Test Realme 16 Pro+ : le smartphone qui veut bousculer le milieu de gamme premium

par JulSa_

Realme continue son ascension sur le marché français avec ce 16 Pro+, un smartphone qui ne manque clairement pas d’ambition. Pour 599 euros, la marque promet rien de moins qu’un téléphone capable de jouer dans la cour des modèles bien plus chers, en mettant le paquet sur trois axes principaux : la photo, l’autonomie et le design. J’ai utilisé l’appareil pendant plusieurs semaines en parallèle de mon iPhone habituel pour voir si la promesse tenait la route. Et autant vous le dire tout de suite, certains aspects m’ont sincèrement bluffé.

Un design qui ne ressemble à aucun autre

Première chose qui m’a marqué en sortant l’appareil de la boîte : ce dos. Ce n’est pas un revêtement classique en verre ou en plastique. Realme a opté pour un silicone biosourcé, fabriqué en partie à partir de paille végétale. La démarche écologique sonne presque comme un argument marketing un peu opportuniste, sauf qu’en main, ça change vraiment quelque chose. La sensation est douce, légèrement texturée, le téléphone accroche bien dans la paume et surtout les traces de doigts ne s’incrustent quasiment pas. Pour quelqu’un qui sort d’un iPhone Pro, dont le verre dépoli est certes joli mais glissant, le contraste est agréable.

 
Realme 16 pro plus 4

J’ai testé la version Master Gray, plus sobre que la déclinaison Master Gold dorée qui s’inspire du blé mûr. Le design est signé Naoto Fukasawa, un designer japonais réputé qui avait déjà collaboré avec Realme sur les premiers GT. Le bloc photo est entouré d’un cadre métallique poli effet miroir qui rappelle l’horlogerie haut de gamme. Honnêtement, posé sur la table à côté de mon iPhone, le Realme attire le regard.

Côté gabarit, on est sur du grand format : 162,5 x 76,3 x 8,45 mm pour 198 grammes. Ce n’est pas un poids plume, mais venant d’un iPhone Pro Max je n’ai pas été choqué. Les petites mains risquent par contre de trouver l’engin un peu massif. Les bords sont légèrement incurvés, ce qui aide à la prise en main et donne une impression de finesse même si la coque ne fait pas dans la délicatesse.

Realme 16 pro plus 2

Côté robustesse, Realme a vraiment cravaché : certifications IP66, IP68, IP69 et IP69K. En clair, le téléphone résiste à la poussière, à l’immersion, aux jets d’eau chaude sous pression et à peu près à tout ce que vous pouvez lui balancer dessus dans la vraie vie. La protection avant est assurée par du Gorilla Glass 7i et un film protecteur est même posé d’usine. Sympa.

 

Un écran AMOLED qui frôle l’excellence

La dalle AMOLED de 6,8 pouces affiche du 1,5K (1280 x 2800 pixels) avec un taux de rafraîchissement qui peut grimper jusqu’à 144 Hz. Sur le papier, c’est du très solide. Dans les faits aussi. La luminosité de crête atteint 6500 nits annoncés, et même en plein soleil sur la terrasse en plein été, j’arrivais à lire mes messages sans plisser les yeux. C’est l’un des points où ce Realme rivalise franchement avec mon iPhone, voire fait mieux dans certaines situations extrêmes.

A lire aussi :   Fuite de données Instagram : 17,5 millions de comptes compromis
Realme 16 pro plus 3

Les couleurs sont vives, peut-être un peu trop saturées en mode par défaut. Un petit tour dans les paramètres pour passer en mode Naturel et tout rentre dans l’ordre, avec une calibration plus juste. Les bords incurvés donnent un effet immersif sympa pour regarder une vidéo ou scroller sur les réseaux. La protection Widevine L1 est de la partie pour profiter du Full HD sur Netflix, Disney+ et compagnie.

Petit bémol au passage : la dalle n’est pas LTPO. Le rafraîchissement passe par paliers (60 Hz ou 120 Hz par défaut, 144 Hz dans certaines applications compatibles), ce qui est un poil moins élégant que ce qu’on trouve sur des modèles plus haut de gamme. Mais à ce prix, on ne va pas pleurer.

 
Realme 16 pro plus 8

Le poinçon en haut de l’écran est discret, le lecteur d’empreintes sous l’écran est rapide, même si je le trouve placé un peu bas. Vraie déception quand même : les haut-parleurs. Ils sont équilibrés mais manquent cruellement de basses. Pour un téléphone à 600 euros, j’aurais espéré mieux. Si vous comptez regarder beaucoup de films dessus, prévoyez des écouteurs Bluetooth.

Des performances correctes sans plus

Sous le capot, le Realme 16 Pro+ embarque un Snapdragon 7 Gen 4 accompagné de 12 Go de RAM. Sur les benchmarks, il se fait dépasser par certains concurrents directs comme l’OPPO K13 Turbo Pro ou le Vivo T4 Ultra qui jouent dans une autre catégorie de puissance brute. Mais dans la vraie vie, c’est largement suffisant pour 90 % des usages.

Realme 16 pro plus 6

Pour mon utilisation quotidienne (navigation, réseaux sociaux, mails, streaming, photo), je n’ai jamais senti de ralentissement. Les animations de l’interface sont fluides, le multitâche tient bien la route, l’ouverture des applications est rapide. Bref, rien à redire.

 

Côté jeux, j’ai testé Genshin Impact en graphismes moyens et le téléphone tient un 60 fps stable sans broncher. Call of Duty Mobile passe en 120 fps avec le mode GT activé. La chaleur reste contenue grâce au système de refroidissement vapor chamber, et le revêtement biosourcé du dos masque assez bien la chauffe quand elle survient. Les hardcore gamers à la recherche de performances de flagship pourront trouver mieux ailleurs, mais pour un joueur occasionnel ou modéré, c’est tout à fait honorable.

Realme 16 pro plus 7

À titre de comparaison, j’ai récemment testé le Realme GT 8 Pro qui joue dans une catégorie totalement différente côté puissance avec son Snapdragon 8 Elite Gen 5. Si vous cherchez du muscle pour gamer sérieusement, c’est plutôt vers ce modèle qu’il faut se tourner. Mais le 16 Pro+ a clairement d’autres arguments à faire valoir.

Une partie photo qui tire vers le haut de gamme

C’est clairement le terrain où Realme a voulu marquer les esprits. Le 16 Pro+ embarque un trio complet : un capteur principal de 200 mégapixels (Samsung HP5, ouverture f/1,8, OIS), un téléobjectif périscopique de 50 mégapixels avec zoom optique x3,5 (avec OIS également) et un ultra grand-angle de 8 mégapixels. Une configuration ambitieuse pour un milieu de gamme, surtout quand on voit que des concurrents directs comme le Pixel 10a ou le Galaxy A57 zappent purement et simplement le téléobjectif.

 
Realme 16 pro plus 5

En plein jour

Le capteur principal délivre des clichés punchy, avec des couleurs un peu saturées mais plutôt agréables à l’œil. La dynamique est correcte, les détails sont bien préservés. C’est typiquement le genre de rendu qu’on aime poster sur Instagram sans trop avoir à retoucher. Le mode 200 mégapixels existe et permet d’obtenir des fichiers ultra détaillés, pratiques si vous voulez recadrer après coup. Petit revers : le traitement a tendance à parfois écraser un peu les ombres et à pousser sur les hautes lumières.

Le téléobjectif, vraie carte maîtresse

C’est probablement le plus gros bon point de cet appareil. Le zoom optique x3,5 est terriblement efficace pour les portraits, avec une séparation propre entre le sujet et l’arrière-plan, un bokeh naturel et des couleurs cohérentes avec le capteur principal. J’ai pris pas mal de photos de mon Tesla Model Y au téléobjectif et le rendu fait honneur à la voiture, sans la déformation typique qu’on a souvent au grand-angle. Le zoom numérique pousse jusqu’à x120, mais bon, autant être honnête, au-delà de x10 ça commence à devenir vraiment cosmétique.

A lire aussi :   Les astuces pour augmenter la durabilité de son iPhone

L’ultra grand-angle, le maillon faible

Avec ses 8 mégapixels, l’ultra grand-angle est clairement le moins ambitieux des trois. De jour ça reste exploitable, les couleurs sont relativement fidèles à ce que produit le capteur principal, mais dès qu’on zoome dans l’image ou qu’on passe en intérieur, les limites apparaissent vite. Dommage.

 

En basse lumière

Le capteur principal s’en sort bien le soir, avec un mode nuit qui n’en fait pas des tonnes sur le traitement et conserve des couleurs assez fidèles. Le téléobjectif, lui, perd logiquement en qualité dès que la lumière baisse, mais reste utilisable.

Selfie et vidéo

Le capteur frontal de 50 mégapixels capture des selfies plutôt flatteurs, avec un mode portrait qui fait correctement le job. J’ai juste trouvé que le lissage de la peau est un peu trop appuyé par défaut, mais c’est ajustable dans les réglages. Côté vidéo, on filme en 4K à 60 images par seconde aussi bien à l’avant qu’à l’arrière, avec une stabilisation logicielle vraiment impressionnante. J’ai filmé en marchant sur la digue le week-end dernier et le rendu était quasi équivalent à ce que je pourrais obtenir avec mon iPhone.

Les outils IA

Realme intègre toute une suite d’outils dopés à l’IA dans l’application galerie. AI Edit Genie (basé sur Nano Banana de Gemini) permet de retoucher une photo via des prompts textuels ou vocaux, c’est bluffant et ça marche bien en français. Il y a aussi un effaceur d’éléments qui fait le job pour virer un passant ou un panneau gênant, un mode pour générer un avatar à partir d’une photo et le classique mode conversation avec traduction en temps réel qui est excellent pour les voyages. Pour quelqu’un qui sort d’iOS et de ses outils Apple Intelligence, on retrouve grosso modo les mêmes fonctionnalités, parfois mieux exécutées d’ailleurs.

 

Une autonomie qui change la vie

7000 mAh. Voilà le chiffre qui claque sur la fiche technique. C’est environ le double de ce que propose mon iPhone, et croyez-moi, ça se sent. Sur ma période de test, j’ai facilement atteint deux jours d’utilisation sans recharger, en usage mixte avec pas mal de photos, du streaming et un peu de jeu. Pour quelqu’un qui a l’habitude de mettre son iPhone à charger tous les soirs, c’est presque déstabilisant.

En usage gaming intensif, la consommation est d’environ 6 % par tranche de 30 minutes, ce qui est très bon. Le temps d’écran allumé sur une charge dépasse régulièrement les 11 heures dans mes tests. Bref, la batterie est probablement le meilleur argument du Realme 16 Pro+ en plus du téléobjectif.

La charge rapide en 80 W permet de passer de 20 à 100 % en environ 47 minutes, ce qui reste correct étant donné la capacité énorme de la batterie. Le chargeur compatible n’est pas fourni dans la boîte, c’est devenu la norme et je ne vais pas en faire un drame.

 

Realme UI 7 sous Android 16, plutôt sympa mais pas sans défaut

Le téléphone tourne sous Android 16 avec la surcouche Realme UI 7. L’interface est globalement bien pensée, fluide et plutôt jolie depuis cette dernière version qui adopte un style « Misty Glass » rappelant un peu iOS 26 dans son approche visuelle. Pour un utilisateur iPhone qui débarque, la transition est assez douce, beaucoup de codes visuels sont familiers.

L’animation du déverrouillage par empreinte est soignée, le retour haptique du clavier en revanche est franchement décevant et je vous conseille de le désactiver dès le déballage. Realme a glissé pas mal de bloatwares préinstallés (62 applications environ), dont une bonne partie est désinstallable en quelques minutes.

Bonne nouvelle pour le suivi logiciel sur le marché européen : 5 ans de mises à jour majeures d’Android et 6 ans de correctifs de sécurité. C’est très généreux pour un téléphone à ce prix, et nettement mieux que ce que propose le marché indien sur le même modèle.

 

Verdict : un sérieux candidat dans son segment

Le Realme 16 Pro+ propose un package vraiment intéressant. Vous obtenez un design de caractère, un écran AMOLED de qualité, un trio photo polyvalent avec un téléobjectif rare à ce prix, une autonomie hors-norme et des performances suffisantes pour la grande majorité des usages. La concurrence directe (Pixel 10a, Galaxy A57, Nothing Phone (4a) Pro) a du souci à se faire, particulièrement sur la photo et la batterie.

En tant qu’utilisateur iPhone, je ne suis pas prêt à basculer définitivement sur Android, mais je dois reconnaître que ce Realme m’a fait passer plusieurs semaines très agréables. Si vous cherchez votre prochain téléphone sans vouloir taper dans le tarif d’un flagship, mettez sérieusement ce 16 Pro+ sur votre liste.

 

Vous pourriez également aimer

À PROPOS...

Julsa.fr est une fenêtre sur l’univers du jeu vidéo et de la high-tech. Notre mission ? Découvrir et partager avec vous les pépites du web, les jeux incontournables et les innovations technologiques qui façonnent notre quotidien. Plongez dans une exploration enrichissante et demeurez à la pointe des tendances digitales. En savoir plus…

Julsa.fr – © 2010-2026 -Tous droits réservés