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Un Commentaire

Test : Kid Icarus Uprising

Test : Kid Icarus Uprising
Negikun

Pour les plus jeunes qui ne connaissent pas encore la licence Kid Icarus, l’original date de 1987 sur NES. Le héros a été connu du publique lors de la sortie de Super Smash Bros Brawl sur Wii car ses capacités de vol et ses coups en font un personnage sympa à jouer.

Nintendo nous montre aujourd’hui que même avec une série qui date de 25 ans avec un gameplay simple, il est possible de créer un jeu original, moderne, mais à la fois nostalgique et dont la difficulté peut s’adapter selon les joueurs plus casual et les hardcore de l’époque. Masahiro Sakurai (créateur de Kirby et SSB) a sorti son jeu avec un peu de retard mais une fois la 3DS dans les mains on ne peut plus arrêter de jouer… (Ce qui explique pourquoi on a eu tant de mal à rédiger cet article ^^)

 

           

 

L’histoire peut paraitre banale au premier abord, mais les retournements de situations sont nombreux et au final vous ne saurez jamais si vous allez finir ou bien s’il va encore se passer des choses. Elle met en place Médusa, la reine des Enfers, n’a toujours pas digéré sa défaite face à Pit il y a 25 ans sur NES. Hadès décide alors de la ressusciter afin de lui permettre de se venger.
Nous sommes alors convoqué par la déesse Palutena, qui règne sur les Cieux et la Lumière afin d’aller voir ce qu’il se passe sur Terre et affronter Medusa à nouveau.
Pit est un personnage extrêmement charismatique, c’est un ange qui ne sait pas voler, assez naïf et insouciant, mais c’est aussi un guerrier courageux, déterminé, et qui vous ferra souvent rire avec ses réparties bien placées. Car en effet, il y aura de nombreuses chamailleries entre Pit, Palutena, et les différents intervenants que vous rencontrerez lors de l’aventure. Chacun ayant une personnalité propre, il y a des discussions parfois importantes pour aider le joueur, et d’autres complètement barrées !
Malheureusement c’est aussi un des seuls points faibles du jeu, car dans l’action il est parfois impossible de lire le dialogue ou bien de se concentrer sur les paroles qui sont en anglais. Le doublage est très réussi, c’est juste que le jeu peut vous proposer un challenge tellement élevé, qu’il vous demandera une attention constante sur ce qui se passe à l’écran. On notera aussi quelques clins d’œil sympas aux personnages originaux sur NES pour rappeler qui l’on affronte.

 

  

 

Les phases de jeu en mode aventure sont assez similaire. On commencera presque tous les niveaux par une phase aérienne qui durera au maximum 5 minutes, car au-delà de ce temps de vol offert par Palutena, les ailes de Pit bruleront. Tel un Starfox ou un Sin & Punishement vous traversez l’écran de part en part pour esquiver les tirs ennemis et vous tirez sur tout ce qui bouge. Il est possible d’utiliser une orbe de pouvoir afin d’éliminer toute présence ennemie, ces orbes se rechargeront au fur et à mesure. Le stylet permet de viser, le joystick de se déplacer et L sert à tirer, si vous arrêtez de tirer un moment le tir de Pit se charge pour faire de plus gros dégâts.
Vous arrivez alors à votre destination où s’enchaine une phase de tir à la 3ème personne.

 

  

 

Une fois à terre, le jeu propose une phase d’exploration. On garde toujours la possibilité de tirer avec L et se déplacer avec le stick, mais l’écran tactile lui sert à tourner la camera pour voir l’environnement et viser les ennemis. Il y a de nombreux passages à visiter avant d’arriver à l’affrontement contre le boss.
Ce qu’il faudra apprendre très vite, c’est le dash pour esquiver une attaque. Il vous suffit de pousser rapidement le stick dans une direction avec le bon timing. Mais cette technique sert aussi à attaquer car si vous tirez pendant un dash vous envoyez un gros tir qui fait bien mal, par contre à l’arrivé vous êtes en position fixe et faites une cible facile. Il faut donc utiliser cette astuce avec parcimonie pour faire un maximum de dégâts mais sans trop vous mettre à découvert. De plus, Pit ne peut courir indéfiniment, au bout d’un court laps de temps il fatigue et il faudra marcher si vous ne voulez pas être au milieu des ennemis à reprendre votre souffle sans pouvoir rien faire.
Le dash vous sauvera de nombreuses fois les fesses, mais c’est aussi un problème du jeu ! Lors de certains moments, vous devrez passer sur des plates-formes pas bien grandes, où il vous faudra pourtant avancer et esquiver des tirs. Il est vraiment rageant de tomber comme ça, surtout qu’en grande difficulté ça mange beaucoup de votre précieuse énergie.
Dans les niveaux vous trouverez des objets qui redonnent de la vie, des armes pour votre collection, des dons, des cœurs, et des véhicules originaux pour aider à passer certains passages.

 

  

 

Tel des achievements, il y aura un tableau des trésors, ou sera récapitulé les missions que vous avez réussies et celles qui vous reste à faire. Ce sont des défis plus ou moins compliqués, comme par exemple finir le niveau X avec telle arme, ou bien jouer 10 fois en local. Une fois ces missions accomplies vous gagnez des bonus et pourrez admirer une grande toile.
Ce qui propulse la durée de vie du jeu ce n’est pas forcement ces défis. C’est plutôt la possibilité donnée au joueur de pouvoir gérer la difficulté du niveau avant de commencer. Il faut sacrifier des cœurs (monnaie du jeu) pour pouvoir jouer en plus dur et parier sur notre succès. En contrepartie, les armes et les dons que l’on trouve seront bien plus puissants, de plus certaines zones ne sont accessibles qu’à un certain niveau de difficulté et bien sur le score et les cœurs gagnés seront bien plus conséquents. En cas de défaite, les cœurs misés sont perdus, le score divisé par deux, mais le joueur peut continuer avec une intensité qui baisse d’un cran.
La rejouabilité est alors incroyable, car il vous faudra refaire certains niveaux en plus dur afin de gagner certaines armes pour continuer l’aventure plus aisément pour bien encore refaire ce niveau de plus en plus dur pour gagner des armes toujours plus fortes.
Ce système de difficulté (comme on pouvait trouver dans Bastion) permet à tous de jouer et de finir le jeu quel que soit l’âge ou les capacités du joueur. Il faut juste ne pas avoir les yeux plus gros que le ventre car il est vrai que la difficulté monte très vite.

 

  

 

Comme si la durée de vie n’était pas encore assez conséquente, on rajoute encore le coté personnalisation de son équipement. Les dons ramassés dans les niveaux permettent au joueur, une fois équipé, de se soigner, d’améliorer son attaque, la portée de son arme, la précision, d’avoir un bouclier, d’infliger des malus, etc… Dans un espace type Tetris, il faudra les emboiter au mieux pour avoir un maximum de pouvoirs qui sied le mieux à votre style de jeu.
Du coté des armes, chacune a ses bonus, ses malus, son niveau, et sa puissance en tir et en combat rapproché. Il est alors proposé au joueur de fusionner certaines armes afin d’en faire des plus puissantes et essayer de combiner un style de combat qui vous plait, des bonus sympa, et une bonne puissance pour passer certains niveaux. Là encore il y en a pour des heures de jeu car il faut voir ce qui se combien le mieux avec quelle autre arme pour monter au mieux en puissance et c’est sans fin quand on a gagné beaucoup d’armes pendant l’aventure.

 

  

 

Enfin, si vous avez encore des doutes sur le temps de jeu que vous allez passer dessus, sachez qu’il existe aussi 2 modes de jeu multijoueur, un mode chacun pour soi à 6, et un jeu en équipe 3vs3 opposant la lumière aux ténèbres.
Vous pourrez prendre les armes et les dons durement acquis pendant le mode solo, mais attention, selon la puissance de votre arme vos ennemis gagneront plus de point en solo et vous perdrez plus vite en équipe.
En équipe, il faut abattre assez d’ennemis pour faire apparaitre un Pit (lumière ou ténèbres) et l’éliminer lui au plus vite pour gagner. Les maps sont idéalement pensées pour du multi, et au final vous pourrez encore passer des heures à jouer en ligne, avec ou contre vos amis (on peut rajouter des bots pour compléter).
Par contre en local il faudra que chacun ait son propre jeu pour jouer.

 

  

 

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en recevant le jeu, mais ça a été pendant plusieurs jours une DROGUE ! Kid Icarus Uprising est beau, sympa, rigolo, avec du défi, original et avec une durée de vie de folie…
L’équipe de Project Sora nous a produit une merveille, qu’il faut absolument posséder si vous avez une 3DS. D’ailleurs je crois que je vais greffer le jeu à ma console je ne veux plus jouer à rien d’autre !

Les quelques petits défauts me font rager à certains moments, mais sont vite oubliés car le jeu est vraiment prenant et on lui excuse tout !

 

Ma note : 18/20

 

Kid Icarus Uprising est un jeu 3DS disponible à 38,13€ frais de port compris.