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Test : Company of Heroes 2

Stark Bears Alexis

Aujourd’hui je vous emmène dans les mornes plaines de l’Union Soviétique afin de vous parler de Company of Heroes 2.

Company of Heroes premier du nom fut un hit, par ses graphismes superbes et son gameplay très fouillé pour l’époque. Les DLCs sortis pour COH  étaient très sympa et apportaient de la fraîcheur à un jeu qui déboîtait déjà pas mal. Avec un changement d’éditeur on pourrait craindre le pire pour la licence, est-ce le cas? 

La douce musique des Katyusha est si...expressive.

La douce musique des Katyusha est si…expressive.

Company of Heroes nous faisait (re)découvrir la campagne en Europe, opposant les Allemands et les Américains. Au tour de l’Est de proposer ses règles. Les combats les plus violents de la Seconde Guerre Mondiale s’étant déroulés dans l’Est, attendez vous à un jeu violent et pas forcément moralement acceptable (l’ordre 227 donné par le camarade Staline interdisait la retraite devant les troupes allemandes, sous peine d’exécution sommaire, sans compter les commissaires régimentaire chargés d’encadrer les officiers lors des décisions…discutables à prendre. Marche ou crève prend tout son sens avec l’armée soviétique, et vous vous retrouverez souvent avec de grosses escouades, et beaucoup de véhicules (les soviétiques n’avaient pas forcément des troupes très équipées, vu les pertes colossales que leurs tactiques leur infligeaient, et compensaient donc par le nombre).

Les Allemands ne savaient pas trop à quoi s'attendre, mais n'étaient pas démunis non plus.

Les Allemands ne savaient pas trop à quoi s’attendre, mais n’étaient pas démunis non plus.

Une violence crue donc, aidée merveilleusement par le moteur du jeu. Tout neuf tout beau, il permet d’afficher des effets assez bluffants je dois l’avouer, que ça soit au niveau des textures, des animations, et même des effets. Un obus tombe, des volutes de poussières obstruent la vue de vos troupes…Car oui le champs de vision de vos troupes est pris en compte désormais, et vous ne savez pas ce qui vous attend derrière un mur avant de le franchir. Les obstacles suffisamment bas sont d’ailleurs franchissables pour les troupes à pied, et entièrement destructibles sinon. En parlant des dommages, il est possible de faire s’effondrer des structures occupées désormais, que ce soit de manière explosive ou calorifique. Il est réjouissant de faire sortir des troupes de leur couvert en hurlant, parce qu’ils ont le feu aux fesses (les cris sont d’ailleurs très convaincants). La Russie n’a jamais été connue pour ses différents climats accueillants, et c’était déjà le cas dans les années 40. Etre surpris par un blizzard est synonyme de mort lente, pensez donc à rentrer vos pauvres troupes, sans quoi elles gèleront sur place. Heureusement, il est possible de construire des feux de camps, ou simplement de les abriter dans des structures fermées. Les changements météorologiques sont un nouvel atout du jeu, qui ralentit pas mal le gameplay, et permet de regrouper ses forces (seuls les véhicules et quelques unités d’infanteries peuvent supporter le froid). Qui dit blizzard dit neige, et vous en verrez beaucoup. La poudreuse ralentira vos troupes, car oui patauger dans un mètre de neige, c’est drôle quand on se fait pas tirer dessus. Les véhicules seront aussi ennuyés par le climat, surtout quand il s’agira de traverser des cours d’eau gelée. Une petite charge explosive et boom, on dit adieu aux chars qui s’enfoncent inéxorablement dans l’eau (les mortiers, canons antichars, et meme les chars sont efficaces pour cette technique peu scrupuleuse, mais après tout « La guerre c’est la guerre »).Les effets sonores sont aussi très bien gérés, au point qu’on se croiraient sur le champs de bataille (sans la fraicheur du blizzard, grand bien nous en fasse), le vent hurle à nos oreilles, les Orgues de Staline jouent leur délicate musique de destruction, les hommes blessés hurlent sur le sol, les canons tonnent et les commissaires s’arrachent la voix en menaces contre l’ennemi et leurs propres troupes. Ne mettez pas le son trop fort.

Quand ça craque, c'est bon signe... Ou pas.

Quand ça craque, c’est bon signe… Ou pas.

La campagne solo se compose de 15 missions aux objectifs très variés. Ça ira de tenir une position contre les vagues d’ennemis, nettoyer une ville en prévision d’une attaque à grande échelle, et même une mission d’infiltration (je ne vous en dis pas plus). La narration se fait au travers des flashbacks de Lev Abramovich Isakovich, un ex-officier de l’Armée Rouge, que vous retrouvez en prison. Vous découvrirez à travers ses récits les raisons qui l’ont menées au Goulag. Les missions ne se ressemblant pas les unes les autres vous aurez une petite dizaine d’heures de jeu rien que pour apprendre les mécaniques de jeu.

Les Russes étant chez eux, ils savaient comment chasser.

Les Russes étant chez eux, ils savaient comment chasser.

Au niveau gameplay d’ailleurs, rien de très compliqué, en solo ou en multijoueur. Vous devez gérer trois ressources: les points d’effectifs, de munitions, et de carburant. Les premiers s’obtiennent en capturant et tenant des points standards, les deux autres en prenant lesdits points de ressources ou en construisant une cache à ressources spécifique sur un point standard. A partir de là, il vous faudra faire une bonne micro gestion pour pouvoir construire des batiments, qui eux vous donneront accès à certaines unités. Enfin, il vous faudra gérer le développement de votre technologie, divisé en trois niveaux (votre armée, en se développant, aura besoin de nouveau matériel comme des chars, des canons, des équipes d’armes lourdes…).

Il doit faire un peu chaud dans la maison.

Il doit faire un peu chaud dans la maison.

 

Il vous sera possible d’utiliser des armes spéciales telles que le Panzerfaust ou le cocktail Molotov grâce à vos points de munitions(voire donner de nouvelles armes à vos troupes) , tandis que les points de carburants vous permettront de déployer des blindés. En accomplissant des actions comme tuer des ennemis, ou encore capturer et tenir des points, vous gagnerez des points d’expérience, qui une fois à un certain niveau vous permettront de de choisir un commandeur (qui vous permettra d’utiliser des capacités/matériels spéciaux, voire de déployer des unités rares comme le Tigre ou le IS-2).

Il faut l'avouer, le Tigre en impose.

Il faut l’avouer, le Tigre en impose.

En parlant multi, il vous sera possible d’affronter d’autres joueurs online, des IA ou encore de participer au Théatre de guerre. Ce dernier mode est une suite de missions à faire en coop’ reprenant des événements chronologiques des deux cotés des belligérants. Un système d’expérience par parties vous permettra de gagner du galon, et de débloquer des perks qui amélioreront un peu votre armée ( trois perks max).

Cours Franz, COUUUUURS !!!!

Cours Franz, COUUUUURS !!!!

On retiendra au final dynamise, immersion, violence, et censure. Company of Heroes 2 est un excellent RTS, qui a su bien évoluer de son aîné et s’en tire extrêmement bien. Des graphismes superbes, un gameplay simple et complexe à la fois, et surtout qui nous montre la Seconde Guerre Mondiale comme elle s’est passée, dans le sang et la dévotion.

Quand je dis beaucoup d'unités, c'est beaucoup d'unités.

Quand je dis beaucoup d’unités, c’est beaucoup d’unités.

Note: 18/20