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[Série TV] Avis / Critique : Big Mouth (Saison 1 - Netflix)

[Série TV] Avis / Critique : Big Mouth (Saison 1 – Netflix)
Gornwain

Autant le dire d’avance, Netflix est à mon avis la meilleure (pire) idée pour les amateurs de cinématographe que nous sommes. Beaucoup de séries produites par cette firme font déjà du bruit : House of Cards, Narcos, Stranger Things, Bojack Horseman, … J’en passe et des meilleurs, mais je me suis intéressé récemment à la nouvelle production de Nick Kroll (comédien américain connu pour le Kroll Show sur Comedy Central) et Andrew Goldberg (scénariste de Family Guy) : Big Mouth. Qu’en est-il de ce nouveau cartoon de l’Automne ?

Affiche Big Mouth

Synopsis

Big Mouth, c’est l’histoire de Nick et Andrew, jeunes ados prépubères de la banlieue de New York, qui découvrent leur corps, leurs instincts, leurs fantasmes… et les éjaculations nocturnes. La série raconte leurs péripéties dans un collège du coin, avec les premières sensations amoureuses et surtout le difficile passage de l’enfance à l’âge adulte.

Big Mouth ? Mais ou est passé Jerry Lewis ?

Pour être claire, la VO > VF même si la plupart des gags sont assez bien traduits, mais les personnages manquent en profondeur et l’humour est : soit pas assez appuyé, soit très inconstant, passant entre les explications à outrance ou les insultes trop simplistes. Donc préférer la version originale.

Tout d’abord, les personnages sont attachants, tant masculins que féminins. Le(s) Monstre(s) des Hormones, ce(s) diable(s) qui ne reculent devant rien pour sous-entendre les choses les plus déviantes, c’est juste hilarants. Insultes, allusions salaces, perversion, tout y passe avec une doublure à la Nick Kroll totalement parfaite. Mais cela vaut aussi pour tous les personnages de la série (merci de doubler la Statue de la Liberté par une Française  😉 )

Un foisonnement de références à la « Pop Culture » à outrance (qui ne le fait pas) qui trouvent toujours leur place et des reprises musicales très recherchées, souvent avec une vraie identité pour coller à l’ambiance (+1 au doubleur du fantôme de Freddie Mercury).

Monstre des Hormones (Big Mouth)

Une série didactique ?

La parfaite retranscription des désordres qui animent cette période difficile de l’adolescence est simplement bluffante. Les épisodes sont bien rythmés, des gags qui sont souvent très drôles et une vraie vision d’aujourd’hui, encore trop tabou parfois (on n’hésite pas à aborder le genre ou la pornographie).

On retrouve ce concept très <<famille>> de Family Guy dans Big Mouth, mais peut-être en plus humain avec tout le spectre des relations enfants/parents lors de cette période charnière. C’est, malgré l’humour caustique permanent, une série qui appuie néanmoins beaucoup le dialogue, l’écoute, l’évolution de la société. Un tout autre niveau de lecture qui pourra parler au plus grand nombre.

Je trouve cependant regrettable que cette première saison ne sache pas trop sur quel pied dansé au niveau de son public-cible : on part du principe que cette série se destine pour les (pré) adolescents mais certains gags sont parfois soit trop enfantins, soit trop matures.

Pour Conclure

"Big Mouth", réalisé par Nick Kroll et Andrew Goldberg pour Netflix
8.5

Corrosif

Big Mouth n’épargne rien au spectateur, n’hésitant pas à TOUT lui montrer de la façon la plus crue possible. Très Trash sur certaines vannes, elle cherche toujours à justifier de manière honnête sa vision de la puberté et évite toujours le piège trop facile de la vulgarité. Si vous n’êtes pas facilement choqué et que vous aimez le second degré et les sous-entendus, fonçez !