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Test : Mortal Kombat

Test : Mortal Kombat
Bastien

Après un dernier opus en demi teinte et très décrié où l’on nous proposait de latter du super héros de la franchise DC Comics, Mortal Kombat nous revient aujourd’hui beaucoup plus en phase avec la licence. Aucun doute, le fond et la forme de cette 9ème itération a été soignée, mais sommes-nous en présence du renouveau de la série?

Mortal Kombat, c’est un peu le légendaire challenger de Street Fighter, mais l’élève n’a jamais réussi à dépasser le maître. Trop gore, trop rigide, kitchissime à souhait, voilà ce que l’on reprochait à cette licence dans les années 90. Aujourd’hui, beaucoup pensaient la licence vouée à l’échec systématique au regard d’épisodes qui se sont succédés sans réelle évolution par rapport aux précédents. Qu’en est-il aujourd’hui ?

D’une part, force est de constater que la brutalité et la violence qui faisait défaut aux derniers épisodes de la franchise est bel et bien de retour, la première vision du jeu, lorsqu’on arrive au menu, étant Sub-Zéro se prenant un uppercut bien senti par Scorpion, laissant entrevoir une fracture du crâne via un rayon X du plus bel effet. Ce rayon X, ou « X-Ray » pour reprendre les termes dans le jeu, nous allons y revenir un peu plus loin dans ce test.

Nous retrouvons donc au menu les classiques modes Ascension (Arcade), Tour des défis, Versus, Tag (combat 2 VS 2) et Histoire, auxquels s’ajoutent les modes bonus « Teste ta vue », « Teste ta frappe », « Teste ta force » et « Teste ta chance », ces modes bonus, très drôles au demeurant, consistent à effectuer des mini jeux comme retrouver une boule en jouant au boneto, casser un objet en appuyant le plus rapidement possible sur les touches de la manette, ou encore de combattre avec des handicaps (empoisonné, régénération, garde désactivée, sans tête, sans bras…. (si si !))

 

 

Après ces quelques présentations, lançons nous au cœur du jeu. Ce qui surprend agréablement dès le départ, c’est de voir que les développeurs ont écoutés les doléances des fans et sont revenus dans ce bon vieux scrolling 2D, de fait, exit les déplacements latéraux, poussifs et en inadéquation totale avec le gameplay propre à la série, dorénavant ce sera retour aux déplacements de gauche à droite exclusivement. Ensuite, vient la question des graphismes du jeu, bien que vieillissant, l’Unreal Engine fait encore son office, offrant des personnages assez réussis (Sub Zéro ou Jax par exemple), d’autres nettement moins (Liu Kang a le charisme d’un beignet); les décors sont eux aussi assez diversifiés, et sont pour la plupart issus des anciens volets de MK, remis au gout du jour à la sauce HD. Quelques problèmes de frame rate sont toutefois à déplorer sur la version que j’ai pu tester (PS3), mais rien de rédhibitoire.

Le gameplay quant à lui à su garder le meilleur des anciens volets, comme les Counter Attack, mais s’est également enrichi de nouvelles subtilités comme les attaques X-Ray dont je vous parlais plus haut. Ces attaques, sortes de super combo, permettent de vider la barre d’énergie de l’adversaire de moitié, idéal pour renverser la vapeur dans des joutes qui ne manquent pas de dynamisme ! Saluons au passage l’extrême violence de ces attaques, allant de l’estomac écrasé, aux yeux plantés par des lames, ou encore à l’enfoncement de la cage thoracique, j’en passe… et des pires.

Les fatalités ainsi que les babalités sont, bien évidemment, aussi de la partie, pour la plus grande joie des provocateurs !

Très technique contrairement à ce que beaucoup pensent, ce MK cuvée 2011 mérite que l’on s’y attarde même si l’on est néophyte, les coups spéciaux sortants avec une étonnante facilité, mais les enchainements restant en revanche un poil plus corsé à mémoriser.

Avec une durée de vie assez conséquente pour un jeu de combat, comptez environ 6-7h pour tout débloquer et finir la tour des défis (si vous y arrivez… il y en a 300 !), la seule ombre au tableau réside dans le fait que l’intelligence artificielle est très mal réglée, on se retrouve avec des boss pratiquement imbattable (sauf si l’on pratique l’anti jeu), mention spéciale à Shao Kahn à qui l’on aurait clairement pu enlever un testicule tellement il est abusé !

 

Ajoutons en conclusion que si vous avez les deux consoles, je ne saurai trop vous conseiller de prendre la version Playstation 3 du jeu, vous aurez ainsi la joie d’accéder à un personnage inédit, Kratos (de God of War), qui est loin de dépareiller dans l’univers de MK, ainsi qu’à un niveau créé spécialement pour lui.

CHOOSE YOUR DESTINY !

Ma note : 17/20

Merci à Bastien d’avoir réalisé ce test pour www.julsa.fr