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Test : Catherine

Test : Catherine
Negikun

La team Persona est connue pour faire des jeux assez difficiles et elle nous le prouve encore une fois avec Catherine. Un jeu qui avant même de débarquer chez nous avait déjà une sacrée réputation… En effet, au Japon certains journalistes se plaignaient de ne pas réussir à finir le jeu pour en faire le test et lors de la sortie les joueurs étaient furieux de ne pas réussir à avancer. Au départ,  il n’y avait pas de mode facile et le mode moyen ne proposait même pas de revenir en arrière pour annuler certaines actions. Le jeu a donc été patché plusieurs fois avant d‘arriver chez nous.
Le jeu est classé 18+, mais ce n’est pas pour les raisons suggérées avec la jaquette ou bien la com faite sur le jeu. Si la jolie blonde a été mise en avant, c’est surtout afin d’attirer l’œil du joueur et réussir à le séduire avant même d’avoir commencé à jouer.

 

 

 

L’histoire part d’une malédiction qui proviendrait d’une sorcière qui punirait les hommes infidèles. Personne ne semble croire à ce fait divers des informations, mais pourtant les cadavres se multiplient et l’on retrouve de nombreux morts dans leurs lits, qui auraient fait un cauchemar fatal.
Vincent, en plus de ces cauchemars devra affronter le monde réel et ses responsabilités. C’est un combat contre la crainte de passer à l’âge adulte qui nous oblige à faire des compromis et à assumer nos choix de vie.
Vivant dans un train-train habituel, notre héros se retrouve avec ses potes au bar afin de se perdre dans l’alcool. Un soir où il reste à boire seul, il tombe nez à nez sur Catherine qui va le réveiller et le mettre face à sa Katherine qui aimerait le voir plus adulte et responsable. Nous avons donc à faire à deux styles de vie différents personnalisés au travers de ces deux femmes. Ce jeu est un défi psychologique sur l’acceptation de soi-même au travers de Vincent et des choix que nous avons  faire. Bien sûr, le sexe est abordé dans le jeu car c’est un élément de la vie quotidienne, mais ici il n’est pas traité de façon vulgaire, juste pour attirer le joueur.
C’est tous ces éléments qui définissent le côté adulte du jeu.

 

 

 

En plus des séquences en journée où vous serez spectateur de dialogues entre vous et vos amis/ votre copine, vous vous retrouverez ensuite avec deux phases distinctes de gameplay.
Le soir vous serez avec vos amis au bar le Stray Sheep. Un bar décoré à l’américaine, ou vous pourrez picoler un bon coup afin d’obtenir un bonus de rapidité pour la nuit agitée à venir et aussi entendre une petite anecdote sympa sur ce que vous buvez. L’alcool est servi par votre amie Erica (que j’aurais bien aimé séduire aussi ^^) et son patron qui se trouve au comptoir.
Il est aussi possible de changer les musiques sur le juke-box, et de jouer sur une borne d’arcade au jeu Rapunzel (même gameplay que ce que l’on affronte la nuit mais avec un style en pixels).

 

 

 

Mais le plus important, c’est votre manière de gérer vos relations avec votre portable. Car c’est là que selon vos choix vous basculerez ou non dans l’infidélité. Vous aurez à répondre si vous le voulez, à votre copine et à votre maitresse selon des phrases proposées sur votre téléphone. A vous de voir si vous voulez rassurer Katherine ou si vous préférez séduire Catherine et dans ce cas recevoir quelques photos coquines.
Selon vos actes, vous ferrez pencher une balance entre le bien et le mal qui influencera votre comportement dans certaines situations.
Le jeu fait ainsi de la Morale un élément très intéressent du gameplay, car on aimerait bien être avec la jolie blonde sans se soucier du lendemain, mais notre conscience nous dit que c’est mal (comme le regard noir de votre copine qui vous regarde jouer chez vous T_T) !

 



[Preview] Catherine : Gameplay par JulSa_

 

Une fois que vous aurez discuté avec un peu tout le monde dans le bar et bu un coup, arrive l’autre phase de gameplay. Dans votre rêve, vous allez devoir lutter pour survivre !
Vincent se retrouve en caleçon, avec un oreiller et face à des moutons qui tout comme vous devrons grimper un mur géant pour survivre. Ces moutons auront un air familier, car ce sont des personnes que vous aurez auparavant rencontré au bar et leurs chances de survie augmenterons si vous leurs prodiguez quelques conseils et du réconfort.
On apprendra que ce lieu n’apparait que lorsqu’une personne a été infidèle mais malheureusement vous ne pourrez en parler à vos amis car une fois réveillé, vous oubliez tout à part le sentiment d’avoir fait un terrible cauchemar…
Mais ces moments de discutions avec les moutons ne sont que passager, ils servent à faire une pause entre deux grimpettes. Car là où ça va se corser, c’est dans les phases de Puzzle-game ou vous devrez escalader le plus vite possible un mur fait de blocs afin de survivre.

 

 

Vous devrez traverser des lieux glauques avec des atmosphères qui changeront selon les nuits. En plus de la difficulté de trouver le bon chemin en escaladant les blocs, vous aurez aussi à faire à d’autres moutons paniqués qui n’hésiteront pas à vous faire tomber pour survivre.
Le seul moyen à votre disposition pour monter c’est de faire des escaliers avec les blocs pour arriver à la sortie se situant au sommet. Dernière partie de votre cauchemar, vous devrez affronter la peur de votre journée en boss qui en plus de faire tomber des blocs pour vous presser pourra donner des coups pour vous tuer ou bien changer les types de blocs pour vous déstabiliser.
Au fur et à mesure de vos cauchemars vont apparaitre de nombreux type de blocs. Les 5 premiers chapitres vous initient à ces nouvelles cases, mais ensuite ils se mélangent dans des pièges de plus en plus sournois !
La difficulté de Catherine réside dans l’obligation d’analyser les blocs présents, de penser à une construction qui ne mène pas à un cul de sac mais dans un laps de temps qui ne laisse pas tellement le temps à la réflexion. Du coup il vous arrivera parfois de glisser sur des pierres gelées qui vous amènerons sur une pierre qui va vous empaler sans vraiment que vous ayez pu voir venir le coup.
Lors de votre escalade il sera possible de trouver des objets qui vous sauveront parfois la mise.

 

 

 

Le design du jeu a été fait par le studio 4° (Amer Beton, MindGame). Le personnage principal est un peu mou et parfois on s’ennuie un peu pendant les phases de discutions avec les autres personnages (surtout après la sensation forte qu’on vient d’avoir pour survivre). La jouabilité m’a posé un seul souci au niveau de l’escalade, lorsque vous vous mettez suspendu de l’autre côté de la caméra, les directions s’inversent et il n’est pas évident de s’y retrouver.
L’ambiance musicale est bien réalisée, on notera que les cloches ne s’arrêtent pas de sonner quand on discute avec les moutons et ça devient vite énervant.
Il y a même la possibilité de recommencer les niveaux, d’en faire de nouveaux via la tour de Babel et de jouer en co-op ou en versus.

 

 

Dans ce jeu, il faut tout le temps réfléchir. Autant dans les choix à faire pour nos relations, que dans l’escalade avec les blocs piégés et le temps qui joue contre nous.
L’évolution de la difficulté est bien gérée au fil du jeu, on ne sent pas de répétition dans les niveaux à grimper. L’expérience qui résulte de ce jeu est unique et il serait dommage de passer à côté ! Même en facile, le jeu reste un sacré défi et vous ne vous ennuierez pas !

 

Note : 16/20

 

Catherine est disponible sur Xbox 360 et PS3.