Test du Mammotion Yuka Mini 2 : le robot tondeuse sans RTK est-il prêt pour un jardin de famille ?

par JulSa_

Je reçois beaucoup de robots tondeuses à la maison, mais celui-ci m’intriguait particulièrement. J’avais déjà testé le Yuka Mini Vision, premier modèle de la gamme à se passer d’antenne RTK, et je gardais un bon souvenir de sa simplicité d’installation malgré une navigation encore perfectible. Cette fois, Mammotion ajoute un LiDAR 360° à la caméra, une évolution que la marque promet plus précise et surtout plus fiable une fois lancée. Sur mes 700 m² de pelouse, avec deux garçons qui laissent traîner ballons, trottinettes et autres jouets un peu partout, c’était l’occasion idéale de vérifier si la promesse tient la route.

Un format qui n’a pas trop bougé, mais qui gagne en sérieux

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Difficile de confondre le Yuka Mini 2 avec un autre robot une fois qu’on l’a manipulé. Il pèse un peu moins de 11 kg, ce qui reste raisonnable pour le sortir de son carton et l’installer sur la pelouse sans se faire un tour de rein. C’est nettement plus imposant que le Yuka Mini 600 que j’avais testé pour des petits terrains, mais logique vu la surface couverte ici. La coque blanche brillante est plus élégante que le gris terne du modèle précédent, mais elle se salit vite. Avec des enfants qui courent autour pendant la tonte, autant vous dire que les traces de terre et d’herbe arrivent rapidement. Heureusement, le robot est certifié IPX6, donc un coup de tuyau d’arrosage suffit à lui redonner un peu d’allure.

 
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Sur le dessus, un bouton stop bien visible permet d’arrêter le robot en urgence, entouré de quatre boutons de commande et d’une molette pour la hauteur de coupe. Cette molette permet de régler la coupe de 20 à 60 mm par intervalles de 5 mm, ce qui couvre la plupart des usages sauf peut-être en cas de forte sécheresse où on aimerait parfois laisser l’herbe un peu plus haute pour protéger les racines.

À l’avant, le bloc LiDAR et la double caméra sont protégés par une petite cage qui évite les chocs contre les branches basses ou un ballon un peu trop bien visé. Sous le châssis, cinq lames couvrent une largeur de coupe de 190 mm. Un kit de lames de rechange est fourni dans la boîte, ainsi qu’un tournevis et les vis nécessaires pour fixer la station de charge au sol. J’apprécie ce genre de détail : pas besoin d’aller chercher sa propre boîte à outils avant de commencer.

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Côté mobilité, deux roues motrices arrière assurent la traction et deux roues folles à l’avant permettent au robot de tourner sans arracher la pelouse, même sur un terrain un peu humide après la pluie. Une petite fiole de lubrifiant est même incluse pour entretenir l’axe de ces roues folles toutes les 200 heures d’utilisation.

 

Installation : le vrai argument du sans-RTK

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C’est là que le Yuka Mini 2 marque vraiment des points. Pas d’antenne à positionner, pas de câble périmétrique à enterrer, pas d’heure d’attente pour un signal satellite qui capte mal. Il suffit de fixer la station de charge sur une surface plane, de la brancher, puis de poser le robot dessus pour lancer la cartographie.

J’ai opté pour le mode manuel plutôt qu’automatique, en pilotant le robot via les joysticks de l’application le long des limites de mon terrain. C’est un peu fastidieux les premières minutes, le temps de comprendre la sensibilité des commandes, mais le résultat est nettement plus fiable qu’une cartographie automatique livrée à elle-même sur un terrain qui n’est jamais parfaitement régulier. J’ai créé deux zones distinctes, l’une pour la partie principale du jardin et l’autre pour un petit coin près du potager, reliées par un passage étroit entre deux bacs.

L’ensemble de l’opération, station comprise, m’a pris à peine plus de vingt minutes. Pour un objet censé fonctionner tout seul pendant des années, c’est un vrai confort de démarrage.

 

L’application : riche, mais elle demande du temps

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Le robot se pilote via l’application Mammotion, disponible en Bluetooth et Wi-Fi. La connexion à mon réseau domestique s’est faite sans accroc, tout comme la mise à jour logicielle proposée dès la première utilisation. En revanche, plusieurs propriétaires signalent des déconnexions Wi-Fi ponctuelles qui obligent à retirer puis réajouter le réseau. Je l’ai constaté deux fois sur trois semaines de test, sans que ce soit franchement handicapant, mais c’est le genre de détail qui agace sur la durée.

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L’interface propose énormément de réglages : vitesse d’avancement, motif de tonte (bordures, bandes ou grille), sensibilité de la détection d’obstacles, programmation horaire, gestion intelligente de la recharge pour préserver la batterie. C’est complet, presque trop. Il m’a fallu une bonne dizaine de minutes pour localiser où se cachait le réglage de la vitesse de lame, planqué dans la fenêtre de lancement d’un cycle plutôt que dans les paramètres généraux. Une fois qu’on a fait le tour, on s’y retrouve, mais l’ergonomie mériterait clairement une passe de simplification.

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Petit plus appréciable avec des enfants dans les parages : un mode caméra en direct permet de suivre ce que voit le robot pendant qu’il travaille. Pratique pour vérifier à distance qu’aucun jouet n’a échappé à la cartographie des zones interdites.

 

Performances de coupe : du sérieux sur terrain plat

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Sur la partie centrale de mon jardin, relativement plate, le résultat est net. Le robot avance en bandes serrées, ne laisse pas de zone oubliée et revient systématiquement finir un passage manqué en fin de cycle. J’ai testé deux hauteurs de coupe, 60 mm puis 30 mm, sur la même zone : dans les deux cas, la tonte est homogène et sans à-coups.

Le bémol concerne les bordures. Comme le plateau de coupe est centré, le robot laisse systématiquement une bande d’herbe non tondue le long des murets et du grillage, entre 15 et 25 cm selon les modèles testés. Il faudra donc garder un coupe-bordure à portée de main, ce qui n’est pas franchement une surprise sur ce type de robot, mais autant le savoir avant d’acheter. Si les bordures parfaites sont un critère non négociable pour vous, j’avais été bien plus convaincu sur ce point par le Mammotion LUBA Mini 2 AWD, qui gère beaucoup mieux les abords grâce à sa conception spécifique.

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J’ai passé un peu de temps à tester la détection d’obstacles avec le matériel de mes fils : un ballon, une chaussette oubliée dans l’herbe, une petite figurine en plastique. Le robot les a tous repérés et contournés sans hésitation. En revanche, un bol en métal posé au sol est passé entre les mailles du filet lors d’un des tests, le robot l’a heurté avant de s’arrêter et de le contourner. Rien de cassé, mais ça montre que la détection, aussi bonne soit-elle, n’est pas infaillible face aux objets aux formes ou aux matières inhabituelles.

 

Sur les pentes, les résultats sont plus contrastés. En mode manuel, le robot grimpe sans trop forcer sur des inclinaisons annoncées jusqu’à 45 %. En mode automatique en revanche, dès que le terrain devient irrégulier, avec un creux ou une bosse mal anticipée, le robot peut se retrouver bloqué et nécessiter une intervention manuelle pour repartir. Mon jardin n’a pas de pente sévère, donc ce point ne m’a pas posé de problème concret, mais si votre terrain est vallonné, mieux vaut le savoir avant de vous lancer. Pour un jardin plus accidenté, je recommanderais plutôt de regarder du côté des versions AWD à quatre roues motrices, comme le Luba 3 AWD ou le LUBA Mini AWD LIDAR, nettement plus à l’aise dans ce genre de situation.

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Niveau bruit, rien à redire : en mode lame faible, on l’entend à peine à trois mètres. En mode fort, le bruit reste convenable, largement acceptable pour une tonte pendant que les enfants font la sieste.

Sécurité : un point qui compte quand on a des enfants

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C’est peut-être le critère qui m’a le plus rassuré pendant ce test. Si on soulève le robot pendant qu’il tond, les lames s’arrêtent quasiment instantanément. J’ai fait l’essai plusieurs fois, y compris avec mon plus jeune qui voulait absolument voir « le robot de papa » de plus près. Une clé de sécurité amovible permet aussi de désactiver totalement l’appareil, une seconde clé de secours est fournie dans la boîte au cas où la première se perde dans l’herbe, ce qui arrive plus vite qu’on ne le pense avec des enfants qui adorent tout manipuler.

 

Le capteur de pluie fonctionne également bien : dès les premières gouttes, le robot interrompt sa tonte et rentre se mettre à l’abri à sa station.

Autonomie : suffisante pour un jardin de taille moyenne

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La batterie de 6 100 mAh permet de couvrir jusqu’à 250 m² par charge selon Mammotion, une donnée que j’ai globalement retrouvée en pratique. Pour mes 700 m², il faut compter environ trois passages avec une recharge intermédiaire, soit une bonne partie de l’après-midi pour couvrir l’ensemble du terrain en une seule séance. Rien d’anormal pour ce format de robot, mais autant le savoir si vous avez un jardin de taille comparable et que vous espériez une tonte en une heure.

 

Le temps de charge complet avoisine les deux heures et quart. Le robot calcule lui-même le niveau de batterie nécessaire pour terminer une zone avant de repartir se recharger, ce qui évite les allers-retours inutiles à la station. Dernier point positif et non des moindres : la batterie se change soi-même en dévissant quatre vis à l’arrière du robot, sans passer par le service après-vente. Sur un appareil qu’on garde plusieurs années, cette réparabilité change vraiment la donne.

Faut-il craquer pour le Yuka Mini 2 ?

Après plusieurs semaines à le voir tourner dans le jardin, je retiens surtout la simplicité d’installation et la fiabilité de la coupe sur terrain plat, deux qualités qui comptent beaucoup quand on n’a pas des heures à consacrer au bricolage un dimanche. Les enfants se sont vite habitués à sa présence, et le fait que les lames s’arrêtent dès qu’on soulève le robot m’a permis de le laisser tourner sans avoir un œil rivé dessus en permanence.

 

Les défauts restent réels : une application perfectible au démarrage, des bordures qui demandent un coup de finition, et un mode automatique moins convaincant dès que le terrain se complique. Pour un jardin plat à modérément accidenté comme le mien, ces limites pèsent peu face au confort d’usage général.

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