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Un Commentaire

Test : Assassin’s Creed Unity

Test : Assassin’s Creed Unity
Bastien

Il est arrivé ! Le Assassin’s Creed next-gen est enfin là ! Le roi est mort, vive le roi ! Cet opus est-il digne des nouvelles consoles ? Réponse dans ce test.

Assassin’s Creed, on aime ou pas. Il est vrai que depuis quelques années, à trop vouloir annualiser sa franchise, Ubisoft l’a rendu plus lisse, et lui a fait perdre la « hype » qui le caractérisait. Beaucoup, dont moi, estime que le meilleur volet d’AC est le 2ème épisode. Son héros charismatique, et la période dépeinte de la Renaissance italienne, avaient effectivement de quoi transporter le joueur ; en tout cas davantage qu’avec les héros suivants que furent Connor et Edward. Alors forcément, l’annonce du volet Unity, qui prend place en pleine Révolution Française, avait de quoi exciter l’esprit chauviniste de chacun d’entre nous. Un Paris fidèlement modélisé jusque dans ses moindres recoins, des immeubles dans lesquels on peut généralement entrer sans temps de chargement, des PNJ par centaines dans les rues sans générer de ralentissement, on peut dire que la promesse était véritablement alléchante.

Alors Paris tenu ? (Oh oh ! =)

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Dans Assasin’s Creed Unity, on incarne un tout nouvel assassin du nom d’Arno Dorian. Dandy de son état, Arno fait véritablement penser à Ezio, l’assassin que nous incarnions dans le 2ème volet, et le moins que l’on puisse dire c’est que tout dans cet épisode va nous faire repenser à AC 2, tant par sa mise en scène, que par les relations qu’entretient notre héros avec les différents personnages qu’il croisera, au final ce n’est pas plus mal, pour toutes les raisons que j’ai évoqué ci-dessus.

Ce qui choque de prime abord dans Unity, c’est la beauté des graphismes. J’ai pu lire ça et là que beaucoup trouvaient le jeu « vraiment peu optimisé », avec de grosses chutes de framerate de temps à autre ; simplement j’ai envie de répondre que l’on ne peut avoir un jeu aussi riche au niveau de l’aire de jeu, aussi peuplé de PNJ, sans faire de concessions. Alors oui, sur console, le jeu est bridé à 30 images par seconde, oui les développeurs auraient pu faire un effort pour augmenter ce nombre et gagner ainsi en fluidité, mais non, Assassin’s Creed Unity n’est pas un jeu bâclé. Je trouve personnellement la prestation donnée par ce jeu véritablement bluffante au contraire, et pourtant, Dieu sait si depuis l’opus Brotherhood, la franchise AC commençait lentement à me sortir par les yeux ; la faute à un gameplay qui peinait à se renouveler, et qu’on se le dise, à une technique qui devenait vraiment faiblarde. Or, Unity n’est pas l’archétype d’un jeu mal fini, ou trop vite fini. L’ambiance globale du jeu me fait me remémorer les périodes fastes d’AC 2, et ce n’est vraiment pas pour me déplaire. La période de la Révolution Française est d’ailleurs un théâtre ô combien riche pour justifier les pérégrinations de nos amis assassins, et en cela, on ne peut qu’être admiratif du travail accompli par Ubisoft pour avoir su retranscrire les mouvements de liesses populaires, et le renversement progressif de la monarchie.

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Parlons du fond maintenant, dans chaque Assassin’s Creed, deux types de gameplay s’opposent. Certains adorent le côté infiltration du titre, même s’il est perfectible, d’autres préfèrent foncer dans le tas. Avec Unity, c’est le côté infiltration qui va prévaloir sur le bourrinage car en effet, même s’il sera toujours possible de livrer bataille dans les rues de la ville, il sera préférable, dans la plupart des cas, de fuir plutôt que de combattre – d’ailleurs au passage les ennemis ne vous poursuivent plus sur les toits. Car en effet, ces derniers sont beaucoup plus robustes, beaucoup moins bêtes aussi que par le passé (même si parfois il peut y avoir encore quelques exceptions..), mais ils sont surtout mieux armés, et n’hésitent plus à se mettre à 2 ou 3 sur votre tronche pour être sûr que vous n’en sortiez pas indemne. Donc plus vous serez prudent, mieux ce sera pour votre intégrité physique. A noter que pour vous aider dans votre quête de discrétion, Arno pourra s’accroupir et marcher dans cette position, ce qui paraît incontournable dans un jeu où l’infiltration est fort prononcée, mais ce n’était pas le cas de ses aïeuls des précédents volets.

Le freerun s’améliore lui aussi puisque dorénavant vous pourrez de manière beaucoup plus fluide descendre des bâtiments, escalader, passer à travers les fenêtres, glisser sous des tables, sauter par-dessus des bancs ; une touche correspond à « escalade haut » et une autre à « escalade bas », utiliser l’une ou l’autre en fonction des obstacles qui s’offrent à vous aura pour effet d’éviter de voir Arno sauter comme un brave dans le vide lorsqu’il est sur une corniche et de se ramasser la poire par terre s’il n’y a rien pour amortir sa chute… Arno pourra également escalader en diagonale, un peu à la Prince of Persia, et ça c’est plutôt pas mal car cela évite de devoir impérativement grimper à la verticale, au risque de se faire tirer dessus beaucoup plus facilement par les ennemis par exemple. A ce propos, lorsqu’un ennemi vous voit et que vous bougez au moment où il vous détecte, Arno laissera sa place à un « fantôme » qui vous montrera sa dernière position connue, et c’est à cet endroit que votre ennemi viendra inspecter pour essayer de vous retrouver. Sauf que… en pratique peu de gardes viennent voir là où le fantôme se trouve, ils se contentent souvent de se poser simplement la question de savoir s’ils vous ont bien vu et n’ont pas rêvé, mais ça s’arrête là, dommage, parce que l’idée était sympa.

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Point de vue scénaristique, c’est là que la déception intervient. Unity ne fait absolument pas avancer la trame principale (l’histoire qui se déroule au présent), tout comme son prédécesseur Black Flag. Il n’apporte donc rien en ce sens, néanmoins, et là c’est un point de vue strictement personnel, l’histoire du présent me paraissait tellement alambiquée à la fin d’AC 3 que je ne cherchais même plus à trop comprendre l’intrigue et ses rebondissements. Ce n’est donc pas un gros point noir pour moi, mais cela en rebutera certainement d’autres. Du reste, je pars du principe que si nous sommes contraints de ne pas voir l’histoire du présent évoluer (pour éviter les anachronismes potentiels entre les épisodes sans doute), pour pouvoir avoir des histoires se déroulant dans des époques aussi intéressantes que l’est celle de la Révolution Française, alors je suis prêt à ce sacrifice ! (j’adorerai un épisode dans l’Egypte ancienne personnellement ! Je passe le message 😉 )

Concernant le contenu du jeu, il est tout simplement énorme, finir le jeu à 100% est annoncé à environ une cinquantaine d’heures, autant dire que je serai déjà passé à autre chose depuis bien longtemps sachant que je dois être à environ 10-12h de jeu, et l’histoire principale me semble loin d’être terminée ! Le mode en ligne, quant à lui, vous permettra de participer à des missions spéciales avec d’autres assassins en coop, j’ai trouvé ça assez sympa et varié puisque cela donne l’occasion de jouer de « vraies » autres missions, lesquelles sont indisponibles en offline.

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Terminons ce tour d’horizon de Unity en relatant ses points négatifs. La « roue des armes » est tout sauf ergonomique, il est impossible de changer d’arme blanche sans passer par le menu, ce qui est très lourd à la longue si l’on veut constamment varier le gameplay. Beaucoup d’actions possibles dans AC 3, voire Black Flag, ne sont plus présentes, comme par exemple la chasse (bon… en plein Paris en même temps… c’est sûr que c’est compliqué !), impossibilité de tuer les passants (je pense que cela doit être dû au fait que si l’on donnait la possibilité d’interagir avec les passants, le framerate serait peut être [davantage] à la ramasse…), impossible de pendre les gens (comme dans AC 3), impossible de ramasser les armes des ennemis tués, impossible a priori d’avoir un cheval (en tout cas je n’en ai encore jamais vu), et bien sûr impossible de barrer un bateau (sur la Seine… il n’y aurait pas trop d’intérêt !), à savoir aussi que dans Unity, vous pouvez utiliser des pétards comme « arme de diversion »… sauf que même si vous les utilisez juste devant un garde, celui-ci ne viendra jamais voir ce qu’il se passe !! J’avoue n’avoir toujours pas compris l’intérêt de ce truc, si quelqu’un pouvait m’aiguiller, je suis preneur !

Enfin, un dernier mot pour préciser que ce test a été effectué sur Xbox One, et que pour ma part, je n’ai encore subi aucun ralentissement (hormis dans quelques passages vidéos bien chargés), et n’ai subi aucun bug notable (hormis une fois où mon radar a purement et simplement disparu…).

Assassin’s Creed Unity est disponible à partir de 45,99€.

Pour Conclure

8

sur 10

AC Unity est un jeu qui fleure bon le fan service puisqu’il n’apporte rien au scénario du jeu, mais qui flatte également l’égo de nous autres français en nous permettant de nous balader dans la plus belle ville du monde (oui j’en rajoute à peine) et d’en escalader ses plus beaux monuments (mention spéciale à Notre-Dame de Paris, simplement exceptionnelle de réalisme !). Qu’on aime ou pas, qu’on le fustige ou non (n’est-ce pas M Mélenchon ?), ce volet next-gen est véritablement un bon cru qui m’a réconcilié avec la franchise Assassin’s Creed. Malgré quelques suppressions de gameplay (pendre les ennemis) et d’autres ajouts plus bancals (les pétards ou les fantômes de position), de bonnes heures de jeu sont en perspective pour qui ira voir plus loin que les sempiternels « manque d’optimisation » que les détracteurs d’Ubisoft aiment à rappeler. La diversité du titre, et son ambiance générale suffisent à justifier ces quelques lacunes techniques, lesquelles seront, on peut l’espérer, corrigées dans les futurs chapitres de Assassin’s Creed. Welcome to the next-gen, tout simplement !