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Test : Knack (PS4)

Test : Knack (PS4)
Negikun

Annoncé il y a déjà un an, lors du Playstation Meeting 2013 à New York en même temps que la PS4, Knack n’a jamais vraiment su se faire aimer du public. Les premières critiques sont vites tombées à la sortie du jeu et comme on pouvait s’y attendre, le jeu a été descendu par l’unanimité.

Pourtant le papa de ce jeu est Marck Cerny, producteur de jeux vidéo comme Crash Bandicoot et Jak&Dexter chez Naughty Dogs.
Est-ce que nous en attendions trop pour un line up de console next-gen ? Est-ce que nous blâmons ce jeu car il n’est pas du gout de ceux qui ont réussis à avoir une PS4 pour Noël ? Ou bien est-il vraiment aussi fade qu’il en a l’air ?

Test Knack (8)

Dès le départ on sent que le scénario ne va pas tellement nous poser de soucis. Dans un monde futuriste, les humains et les gobelins se livrent bataille au quotidien. Ces derniers ayant trouvés le moyen de s’armer lourdement ils reviennent en masse pour venger leurs ancêtres et récupérer leurs terres. Heureusement pour les humains, au-delà de leurs machines de combat, un scientifique a créé une invention qui pourra leur donner une nouvelle longueur d’avance : Knack !

Il s’agit d’un petit golem qui peut attirer des artefacts autour de lui pour se donner une forme physique. Ces dit artefacts viennent d’une civilisation perdue et servent également à fournir de l’énergie dans de nombreuses machines (ascenseur, avion, etc).
Là où Knack devient une véritable arme de guerre, c’est lorsqu’il rassemble assez de débris et d’artefacts car il grossit de plus en plus pour devenir énorme et écraser ses ennemis d’un simple balayement de bras.

Test Knack (7)

Intéressons-nous donc de plus près à cette possibilité d’augmenter la taille de Knack. Certes l’idée peut être intéressante sur le papier, mais malheureusement on ressent finalement à peine l’effet de puissance quand Knack «grandi » et ce n’est finalement qu’a la fin du niveau où l’on voit l’augmentation de nos dégâts et notre barre de vie augmenter. Le souci c’est qu’à ce moment-là on se trouve face à des ennemis plus puissants et avec plus de résistance… Du coup ça revient exactement au même !
On se dit qu’une fois qu’on sera énorme on pourra profiter un peu de cette surpuissance, mais il n’en n’est rien ! En gros un chapitre se compose en plusieurs niveaux, on commence petit, on avance dans un chemin bien balisé, on esquive les attaques (tant bien que mal), déjoue les pièges, casse des objets pour obtenir des reliques et bien sûr on affronte des ennemis pour enfin arriver au bout un peu plus « gros ». Une fois que l’on a bien grandi, il arrive toujours un twist scénaristique qui va nous faire rétrécir comme devoir reprendre notre taille initiale pour rentrer dans leur petit avion, ou bien sacrifier nos reliques pour faire fonctionner une machine, etc.
Du coup on redevient petit et hop on enchaine sur le chapitre suivant… Cela peut paraitre un peu frustrant, mais dites-vous bien qu’il y a 13 chapitres dans le jeu, du coup ce scénario se déroule ainsi 13 fois !

Test Knack (5)

Au niveau du gameplay, on peut sauter et frapper les ennemis (oui il est même conseillé de le faire en même temps) et surtout esquiver les attaques, mais regardez bien d’où vient le coup car même si vous faites une esquive vous pouvez quand même vous faire toucher ! Et dans ce jeu ça implique de perdre une très grosse partie de vos points de vie, même en facile…
En brisant des cristaux jaunes sur le chemin on pourra remplir sa jauge de coups spéciaux pour se transformer en tornade ou bien frapper le sol avec un coup puissant pour détruire tous les ennemis qui vous entourent.

Test Knack (6)

Pour éviter la grosse redondance du jeu, il y a plein de salles plus ou moins cachées qu’il faut découvrir en fracassant des murs. Ces salles contiennent des coffres qui referment des morceaux de bonus, comme un détecteur de coffre/salle secrète et des pierres précieuses qui confèrent un pouvoir au héros. Ces coffres sont surtout faits pour un Newgame+, car il faut trouver tous les morceaux de ces bonus pour les activer… Si on cherche comme un fou pendant toute l’aventure et bien il faudra tout de même attendre la fin de sa première partie pour pouvoir en profiter, il n’y a pas d’avantage à court terme !
Cela donne certes un intérêt au replay value, mais encore faut-il avoir envie de refaire les niveaux pour trouver les trésors manquants… En parlant de durée de vie, finir le jeu débloque des modes de jeu supplémentaires comme le combat en arène, des défis Time trial ou le fait de pouvoir refaire des niveaux.

Test Knack (3)

Au niveau du design, on passera sur le chara design qui est affligeant (à part mini Knack qui est tout mimi), par contre les niveaux à défaut d’être beaux sont variés et intéressants. Le niveau dans le canyon a tout de même su m’étonner de par ses couleurs et ses variations de roches plutôt travaillées.
Les ennemis se déclinent en version corps à corps, tir à distance, ou qui font des dégâts de zone avec une onde de choc. On affronte bien sur des gobelins, des robots, des statues antiques mais aussi des méchants insectes ! Tout dépend bien sûr de notre taille actuelle.

Pour Conclure

5

sur 10

Au final, on se retrouve avec un jeu assez problématique car on ne sait pas à qui il s’adresse. D’un côté il est assez punitif ce qui énervera les plus jeunes, de l’autre son univers coloré et enfantin ne plairont pas forcement aux joueurs expérimentés qui voudront tenter l’expérience… Je pense que Knack aurait pu être le jeu de plateformes sympa pour les enfants qui veulent jouer avec leurs parents, si seulement il y avait un équilibrage du jeu ou bien un mode SUPER EASY. Cette erreur de ciblage peut faire bizarre quand on passe une cut-scene toute mignonne avec un Knack amusant, puis l’instant d’après on a des sueurs froides car on doit affronter plusieurs ennemis en même temps et recommencer en boucle le passage car on se fait tuer si facilement d’un seul coup. Un jeu qui en frustrera plus d'un, aussi patient soit il !