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[Test] FURI sur Switch : Un portage réussi mais non sans défaut

[Test] FURI sur Switch : Un portage réussi mais non sans défaut
Maxi
  • Le 31 janvier 2018

Un an après sa sortie officielle sur PS4 et PC, le studio français Game Bakers sort le shoot’em up qui a surpris tout le monde en 2016. Furi est un jeu de tir-d’action vue d’en haut qui met à l’épreuve le joueur contre divers boss plus ou moins difficiles (appelés Boss Rush). Dans ce test, nous allons parler du jeu en lui-même, puisque aucun test sur ce jeu à été fait à ce jour sur le site, et ensuite parler des changements que la version Switch nous donne, à noter que cette version contient un accès au jeu sorti auparavant sur les consoles citées au dessus, avec en plus le DLC « One more fight » qui rajoute un boss en plus, qui ne touche pas l’histoire principale.

Alors, que donne sur Furi sur Switch ? Un simple portage comme certains jeux indépendants ou alors des changements au niveau du gameplay qui permettra aux fans de s’y retrouver tout en ayant ce petit quelque chose en plus ?

Un principe simple, mais d’une grande efficacité

Revenons aux bases, vous êtes un prisonnier qui essaye de s’échapper d’une prison à plusieurs planètes, il va falloir alors se battre contre différents boss, appelés « gardiens » qui sont au nombre de douze, qui résident dans une planète emprisonnée chacune. Les séquences de boss sont coupées par des transitions de marche entre chaque portail où un homme lapin mystérieux nous parle des aptitudes de nos futurs adversaires tout en essayant de nous décourager, mais qui est ce mystérieux lapin ?

L’histoire s’arrête ici, Game Bakers ne détail par trop cette histoire puisque ce n’est pas là le but premier du jeu, qui est en réalité les phases de boss et la capacité de combat des différents ennemis.

Un gameplay unique en son genre.

Certes, on peut y voir ici un shoot’em-up basique, un boss rush sans intérêt si l’histoire n’est pas approfondie. Mais ce n’est pas du tout ça. Posons-nous les bases : nous avons dans notre arsenal de combat une arme laser à distance, utilisable avec le joystick droit et un sabre pour le corps-à-corps avec le bouton Y du Joycon. ces deux objets seront utiles et devront être utilisés intelligemment par le joueur lors des phases de combat, attaque, esquive, parade, chaque mouvement sera alors cruciale pour parvenir à toucher l’ennemi. Il n’y a pas d’aptitudes à apprendre, pas de points de compétences, juste votre… et votre couteau (vous avez compris), le jeu se concentre uniquement sur le talent du joueur, la prise en main est alors très simple. Chaque boss a une particularité : l’invisibilité, le combat au corps-à-corps, la vitesse ou les lasers. On devra alors s’adapter d’une façon de jouer à une autre pour pouvoir venir à bout de l’ennemi. Le but étant d’apprendre le paterne exact pour parvenir à le toucher et à esquiver sans se prendre des dégâts. En gros, c’est un « die & Retry » un peu plus simplifié que certains jeux que l’on voit souvent. Pourquoi simplifié ? Car le jeu propose un système de barre de vie avec trois vies de bases, le boss quant à lui a entre trois et cinq barre de vie, quand une barre de vie est descendu à zéro, on reçoit une vie supplémentaire si nous en avons perdu une auparavant lors du combat. Assez facile pour les fan de shoot’em up un peu hard, mais les néophytes ne seront pas frustré en jouant à Furi, le jeu propose trois mode différents : le mode facile , normal et furieux qui là plairont aux fan de « die & retry » qui repousseront leur limites en se concentrant sur des attaques deux fois plus puissantes et dangereuses. Furi propose alors un style de jeu qui convient à tout le monde.

Sur Nintendo Switch, les petits joysticks de la Joycon sont difficiles à prendre en main lors des tirs au laser, peut-être même un peu imprécis si l’on veut viser correctement, c’est le petit point négatif de cette version Switch du jeu, mais nous prenons tout de même plaisir à (re)découvrir ce jeu sur la TV ou en console portable, ce qui est un gros point positif, jouer à Furi dans son lit ou dans le train, ça a de la gueule !

Des boss à analyser et à travailler

Pour certaines phases, il faudra être précis et patient, par exemple lors de la dernière barre de vie du boss, on devra jouer uniquement sur les esquives et sur le timing et la parade au corps-à-corps. Le premier boss du jeu vous servira de tutoriel pour apprendre les bases, ensuite, ce sera à vous de vous servir de votre cerveau et de vos reflex pour tenter de venir à bout de votre ennemi. Il vous faudra jouer sur le timing des mouvements et parfois du son pour parer correctement et pouvoir récupérer de la vie. Ayant essayé de jouer sans le son, on arrive moins à parer les coups car le son (une sorte de petit bruit aigu qui permet de savoir quand l’ennemi va frapper) aide énormément pour certains boss. Concernant la difficulté de chaque boss, elle ne vas pas crescendo, c’est à dire du plus faible au plus fort, vous pourrez vous louper plusieurs fois sur le quatrième boss mais first try le cinquième par exemple. Tout dépend de vos talent en esquive et coup de sabre.

Une direction artistique et une bande-son remarquables.

On ne va pas se mentir, Furi a des graphismes géniaux, c’est très beau, Game Bakers donne un style propre au jeu, on remarque quand même quelques défauts au loin lors des phases de transition. Et ces phases de transition sont parfois assez longues, mais aussi douloureuses visuellement sur Switch. Sur la console de Nintendo, que cela soit sur TV ou en console portable, quelques baisses de FPS sont assez gênantes, j’en ai eu quelques-unes sur une phase de boss (The Star, boss de fin) mais surtout lors de ces phases de transition, chaque transition était presque fluide, mais pas totalement. Ce n’est pas comme un Rime qui est injouable, mais quand même, ça peut gêner la rétine.

Ce qui fait le point fort de ce jeu reste la bande-son. Nous ne sommes pas obligés d’aimer la musique électronique pour se plonger dans cette aventure, la musique se marie parfaitement bien au gameplay qui nous donne envie de recommencer encore et encore un boss qui est associé à la musique. Si ce n’est pas déjà fait, je vous conseille de vous jeter sur l’OST de ce jeu, disponible sur Youtube. Nous pouvons noter la présence de Carpenter Brut, Danger ou encore The Toxic Avenger qui ne sont pas inconnus au bataillon de la musique électronique. Le choix de la musique rythme et donne une sensation de vitesse dans le gameplay, et rien que pour ça, on en redemande !

 

Les Points Positifs :

  • Un gameplay basique qui plaira au débutant mais aussi aux fans shoot’em’up
  • Aucune lassitude des boss: variable selon les modes de jeu et tous différents
  • Jamais frustrant
  • La bande son du jeu
  • Un style graphique plaisant à voir…

Les Points négatifs :

  • … Mais une expérience parfois gâchée par quelques chutes de framerate
  • Scénario pas assez dévellopé
  • Les transitions de boss beaucoup trop longues

Pour Conclure

8

sur 10

Game Bakers signe là son jeu-phare du studio. Un gameplay qui paraît simple au premier abord, mais qui finit par plonger le joueur à faire de son mieux pour vaincre le boss le plus rapidement possible sans perdre de la vie. Mener par une bande-son (je le redis encore) extraordinaire, on ne se lasse pas de jouer des heures à ce jeu dans tous les modes de difficultés et essayer de faire mieux qu'auparavant. Game Bakers, on attend une suite !