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4 Commentaires

Rétro Test : Power Rangers : The Movie sur Mega Drive

Bastien

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Cette semaine je me suis décidé à attaquer avec mon alcoolique acolyte DonErSamy à un beat’em all de 1995 sortie sur Mega Drive, j’ai nommé Power Rangers : The Movie.

1995. Une année faste pour la Mega Drive qui, bien qu’en fin de vie avec l’arrivée imminente de la Playstation cette même année, réussie le tour de force d’accueillir des titres aussi prestigieux que très bien réalisés comme Comix Zone, Earthworm Jim 2 ou encore Donald in Maui Mallard. Mais 1995 fût également un très bon cru en ce qui concerne les daubes, dont Power Rangers fait partie (pléonasme).

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Pour les plus jeunes qui me liront, il convient de faire un rappel sur ce que sont les Power Rangers. Fer de lance de l’émission « Club Dorothée » (fort populaire dans les années 90 auprès des jeunes adolescents que nous étions), Power Rangers était une série plutôt kitsch, relatant les aventures de « super héros »  sans pouvoir particulier mais avec néanmoins une certaine prédisposition au combat rapproché. Luttant contre les forces du mal extra-terrestres avec moult gadgets à base de rayons lasers et autres épées intergalactiques, nos amis avaient également à leurs disposition des robots géants, les Zords, leur permettant de faire face à des ennemis extra-terrestres grands comme l’Empire State Building.

 

Chaque ranger avait une couleur particulière, et aucun n’était fondamentalement plus fort qu’un autre, même si l’on considérait que le ranger rouge était plus ou moins le chef de la bande. Pas évolué pour 3 sous, le synopsis de la série était en fait un hybride de certains mangas et autres « sentai » en vogue à l’époque, reprenant notamment les codes de Goldorak ou encore Bioman. Chaque épisode était construit de la même manière, à savoir qu’un monstre était envoyé sur Terre, qu’il était vaincu une première fois par les Power Rangers, et qu’il ressuscitait ensuite en modèle géant, pour être une bonne fois pour toute éliminé par un Zord Ranger… Le pire dans tout ça, c’est que les scénaristes ont été capables d’accoucher de plus de 750 épisodes avec toutes ces billevesées… De l’original « Mighty Morphin Power Rangers » de 1993, on a ensuite eu droit à des déclinaisons qui feraient pâlir d’envie le meilleur analyste marketing de Capcom, avec par exemple Power Rangers Zeo, Power Rangers : Force Animale, Power Rangers : Dino Tonnerre, Power Rangers : Super Police Delta ou encore Power Ranger : Super Megaforce… On sent une perte de vitesse dans l’inspiration des titres… 

 

Passé cet intermède culturel – que j’ai cependant adoré vous faire partager car il est nettement plus intéressant que le jeu… (si, si, c’est possible..) -, revenons maintenant au sujet principal de ce test…

 

Je disais donc en début de ce billet que l’année 1995 a apporté son lot de bonnes petites daubes vidéo-ludiques avec Power Rangers en tête d’affiche. En effet, s’il est déjà admis dans la conscience collective que les jeux à licences sont souvent des navets, il est encore plus vrai de dire que les adaptations de films en jeu vidéo le sont quasi-systématiquement. De fait, on ne peut que constater que Power Rangers : The Movie cumule dès le départ deux tares qu’il va lui être difficile de contourner…

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Pourtant le jeu est plein de promesses, les graphismes sont plutôt bons, le gameplay est simplifié au maximum (en même temps il n’y a que 3 boutons sur la manette de la Mega Drive), un bouton d’attaque, un bouton pour sauter, et un bouton que l’on peut charger pour envoyer une « super » attaque, même si cet épithète me paraît clairement surfait au vu du résultat à l’écran…

 

Au lancement du jeu, c’est néanmoins avec une certaine « joie » que l’on constate la possibilité qui nous est offerte de pouvoir sélectionner son ranger, même le ranger blanc est disponible ! Et ça c’est quand même un peu classe ! Bien qu’il soit exactement pareil que les autres…

 

S’en suit alors une séquence d’images fixes dévoilant une intrigue vraiment creuse, à l’image de l’intelligence artificielle que l’on affrontera dans le jeu… Pathétique, c’est l’adjectif qui reviendra le plus souvent dans la bouche de DonErSamy et moi-même pour qualifier les phases de jeux ridiculement pauvre de ce Power Rangers : The Movie.

 

Imaginez le tableau, une partie à deux joueurs était lancée et DonErSamy arrivait seul à tenir en respect l’intégralité des ennemis qui se présentaient devant lui, et ce, en faisant toujours le même coup – un superbe coup de pied tournoyant qui tient plus de la danseuse étoile que de l’artiste martial -, pour ma part j’avais volontairement posé la manette pour voir si cette affligeante I.A. allait m’attaquer, il n’en a rien été. Codé avec les pieds ce jeu ? Possible…

 

On progresse alors dans le soft, qui recycle encore et toujours les mêmes décors, mais qui a le bon goût de changer au moins le spectre de couleur de l’ensemble pour nous faire croire à un changement… Messieurs les développeurs, sachez que l’application d’un filtre sépia sur une image n’en constitue aucunement un changement de celle-ci, en revanche l’on peut parler d’un vrai travail de fainéant !! ça, c’est dit…

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De temps à autres on a le droit à des boss que l’on affronte à coups de Mega Zord, et c’est ici que le jeu fait sa parfaite démonstration de la qualité de ses « hit box » : en effet, un coup sur 2 passe au travers de votre ennemi sans jamais altérer sa jauge de santé ! Encore heureux que l’IA soit si bête, vous savez de fait que vous ne pourrez pas perdre !

 

Puis l’on arrive au sixième et dernier niveau… DonErSamy me fait à ce moment remarquer que cela ne fait « que » 40 min que l’on joue, mais bon, à la limite tant mieux… Les plaisanteries les plus courtes étant les meilleures à ce qu’il paraît… Et là…. PATATRAC ! La difficulté monte d’un cran ! On s’ennuyait comme des rats morts depuis le départ à ne pas comprendre pourquoi les joues de nos ennemis étaient irrésistiblement attirés par les semelles de nos rangers (oh oh, elle est bonne cette vanne, je la garde ! ^^), et là… C’est l’anarchie, des météorites tombent à n’importe quel endroit de l’écran, les ennemis deviennent plus résistants, font beaucoup plus mal aussi, les Zords deviennent faibles et on a l’impression qu’ils sont encore plus lents que d’habitude ; bref on sent bien ici une volonté claire d’allonger artificiellement la durée de vie du soft !

 

Tout ça pour finir sur… la Lune (ça devait être sympa ce qui tournait dans le studio de développement  à l’époque, tient…) et livrer la bataille finale contre un ennemi que l’on a rossé une bonne demi-douzaine de fois auparavant…

Et une fois vaincu, à quoi avons-nous droit ? A un super « Congratulations, you saved the Earth » (Félicitations, tu as sauvé la Terre) voilà voilà….

Donc si je résume, on a un jeu qui graphiquement n’est pas moche, dont le gameplay ne peut être simplifié davantage, mais avec une durée de vie navrante, une bande-son qui l’est tout autant, une difficulté très mal dosée et une intelligence artificielle inexistante.

C’est à ce moment que DonErSamy me pose la question suivante « alors ? verdict ? » ; hé bien mon verdict est sans appel et tient dans la conclusion ci-après.

 

 

Conclusion : Power Rangers… Honnêtement rien que le nom sonne déjà la beaufitude à outrance, mais l’appel de la nostalgie de mon adolescence a été plus forte et m’a obligé à investir mes modestes 3€ dans ce jeu. Power Rangers : The Movie n’est pas un mauvais jeu, non, c’est au-delà de ça je crois. On s’ennuie ferme avec ce jeu, le challenge est inexistant, littéralement je m’endormais devant la manette. Comme quoi les jeux vidéo sont un peu comme les femmes, parfois il vaut mieux rechercher la profondeur que la beauté, et si on peut avoir les deux, c’est mieux. Pour ma part je suis pour le recyclage, alors je vais de ce pas caler ma bibliothèque avec cette cartouche. A éviter de toute urgence pour ne pas être dégoûté des jeux vidéo.

 

Ma note : 5/20

 

  • Non T-T Pourquoi avoir fait un navé sur le film Power Ranger que j’adore T-T

  • ah bah ça…. pour faire de la thune peut être? ;p

  • Guest

    Ah mon dieu, merci Julsa 😀

  • Ah mon dieu, merci Julsa 😀