Le rouge revient dans les salons cette saison, et pas seulement en petite touche. Après des années de beige et de gris partout, beaucoup ont envie d’un peu de caractère, quitte à ce que ce soit une seule pièce qui porte toute la couleur. Le problème, c’est que le rouge fait peur: trop présent, il écrase la pièce et fatigue vite l’œil, trop timide, il ne sert à rien et se noie dans le reste de la déco. Tout est une question de choix du bon meuble, de la bonne quantité, et du bon endroit pour le placer.
Plusieurs maisons italiennes n’ont pas attendu cette vague pour s’approprier la couleur. Le plastique laqué de Kartell affiche des rouges francs depuis les années 1970, et Cassina décline depuis des décennies des teintes tout aussi assumées sur ses pièces les plus reconnaissables. Ces choix ne relèvent pas d’un effet de mode: ils reposent sur des collections pensées pour rester d’actualité bien après la saison qui les remet en lumière. De quoi inspirer un salon qui ne ressemble à aucun autre, sans tomber dans l’excès.
Un canapé rouge dans le salon: bonne ou mauvaise idée?
Le canapé, c’est la pièce la plus grande et la plus visible du salon. Le choisir en rouge, c’est accepter qu’il devienne le centre de toute la décoration : les couleurs des murs, du tapis, des coussins devront s’organiser autour de lui plutôt que l’inverse. Le Canapé On The Rocks en tissu rouge d’Edra est un canapé modulaire dont on peut recomposer les éléments à volonté, et illustre bien ce choix: sa version rouge existe et transforme immédiatement une pièce banale en salon marquant. L’avantage, c’est l’impact immédiat. L’inconvénient, c’est qu’il faut ensuite garder le reste du salon plus sage pour ne pas créer une bataille de couleurs, et qu’un canapé se change rarement du jour au lendemain si on se lasse.
La table rouge: la solution pour les indécis
Pour tester le rouge sans trop de risque, une petite table comme le modèle Flute de Poliform est une bonne porte d’entrée. Sa forme fine, en laque rouge grenat, apporte une touche de couleur sans occuper beaucoup de place, près d’un canapé ou dans un coin du salon. L’avantage, c’est le faible engagement : on peut la déplacer, la remplacer ou l’associer à d’autres couleurs facilement. L’inconvénient, c’est que son effet reste discret, ce qui ne conviendra pas à ceux qui veulent un vrai coup d’œil fort.
Le meuble rouge: impact garanti, mais à quel prix?
Un meuble de rangement rouge, comme le modèle Sheraton d’Acerbis, offre un bon compromis : il apporte une vraie présence sans occuper tout l’espace visuel comme le ferait un canapé. Posé contre un mur, il fonctionne presque comme un tableau, une masse de couleur bien délimitée. L’avantage, c’est qu’on peut l’isoler facilement du reste de la déco. L’inconvénient, c’est qu’un grand meuble laqué demande un entretien un peu plus attentif qu’un tissu, pour éviter les traces et les rayures.
Le fauteuil rouge: quand une seule pièce suffit
Un fauteuil rouge fonctionne différemment d’un canapé: il ne domine pas toute la pièce, mais crée un point d’attention dans un coin précis. Le fauteuil Vanity Fair XC en cuir rouge de Poltrona Frau est un bon exemple de pièce qui reste forte même seule, sans avoir besoin d’autres éléments rouges autour pour fonctionner. L’avantage, c’est la flexibilité: on peut le placer où l’on veut sans repenser toute la pièce. L’inconvénient, c’est qu’un seul fauteuil ne suffit pas toujours à donner l’impression que la couleur fait vraiment partie du salon, plutôt que d’être un simple accessoire posé là.
Le tapis rouge: le choix le plus simple pour commencer
Le tapis reste la solution la plus simple pour introduire le rouge sans trop réfléchir. Un modèle comme le Rani de Casalis, en laine ou en soie selon la finition, peut être commandé dans des teintes personnalisées, dont des rouges profonds proches du bordeaux. L’avantage, c’est que le tapis se change facilement et coûte généralement moins cher qu’un meuble: on peut donc se tromper sans trop de conséquences. L’inconvénient, c’est que l’effet reste plus discret qu’une pièce de mobilier, surtout dans un grand salon où il risque de passer inaperçu sous une table basse.
Reste à savoir combien de rouge on est prêt à assumer: une seule pièce forte suffit souvent à changer l’ambiance d’un salon, alors que plusieurs touches plus discrètes demandent un peu plus de patience pour trouver le bon équilibre entre elles. Dans les deux cas, mieux vaut commencer petit et ajouter de la couleur au fil du temps que de tout miser d’un coup sur une pièce qu’on regrettera peut-être dans deux ans.
