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10 Commentaires

Rétro-Test : Comix Zone sur Megadrive

Rétro-Test : Comix Zone sur Megadrive
Bastien

Comme chaque mercredi voici le nouveau Rétro-Test de Bastien ! Cette fois-ci c’est Comix Zone sur Megadrive qui passe sur le banc d’essai. Encore merci à lui pour tout ces beaux tests 🙂

Si certains jeux vidéo devaient se comparer à des références bibliques, nul doute que Comix Zone ferait partie de ceux qui s’apparentent au « chemin de croix ».

 

Nous sommes en 1995, la Méga Drive arrive à bout de souffle. La Playstation de Sony, sortie quelques mois auparavant au Japon est en train de révolutionner le monde du jeu vidéo tel un rouleau compresseur et par la même occasion, casse les dogmes pré-établis de la quasi-totalité des jeux sortis jusqu’à lors, et ce, peut importe la plateforme.

 

Et ce qui justement aurait pu faire de Comix Zone un jeu d’exception s’il était sorti plus tôt, va en fait le desservir au regard des productions disponibles à la concurrence.

 

Car jusqu’à l’ère Playstation, le cahier des charges d’un jeu vidéo était somme toute assez simple (chacun jugera de la pertinence de ce constat, naturellement) : Le jeu – par la volonté des développeurs ou par manque de moyens, c’est selon – devait avoir une durée de vie courte, devait être graphiquement correct et disposer si possible d’une bande son de qualité pour pouvoir se vendre.

 

Hmm… Sauf que dorénavant en face nous avons des jeux en vrai 3D, sur CD, et avec lui la possibilité d’avoir des jeux plus longs, plus beaux, avec une bande son de qualité digitale et aussi et surtout, la possibilité de sauvegarder sa progression !

Exit donc les cartouches, exit la 2D, exit les musiques .mid, exit les durées de vie faméliques…. Et pourtant c’est bien encore cela que Comix Zone va nous proposer…

 

Le synopsis est simple, le personnage que vous dirigez, Sketch Turner (aucun lien avec Tina), est un dessinateur de bandes dessinées qui va se retrouver malgré lui plongé dans ses aventures. En effet, Mortus, principal méchant de cette BD, va prendre vie à la suite d’un étrange orage et décidera d’envoyer Sketch dans la BD afin de lui faire du mal. Oui je sais, c’est assez gnian gnian comme histoire mais que voulez-vous….

 

 

Partant de ce postulat, l’aventure peut commencer. L’idée est d’arriver à la fin de la BD et de casser du méchant mutant pendant tout le jeu (Mortus aura d’ailleurs la gentillesse de vous en dessiner en temps réel). On sera accessoirement aidé par Roadkill, le rat de Sketch, rat qui a manifestement été issu d’un clonage avec une anguille car il est capable d’envoyer des décharges électriques ?! Enfin c’est l’effet que cela donne à l’écran… (je crois effectivement qu’il était temps de passer à autre chose, la Méga Drive ne permettait décidément plus aux développeurs d’avoir les idées claires…)

 

Roadkill reste néanmoins un atout dans votre manche pour cette aventure car il vous permet d’accéder à des mécanismes hors d’atteinte ou de résoudre certaines énigmes pas franchement difficile au demeurant.

 

Graphiquement, le concept de l’aventure au sein d’une BD est très bien servi. On avance de case en case, les transitions entre chaque case se font de manière très fluide et on a vraiment l’impression d’être le héros de la BD ! Sans doute l’un des jeux Mega Drive les plus aboutis graphiquement, le jeu se targuant en même temps d’être l’un des plus beaux beat’em all de la console (en fin de vie de la console, ce n’est pas dommage me direz-vous et vous aurez raison !)

 

Niveau gameplay, nous restons sur une maniabilité assez classique, un bouton d’action, un bouton de saut, et un bouton d’utilisation d’objet de votre inventaire. Celui-ci pourra contenir jusqu’à 3 objets, citons parmi eux la dynamite (pour exploser les portes et les ennemis), les stéroïdes (pour retrouver un peu d’énergie), ou encore le poing de pierre (qui vous permettra de vous changer en super héros et de faire un coup type « onde de choc » qui balaiera tout les ennemis présent à l’écran).

 

La bande son – assez grunge – est vraiment de très bonne facture, ceci peut être expliqué par le fait que son compositeur, Howard Drossin, est responsable de certaines OST de films comme Danny The Dog ou Blade Trinity, mais aussi de jeux vidéo comme Sonic 3, Vigilante 8, Baldur’s Gate II ou plus récemment Afro Samurai.

 

Ainsi, tout serait rose dans Comix Zone ? Pas vraiment. Car il est un gros point noir dans ce jeu qui à mon sens relève du rédhibitoire : la difficulté outrageusement élevée !

 

 

Qui ne pesterait pas contre un jeu qui n’offre aucune sauvegarde ? Aucun système de mot de passe ? Aucun « continue » ? ET QU’UNE SEULE P#¤%@§ DE VIE ??? Personnellement, j’en connais des jeux, et celui-ci est le seul que je connaisse, toutes consoles confondues, à rassembler tous ces points négatifs….

 

Alors certes, Comix Zone est très court, à en voir le récapitulatif de l’avancement du jeu à chaque fin de niveau, je pense que l’on pourrait tabler sur 2-3h si la difficulté était normale…. Mais là ? Franchement, crever au deuxième niveau d’un jeu qui en compte visiblement 7 ou 8, c’est un peu abusé non ?

 

 

Et niveau abus, les exemples ne manquent pas : pour avancer, vous devrez parfois comme je le disais plus haut, détruire des portes ou autres accès. Si vous avez de la dynamite, tant mieux pour vous, vous pourrez faire exploser l’accès, sinon vous devrez y aller à mains nues…. Car de la dynamite (comme n’importe quel autre objet de votre inventaire d’ailleurs), on en trouve de manière très sporadique dans ce jeu. Le problème c’est que si vous y allez à mains nues, vous perdrez de l’énergie !!! Depuis quand se doit-on de perdre de l’énergie pour pouvoir passer une porte ?!! Hallucinant de médiocrité…

 

Conclusion : Même s’il est très bien réalisé et que le concept de se balader dans une BD est intéressant, Comix Zone reste un de ces jeux auxquels on rêvait de jouer à l’époque, mais qui au final laisse un goût amer dans la bouche une fois que l’on y a goûté. La beauté d’un jeu ne fait pas tout, et aussi beau fût-il, il n’en reste pas moins un jeu très compliqué – ce n’est que mon avis, naturellement -, et c’est cette difficulté qui plombe la note que je lui donne. Mon prochain rêve : que Comix Zone 2 fasse son « revival » – un peu plus accessible cette fois – sur Xbox 360, PS3 et Wii U !

 

Ma note : 14/20

 

  • J’ai eu le plaisir l’avoir grace a mon abonnement + sur le Playstation Store, c’est le seul jeux qui me faire repetter toujours la meme phrase (Putin qu’il est dur)

  • Merci Julsa pour ce test !

  • Eh bien je n’avais jamais entendu parlé de ce jeu avant la lecture de cet article, pourtant, la megadrive, je l’avais bien parcouru en long et en large !

    • Comme quoi cette rubrique est utile 🙂

  • Il est vraiment chouette comme jeu, j’y avais un peu rejoué avec la collection Sega sur PS3, mais la je vais le refaire en entier avec le jeu sur le PSN+ 😉

  • Bastien

    Ravi que le test vous plaise, un autre arrivera lorsque je rentrerai de vacances ! ^^

  • c’est vrai que le coup de perdre de l’énergie contre le décor ça craint, après le mec fait des bon enchainements et pas forcement les mêmes, bien qu’il n’y ait qu’un bouton d’action.

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