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[Série TV] Master of None : une série qui porte bien son nom

[Série TV] Master of None : une série qui porte bien son nom
Camorra

Après avoir passé près de 24 heures en position fœtale devant BFMTV, après avoir tenté une excursion dehors, dans la vie réelle, celle où des gens sont vraiment morts, à deux pas de chez moi, après avoir donné mon sang, déposé une bougie Place de la République, pris en photo la fresque « Fluctuat Nec Mergitur », que me restait-il à faire en ce funeste week-end ? Voir des amis, de vraies personnes en vie ? Non, décidément pas d’humeur sociale, ces moments je préfère les vivre seule. Retourner devant BFMTV ? Non, décidément, j’ai eu ma dose de violence.

Ne me restait plus que l’option « série », mais là encore, que choisir ? J’ai bien quelques épisodes de Gotham en retard mais non, pas de violence on a dit. Perplexité donc devant ma sériethèque, moi qui cherchais une série sans la moindre once de violence, sans le moindre coup de feu, je me suis rendue compte que je n’avais rien qui rentrait dans cette case. Vas pour une nouvelle série alors, vas pour Master of none, c’est humoristique, c’est Netflix, ça va te changer les idées et puis il a une bonne tête Ansari.

 

Bande-annonce

 

Synopsis

Nous suivons le quotidien de Dev, trentenaire un peu paumé qui essaie de percer dans le cinéma. C’est tout.

 

 

Analysons ce synopsis de plus près…

 

Quotidien

Nous suivons le QUOTIDIEN de Dev, bon, même mon quotidien est plus palpitant ! C’est sûrement ce qu’ils voulaient dire par « Master of none« , « le maître de rien », sauf que là ils ont poussé le bouchon un peu trop loin Maurice.

Plutôt paradoxal pour une série qui aborde tout plein de thèmes, plutôt intéressants qui plus est… Vraiment ça aurait pu être cool de parler de tous ces sujets de société à travers quelqu’un qui nous ressemble. Sauf que non. Raté. Tout est plat, de l’humour au jeu d’acteur d’Aziz Ansari… Je m’attendais à quelque-chose de tellement plus déjanté, avec tellement plus de personnalité, je m’attendais à du Netflix.

 

 

Trentenaire

Nous suivons le quotidien de Dev, TRENTENAIRE. Certes, notre bonne vieille génération de trentenaires est grosse consommatrice de séries et il faut la chouchouter avec des programmes sur mesure, mais d’ici à nous rappeler toutes les 5 minutes que :

1) On vieillit
2) Nous ne sommes qu’une variable dans leur plan de com, des consommateurs des plus basiques

C’est relou. Arrêtez de faire des séries débiles pour teenagers à base de vampires sexy, arrêtez de faire des séries pour trentenaires sur des trentenaires qui n’ont rien d’autre à faire que de se poser des questions existentielles, arrêtez ces séries pré-formatées et pleines de clichés, j’ose espérer que notre génération vaut mieux que ça 😉

 

 

Un peu paumé

Dev, trentenaire UN PEU PAUMÉ. Difficile de s’identifier à un personnage aussi insipide… Et sans aller jusqu’à s’identifier, nous pourrions au moins ressentir de la sympathie pour lui… Mais non décidément je n’y arrive pas, il n’a même pas le mérite de m’agacer, je n’ai pas envie d’en savoir plus sur lui ni d’écouter ce qu’il a à dire… Et c’est bien dommage, parce-que Master of none a beaucoup de choses à dire : on y parle des couples mixtes, de relations parentales, de la place des personnes âgées au sein de la société, de racisme, de harcèlement de rue, de féminisme, de relations de couple, de crise de la trentaine, de pression sociale… Et surtout, de cinéma !

 

 

Cinéma

Dev essaie de percer dans le CINÉMA. A l’instar de Bojack Horseman, on sent une revanche des scénaristes sur Hollywood, ils jouissent d’une liberté étendue chez Netflix et le font sentir 😉

D’ailleurs, Aziz Ansari ne se contente pas d’être l’acteur principal de la série, il en est surtout le créateur, il est évident que les problèmes auxquels Dev est confronté ont été les siens (notamment tout ce qui est lié aux rôles des Indiens au cinéma et à la place de cette communauté aux États-Unis). C’est louable, ceci dit, de vouloir aborder un sujet qui tient à cœur, égocentrique quand on en est également l’auteur principal, mais louable.

Parmi tous les thèmes abordés (et souvent avec brio) c’est celui qui prend le plus de place et qui est le plus intéressant parce-qu’il est justement celui qui est le plus éloigné de notre quotidien.

Je ne sais pas vous mais moi si je vais au cinéma et que je regarde des séries ce n’est pas pour voir ma vie de tous les jours. Master of none donc n’avait pas tellement de chances de me plaire après réflexion 😉 mais il y a tout de même des chances que vous y trouviez votre compte, après tout les critiques sont toutes enthousiastes.

Oh et la bande son est super.

Pour Conclure

5.5

sur 10

Je ne vois pas ce que tout le monde trouve à Master of none. Je l'ai trouvée plate à crever, les acteurs vont du sur-jeu et sous-jeu sais jamais trouver le ton juste et je n'ai y pas vu de réel intérêt, ni d'humour d'ailleurs. Nous sommes loin des How I met your mother et autres Big Bang Theory !