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[Test] Dragon Quest XI Les Combattants de la destinée (PS4) : Square-Enix au firmament

[Test] Dragon Quest XI Les Combattants de la destinée (PS4) : Square-Enix au firmament
DrCalcifer
Plus d’un an après sa sortie japonaise, Dragon Quest XI est enfin disponible depuis le 4 septembre 2018 dans nos contrées sur PS4 et PC. Edité et développé par Square-Enix avec Takeshi Uchikawa à la réalisation, Yūji Horii au game design et Akira Toriyama à la conception des personnages, ce nouvel épisode attendu par de nombreux fans de J-RPG prétend revêtir un habillage moderne tout en conservant les codes d’une saga devenue une véritable institution au pays du Soleil-Levant. En somme, le jeu tente d’associer la tradition et la modernité tout en proposant aux joueurs une aventure aussi marquante que celles des épisodes précédents. A-t-il réussi son pari ? 
Pour y répondre, j’ai décidé d’écrire une lettre au personnage principal du jeu. Une sorte d’hommage plutôt qu’un test classique pour un J-RPG qui m’a véritablement conquis. 
 
 
 
Cher Éclairé, mon ami, 
 
Te souviens-tu de notre beau voyage ? Lorsque nous parcourions ensemble les vastes prairies, les champs dorés par-delà l’océan, les forêts vallonnées si verdoyantes au cœur d’Arboria ? Nous nous arrêtions parfois pour contempler ces magnifiques paysages variés aux couleurs pastels, si vives, si lumineuses. Nous observions le soleil se lever sur les Côtes d’Émeraude et le scintillement des étoiles la nuit tombée, là-bas, à l’ouest des Contreforts d’Héliodor. Nous participions aux courses de chevaux de Gallopolis, dépensions notre argent sans compter au grand Casino de Puerto Valor. 
La musique qui accompagnait nos déplacements n’était peut-être pas si mélodieuse et manquait quelquefois de puissance émotionnelle.
Mais la beauté de ton monde me fascinait tant ! 
Ce ne sont pas ces drôles de petits monstres, parfois très dangereux, qui l’enlaidissaient. Je connaissais la plupart des créatures peuplant tes terres, des gluants aux smilodons en passant par les champigoules. J’ai pu les rencontrer dans mes précédentes aventures il y a fort longtemps aux côtés d’un roi maudit ou dans une contrée lointaine qu’on appelle le royaume des songes. Au fond, nous savions qu’elles nous étaient utiles pour devenir des guerriers accomplis alors nous combattions; nous combattions encore et encore. Nos affrontements contre les monstres n’étaient pas aussi spectaculaires qu’au pays de Noctis mais nous n’avions que faire de l’action frénétique, nous prenions le temps d’élaborer nos stratégies pour défaire l’ennemi. Chacun notre tour !  
Ces moments furent éprouvants, parfois longs, parfois fastidieux, toujours nécessaires. Il fallait bien se préparer face au Mal qui menaçait les habitants d’Erdrea. Bien sûr, nous pouvions compter sur nos compétences et capacités spéciales que nous débloquions au fil du temps et de l’expérience ainsi que sur nos armes et armures achetées aux commerçants des villes et villages. Et nous avions la Forge, notre propre Forge, cet outil si pratique pour élaborer nos propres créations utiles à la guerre. Quel voyage mon ami, n’est-ce pas ? Quel voyage ! 
 
Te souviens-tu de cette nuit au pied de l’arbre-monde ? Autour de notre feu de camp avec le vieux Théo, perdu dans ses pensées, nous écoutions la douce mélodie que jouait à la harpe notre guérisseuse Séréna dans un ravissement enfantin. Sa petite soeur jumelle Véronica, jeune mage au fort caractère, discutait avec Jade notre artiste martiale et Erik notre premier compagnon de route. L’exubérant et adorable Sylvando, l’artiste enjoué de notre petit groupe commençait à fatiguer. Toi, tu écoutais nos amis. 
Et moi, imprégné de cette ambiance magique, je me souvenais les larmes aux yeux d’un moment vécu jadis avec un certain Chrono
L’atmosphère délicieusement mélancolique et envoûtante avait le parfum de l’enfance. 
 
Te souviens-tu de notre aventure homérique ? 
Nous apportions la lumière à chaque peuplade, nous partions aider la veuve et l’orphelin parce que nous y étions destinés, les héros, les parangons de la vertu chevaleresque. En tant que vieux briscard, je savais que notre quête de 82h n’était que le reflet du conflit éternel entre le Bien et le Mal. Peu de place pour la nuance, il y avait notre camp et, en face, celui de l’ennemi. Nous et les autres ! Mon ami, sache que je n’ai pas considéré cela comme un défaut. Le manichéisme n’a jamais entravé ma détermination à te conduire jusqu’à la fin de notre long périple. Il est vrai que notre aventure souvent légère, bien plus propice à l’émerveillement et aux sourires qu’aux drames et au pathos, fut classique. Oui, un classicisme majestueux qui reposait sur des bases solides et rappelait mes expériences d’un autre temps à une époque où tes ancêtres vivaient en pixel art. Et c’était bien ! Dans mon monde un artiste nous a quittés récemment. Dans l’une de ses chansons, il disait : « C’est doux de revenir aux sources du passé ». 
C’est doux de revenir aux sources du passé ! 
Au-delà de cette épopée héroïque, sais-tu ce qui fut le plus important pour moi ? Notre proximité car nous étions devenu une famille. L’éloge de la famille, le point central de notre douce, grande et belle aventure.
 
Souviens-toi, Éclairé ! À l’aube et au crépuscule du monde, nous avons ri, chanté, dansé. Nous avons pleuré quelquefois, de peine comme de joie.
Notre aventure, ce fut ton jeu, Dragon Quest XI. Il a déployé ses ailes, s’est envolé et a montré aux yeux de tous qu’il était le maître dans les cieux. 
Mon cher éclairé, il existe une phrase très juste dans mon monde. Elle est de de Vinci : « La simplicité est la sophistication suprême ». Notre aventure, simple et magique, je m’en souviens ! Je la garderai en mémoire pour longtemps.
 
Merci 
 
 

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Les Points Positifs :

  • L’univers, magique !
  • La direction artistique, magistrale !
  • L’Aventure avec un grand A !
  • Une durée de vie conséquente, un contenu titanesque
  • L’histoire principale bien rythmée, la narration maîtrisée
  • Des personnages attachants, des antagonistes très classes 
  • Le système de combat au tour par tour, toujours efficace
Les Points Négatifs :

  • Des quêtes annexes peu intéressantes dans l’ensemble
  • Quelques musiques pas très inspirées 

 
 

Pour Conclure

9

sur 10

Un coup de maître de Square-Enix, un coup de cœur pour moi. Loin des expérimentations de la série Final Fantasy, Dragon Quest XI repose sur un classicisme qui excelle et rassure. Suivant scrupuleusement les codes du J-RPG, il réussi le pari de concilier l'esprit et le génie de ses illustres ancêtres avec la technique de notre époque. Extrêmement généreux dans son contenu, long et souvent contemplatif, riche en émotions, pourvu d'un casting admirable, il honore une saga déjà au Panthéon des jeux vidéo. Une invitation au voyage, un conte rayonnant, un RPG japonais d'exception !