand on veut partir rapidement pour son footing matinal.

Suivi de santé : plutôt fiable au quotidien

ICE Watch ICE Fit 11

Concernant le suivi des constantes de santé, l’ICE Fit s’en sort honorablement. La fréquence cardiaque au repos correspond globalement à ce que j’observe sur d’autres appareils. En revanche, lors d’efforts intenses, notamment pendant mes séances de fractionné, les relevés deviennent moins précis et peinent à suivre les variations rapides du rythme cardiaque.

Le suivi du sommeil m’a agréablement surpris. Les phases de sommeil détectées correspondent assez bien à mon ressenti, et les réveils nocturnes sont correctement identifiés. J’ai trouvé utile de pouvoir visualiser l’évolution de ma qualité de sommeil sur plusieurs semaines.

 

Un détail qui a son importance : la mesure du SpO2 (saturation en oxygène) fonctionne bien, même si elle reste indicative. J’ai comparé avec un oxymètre médical (madame est infirmière) et les résultats étaient cohérents.

Autonomie : excellente… avec des conditions

ICE Watch annonce 5 à 7 jours d’autonomie en usage normal. Dans la pratique, j’ai obtenu 6 jours complets avec un usage modéré (notifications actives, 2-3 séances de sport par semaine, suivi du sommeil). C’est un très bon point comparé à la concurrence.

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En revanche, si vous activez le mode « always on » comme je l’ai fait par curiosité, l’autonomie chute drastiquement à 2,5 jours. C’est la rançon de l’absence de capteur de luminosité automatique : l’écran consomme en permanence au maximum.

 

La recharge via le petit socle magnétique est rapide (environ 2 heures) mais le support manque de stabilité. J’ai eu quelques frayeurs avec la montre qui glissait de son socle pendant la nuit.

Fonctionnalités connectées : le minimum vital

ICE Watch ICE Fit 14

La possibilité de passer des appels directement depuis la montre est un vrai plus. La qualité audio est correcte, même si je ne recommande pas d’abuser de cette fonction en public. Les notifications sont bien gérées, même si l’impossibilité d’y répondre autrement que par des messages prédéfinis reste frustrante.

J’ai également apprécié le contrôle de la musique du smartphone et la fonction « appareil photo distant » qui s’est révélée pratique pour les photos de groupe. La fonction lampe torche, bien que gadget, m’a dépanné plusieurs fois.

 

Mes regrets et points d’amélioration

Après ces trois semaines d’utilisation, plusieurs points m’ont gêné :

La gestion des notifications pourrait être améliorée. Les supprimer sur le smartphone ne les efface pas sur la montre, ce qui devient vite pénible.

Le GPS, bien que présent, manque de précision pour un usage sportif sérieux. Les écarts de distance sont trop fréquents pour faire confiance aux données.

 

L’absence de capteur de luminosité automatique est un vrai handicap à l’usage quotidien.

Enfin, le marketing autour des « 110 activités sportives » est trompeur quand 90% d’entre elles proposent le même suivi basique.

 

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