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Un Commentaire

[Test] Yakuza 5 sur PS3

[Test] Yakuza 5 sur PS3
TheGouvan

Yakuza a le triste sort de ne jamais avoir percé en Occident comme certaines grosses licences ont pu le faire, en même temps les excellents jeux n’ayant pas eu un succès en Occident et qui pourtant cartonne sur l’archipel font légions.

Il est vrai que la licence Yakuza n’a de sous-titres que l’Anglais, ce qui, je peux le comprendre, à la possibilité d’en rebuter plus d’un, mais sortir son dico pour arpenter les rues japonaises et incarner un Yakuza vaut clairement le coup; selon moi la licence Yakuza fait partie des meilleurs jeux existants, à classer dans le top 20 c’est sur et certains.

Yakuza 5 fight

Toute une ballade

Yakuza 5 nous propose de nous déplacer et de nous bastonner à travers 5 lieux bien distincts à travers le Japon, quand on sait qu’un seul lieu, à l’époque, nous prenait déjà pas mal de temps tant au niveau de l’exploration que de ce qu’il avait à nous offrir visuellement, je ne saurais vous affirmer que cette nouvelle proposition de lieu ne peut être que plus jouissive, car au-delà de l’aspect exploration, comme dans tout Yakuza, la narration et le scénario ne sont pas en reste, cinématiques, dialogues à outrance, et tout le tintouin est de mise !

Ici un des pontes du clan Tojo va retrouver Kiryu (notre personnage), qui s’est isolée pour ne plus revivre tout ce qu’il a vécu auparavant, s’exiler de la violence et des risques qui vont de pair avec le fait d’être un Yakuza, en effet, il a troqué sa tenue de combat contre un taxi, faire des courses et avoir un peu de pourboire, c’est plus reposant que de casser des bouches et récolter des dents, mais, et parce que ne joue qu’un chauffeur de taxi, ça n’a pas grand intérêt (à part dans Crazy Taxi), Ce calme va disparaître quand Kiryu va comprendre que les clans Omi, Yamasaka et Tojo ne peuvent plus cohabiter parmi les territoires qu’ils se partagent.

Comme tout bon Thriller un événement va obliger notre héros à se foutre en chasse et quoi de plus problématique pour Kiryu que de se voir attribuer le meurtre de Madarame leader du clan Yamasaka ?

Il n’en fallait donc pas plus pour que l’histoire se lance, que les énigmes tombent et que nos points et nos pieds refassent fureur.

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Savoure l’ambiance

C’est donc autour de cette trame scénaristique que l’ambiance du jeu va tourner.

Il faut savoir que la licence Yakuza est dépaysante, mais pas qu’un peu, dans un premier temps évoluer dans des copies de lieux Japonais et ce, aussi bien réussis, ça a le chic de nous donner envie de partir de là-bas quand on éteint sa console, ou alors de la rallumer pour se projeter à nouveau là-bas; Parce que les lieux font clairement partie intégrante de l’ambiance du jeu, de son dépaysement et de sa façon très particulière de nous aspirer dans l’histoire, histoire qui quant à elle est (je parle de tous les jeux Yakuza) souvent très sombres, Sombre mais teintée (via des mini-jeux ou des situations étranges) d’humour, des séances de karaoké embarrassantes par exemple, ce qui nous permet de nous transposer, car comme dans la vie, chaque malheur a son lot d’absurde, en clair le fait de parsemer de l’humour au milieu de choses bien moins sympathiques rend l’histoire, l’ambiance, vivante, réelle.

En termes d’ambiance, les musiques sont toujours aussi rock’n’roll et qu’il est plaisant de casser la mouille à des petites ou plus grandes frappes dans ces rues japonaises.

Car ne l’oublions pas Yakuza a toujours été un savant mélange de Beat Them All et de Rpg, à coup de combo et d’XP pour terrasser ses ennemis de plus en plus efficacement, Yakuza 5 garde la même dynamique, faire monter sa jauge de vie, crafter des armes, apprendre de nouveaux coups, faire évoluer sa jauge de heat, de rage etc, pas de dépaysement donc pour les joueurs aguerris !

En dehors du fait donc de tabasser à tout va et de faire éclater la vérité, il sera possible, comme dans tout bon Yakuza, d’avoir accès à d’innombrables mini-jeux, partie de Poker, de Black Jack, de Koi-Koi, servir des ramens, devenir restaurateur, jouer à des bornes d’arcade, faire du golf, du base ball, pêcher, diriger un club de rencontre, chanter à tout va, bref, laissons la surprise des possibilités immenses de ces mini-jeux, qui en réalité sont tellement prenants et bien amenés, qu’ils vous prennent tout autant de temps et d’envie que de faire la trame principale du jeu.

Petit plus, eh oui, car n’oublions pas qu’avant de reprendre nos salves de coups de poing et de coups de pied en tout genre on s’était reclus pour devenir chauffeur de taxi, bien plus qu’un simple boulot pour expliquer que Kiryu ne volait pas sa nourriture, mais travaillait pour, il vous sera possible de reprendre ce métier afin de gagner XP et pourboire.

Yakuza 5 est disponible à partir de 19.99€.

Pour Conclure

8

sur 10

Car bien plus qu'un genre de GTA like, Yakuza 5 (et les précédents) sont d'une richesse absolue, aussi bien en termes d'ambiance, de dépaysement, que de subtilités scénaristiques, je dis «Gta like, car beaucoup y verront un jeu où l'on peut se balader et casser des gueules librement dans les rues, mais c'est bien plus que ça, le personnage y est d'ailleurs tellement bien scénarisé que vous ne voudrez certainement pas casser des bouches pour casser des bouches, que chaque action aura dans votre tête une conséquence, vous passerez du temps à apprendre, à augmenter votre XP, à crafter comme dans un pur RPG. Et puis faire le tour des villes pleine de lumières, à l'affût du moindre détail de la moindre possibilité... Et quand vous finirez le jeu vous ferez comme moi, vous attendrez impatiemment qu'un autre Yakuza sorte, qu'il sorte pour vous transporter encore quelques centaines d'heures dans un monde qui vous aspirera du début à la fin.