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Un Commentaire

[Test] Firewatch, ou la prévention des feux de forêts

[Test] Firewatch, ou la prévention des feux de forêts
Gornwain

Tout nouveau, tout chaud, le studio Campo Santo composé d’anciens de Double Fine, Klei ou encore Telltale ou Lucasarts. Bref, que du beau monde pour une nouvelle épopée vidéo-ludique, en commençant par Firewatch, sortie le 09 février 2016 cédé à ce moment précis à une vingtaine d’euros sur Playstation 4, PC et Mac. On se trouve ici sur un jeu typé narratif, même s’il est difficile de donner un genre défini à cette production.

Voyons ensemble de quoi il en retourne dans ce jeu à la rédaction poussée ou la gestion est totalement absente (et c’est tant mieux) 😉 

1989, Parc de Yellowstone

Henry, la quarantaine, a postulé pour un job d’été en tant que garde-forestier. Sa vie est aussi complexe que la nôtre, même s’il souhaite prendre ses distances et réfléchir sur son quotidien, ou le fuir…
Vous trouverez peut-être ce pitch très sobre et court, mais tout vous sera quasiment révélé sur ce personnage dès l’introduction du jeu. Difficile d’en dire plus sans spoiler. 🙂 

Un titre narré avec brio, c’est ce qui saute directement aux yeux après quelques minutes de jeu. Nos actions disponibles : grimper les roches, ramasser des objets ou descendre en rappel le long d’une corde, et bien sûr discuter avec Delilah, votre boss postée dans une autre tour de guet à quelques kilomètres de là.

Vous communiquez par talkie-walkie, qui est l’élément principal du titre et aussi le socle de toute la narration. Celle-ci dirigée de main de maître par l’homme derrière le « The Walking Dead » de Telltale.

Je lui dirai les mots bleus…

Le doublage est soulignons le excellent, fait par des professionnels du genre, disponible uniquement en anglais, mais un sous-titrage français est désormais disponible (du moins pour le PC). Les réponses sont à choix multiples, mais n’ont qu’un impact réel très faible sur la suite de l’histoire, le choix des réponses n’impactant que quelques répliques (l’arc principal est unique). Embêtant pour refaire le titre, on est ici sur un one shoot.

Ce qui saute aux yeux, c’est l’humanité qui se dégage de ces personnages par lesquelles le jeu nous transporte quasiment dans la vraie vie ! Leurs comportements, leurs émotions sont si réalistes, qu’il n’est pas si difficile de se mettre dans la peau de l’un d’entre eux. On touche à de nombreux thèmes, comme le deuil, la solitude, la confiance, … En gros, des situations de vie qui rythment la vie de Mr tout le monde.

Du Yann Arthus Bertrand dans l’âme

Niveau environnement, la carte est assez petite (20 minutes à parcourir en ligne droite). Des allers-retours vont vous faire vraiment découvrir le parc où vous trouvez et on se prend au jeu de reconnaître chaque petit détail de chaque zone que l’on a déjà traversé.

L’ambiance visuelle est très portée sur la nature, même si elle change selon l’heure durant laquelle vous visitez les zones ! Ça reste très beau, avec des effets de lumière particulièrement fins, mais ça s’arrête là. Pas de faune, des textures très simplistes, pas de cycle jour-nuit, mais rien de bien grave : certains panoramas méritent néanmoins le détour, à mettre au même niveau que certaines cartes postales. 😀 

Pour parler musique, c’est très léger, vu que l’aspect dialogue est quasi omniprésent, mais les quelques thèmes d’ambiance sont plutôt bien choisis !
Autant tablé directe sur une durée de vie très courte comprise entre 4 et 5 heures en prenant son temps !

Bien préparé son sac à dos

Je tiens juste à faire un arrêt sur les quelques objets que l’on utilise durant notre aventure. Tout d’abord, un duo carte papier et boussole qui vous plonge directement dans l’ambiance. Lire une carte, se repérer, une mise en abyme calculer dans le boulot d’ Henry. Bonjour vos jours de camping lointains. :mrgreen: La lampe de poche est appréciable dans les situations d’exploration de nuit et l’appareil photo pour prendre quelques clichés de vos « vacances » ou autres …

Points positifs :

  • Une narration de folie
  • Un doublage excellent (Rich Sommer et Cissy Jones)
  • Un vrai jeu d’adulte
  • Le dépaysement garanti
  • Une ambiance visuelle propre…
  • Des personnages attachants

Points négatifs :

  • La durée de vie compressée
  • … mais techniquement simpliste
  • Peu de rejouabilité
  • Des déplacements quelque peu balisés
  • Un peu déçu de la fin !

P.S : 😎 Durant l’été, profitez-en un maximum, mais surtout : respectez la Nature ! 😎 

Pour Conclure

8

sur 10

Firewatch est un jeu qui s’adresse totalement à un public mûr, de par les sentiments traités que les plus âgés pourront mieux comprendre. Après avoir posé les mains sur ce jeu, j'aurais presque envie de partir pour le sud de la France et faire le même travail qu’ Henry pour reconnecter avec la nature, qui prend ici toute sa place, au milieu de ses deux âmes en peine. Pour moi, une fusion parfaite entre un jeu vidéo et un livre. Je recommande.
  • Les points négatifs sont identiques aux points positifs ?