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[Test] Not a Hero

[Test] Not a Hero
Mickybad

Quand un homme politique nous annonce sa candidature à un poste à responsabilités, nous avons droit à une multitude de discours vides et incompréhensibles, une campagne d’affichage ringarde avec un visage au sourire aussi attachant et sincère qu’une paire de gifles.

Mais Not a hero, nous prouve que l’on peut avoir une tout autre approche de la politique : le massacre de masse de dealer et de chef de gang, entrecoupé de milk-shakes !!

 

 

Mes chers compatriotes….

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Londres est en pleine campagne pour élire le nouveau maire, mais la ville est corrompue, aux mains de plusieurs chefs de gang et de dealer qui terrorisent plusieurs quartiers de la ville.

Au milieu de tous les candidats, surgit Bunnylord, un lapin violet venant du futur et voulant sauver le monde du chaos. Pour cela, il doit en tout premier lieu, accéder à la mairie de Londres. Ce n’est pas la première fois que notre joyeux lapinou tente l’investiture, mais malheureusement ses tentatives ont toutes échoués. Mais cette fois-ci changement de tactique. Pour plus d’impact sur la population et embellir sa côte de popularité, Bunnylord a décidé d’engager un bande de crétins tête brulés, afin de …..massacrer les dealers et chef de gang de la ville, détracteur et enquêteur, en sauvant au passage, vieillard et gerbille (ça c’est du programme électoral).

 

Glisse et…tue.

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Ce que j’aime dans les studios indépendants, c’est qu’il s’affranchissent des codes habituels de gameplay, de level design ou de mécanisme que nous retrouvons dans les jeux AAA en général. Alors que la norme de ce type de jeu run and gun s’appuie sur la classique saute, courte, tire, Not a Hero bouscule le genre en appliquant une recette déroutante, mais tellement efficace et surtout très classe.

 

Là où on va faire habituellement sauter notre hero, ici il nous faut le faire glisser. Et il va vous falloir maîtriser ce parti pris, pour pouvoir arriver au bout des 21 niveaux qui se présentent à vous. Car tout le jeu s’articule autour de ce principe de glissade.

Pourtant, dès que l’on pose nos mains encore vierge du sang de nos victimes sur le titre, nos habitudes de gamer prennent le dessus, cherchant de façon panique le bouton de saut dès le premier ennemi rencontré, mais dompté au bout de 10mn, Not a Hero montre tout son potentiel.

Cette glisse permettant en outre de parcourir des distances plus longues ou de tacler violemment l’ennemi comme un footballeur dans une vidéo YouTube afin de l’achever comme un malpropre à coups de pied, de crosse ou de couteau, cette pratique permet également de se mettre à couvert. Et là où on avance comme un bourrin dans les autres titres 2D, Not a hero vous oblige à réfréner vos élans pour poser, et plus ou moins réfléchir votre action et votre approche.

Passant d’un étage à l’autre par le biais d’escaliers ( comme tout homme normal ), vous pourrez aussi surprendre l’ennemi en traversant la fenêtre du dessous ( comme un Bruce Willis normal ), lui taclant délicatement les tibias, l’achever au sol, vous mettre à couvert derrière l’abri le plus proche, balancer une grenade afin de résoudre le problème des renforts, puis courir ensuite dans le sens inverse, glisser vers une autre zone sur, laissant derrière vous tripes et boyaux en guise de décoration.

Cela donne un gameplay, nerveux, jouissif et intelligemment mis en œuvre.

 

Ce matin, un lapin, a tué un chasseur…

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Soyons honnête, Not a hero est sanglant, brutal, mais pas bourrin comme le titre pourrait le laisser penser de prime abord.

Outre sa difficulté, le jeu propose en plus de l’objectif principal plus ou moins farfelu (récupérer une collection de carottes, poser une bombe ou ramener mamie chez elle), des objectifs secondaires tout aussi débiles ou pragmatiques (récupérer des sacs d’argent, faire 10 exécutions, sauver des chiens…) qui mettront vos nerfs à rude épreuve si vous êtes du style 100% completed.

Car les cibles de Bunnylord sont loin d’être faciles à atteindre, protégées par une pléthore d’ennemis qui n’hésiteront pas à profiter de toutes erreurs de votre part pour vous rappeler que votre présence n’est pas appréciée. Des samouraïs armés de Katana évitant vos glissades pour vous découper ensuite aussi facilement qu’une part de quiche, au gros lourdaud pouvant stopper net vos glissades pour ensuite vous incruster au sol à l’aide d’un fusil à pompe, les morts s’enchaineront, vous obligeant à revoir constamment votre approche et vos tactiques, jonglant avec sécurité et actions suicidaires, utilisant au maximum les aptitudes de votre protagoniste.

 

9 Psychopats

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Si vous pensiez incarner un lapin violet en costard cravate, massacrant dans la joie et l’allégresse trafiquants et autres individus, vous rêvez !!

Comme tous bons politiciens, Bunnylord laisse le soin à une équipe de s’occuper des tâches difficiles, pour s’en attribuer le mérite lorsque tout est fini. Vous allez donc incarner plusieurs malades de la gâchette, recrutées par petite annonce dans le journal, ou pour d’autres par bénévolat, avec chacun des spécificités propres adaptées à différentes missions principales et secondaires. Leur disponibilité est sujette à l’augmentation du pourcentage de popularité.

Courir en rechargeant, élimination silencieuse au couteau, tirer en glissant, courir plus vite, chaque no hero, en plus d’un style haut en couleur (du jésus rappelant celui de big lebowski, au mad men accroc à la clope), doit s’appréhender pour pouvoir passer les niveaux. Car si pour certains un niveau sera simple, avec un autre se sera souffrance et frustration, surtout lorsque vous voudrez accomplir un maximum d’objectifs secondaires.

Ce bon vieux rétro

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Je saluerais l’excellent travail de roll7 sur le design du jeu au pixel retro flattant les rétines, mis en avant par les animations crétines de nos no-hero qui vous feront jubiler.

A noter aussi l’excellente bande originale du jeu, retro et classe dans le style 16 bit chiptune, qui n’est pas sans rappeler l’artiste musical 2080 (je conseille pour ceux qui ne connaissent pas !)

 

Cependant, il n’est pas exempt de défauts, comme quelques défis dont on se serait bien passé cassant le rythme, quelques niveaux en plus, et des passages particulièrement ardus qui vous feront manger votre manette et décourager les moins persévérants. Je pointerais également, l’absence d’un mode coop, auquel le jeu se serait parfaitement adapté.

Mais malgré ces petits défauts qui ne gâchent en rien l’expérience, Not a Hero est une très bonne surprise dans le style électoral WTF !!

Pour Conclure

8

sur 10

Not a hero, est un très bon jeu. Difficile, nerveux violent, laissant la part belle à l’improvisation, dans un level design très bien étudié au charme pixélisé indéniable, le tout arrosé d’une bande originale au petit oignon.